L'impact des 'expats' dans les grandes villes espagnoles : qui sont-ils, pourquoi ils tendent le marché du logement et comment le voit le Ministère

Des sources du département d'Isabel Rodríguez expliquent à DEMÓCRATA que "il faut différencier entre ceux qui viennent en Espagne pour vivre temporairement et participer à la vie productive du pays, de ceux qui utilisent le logement comme actif financier".

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Un cartel que anuncia que se alquila una vivienda, a 16 de septiembre de 2025, en Madrid (España).  Ricardo Rubio - Europa Press

Un cartel que anuncia que se alquila una vivienda, a 16 de septiembre de 2025, en Madrid (España). Ricardo Rubio - Europa Press

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L'essor du télétravail international a également changé la façon dont certains étrangers s'installent en Espagne. Des professionnels qui conservent leur emploi dans des entreprises d'autres pays, mais décident de vivre à Madrid, Barcelone, Valence ou Malaga, peuvent accéder au marché immobilier avec des revenus supérieurs à ceux de bonne partie des travailleurs locaux. Le résultat est une pression supplémentaire sur des loyers qui font déjà face à une forte tension des prix.

Le phénomène est souvent regroupé sous un mot de plus en plus courant : ‘expat’, abréviation de expatriate. Le terme est utilisé pour décrire des personnes qui vivent en dehors de leur pays d'origine et, dans le contexte espagnol, il s'est particulièrement popularisé pour faire référence à des professionnels étrangers qui déplacent leur résidence pour le travail, le télétravail ou des raisons personnelles. Mais derrière cette étiquette se cachent des réalités différentes. Et cette distinction est particulièrement pertinente lorsqu'on analyse son impact sur le logement.

Des sources du Ministère du Logement et de l'Agenda Urbaine consultées par DEMÓCRATA différencient entre ceux qui arrivent en Espagne pour vivre temporairement et participer à l'activité économique du pays et ceux qui utilisent un logement principalement comme investissement.

“Lorsque nous parlons d'expats, il faut différencier entre ceux qui viennent en Espagne pour vivre temporairement et participer à la vie productive du pays, et ceux qui passent simplement quelques semaines de vacances et utilisent le logement comme actif financier”, soulignent ces sources.

La différence est importante car les deux profils peuvent avoir une capacité économique supérieure à celle des résidents locaux, mais leur relation avec le marché immobilier n'est pas la même.

Un salaire étranger pour un loyer espagnol

Un des éléments qui expliquent la pression que peuvent exercer ces travailleurs est la différence de revenus. Un professionnel qui travaille à distance pour une entreprise située dans un pays avec des salaires plus élevés peut transférer en Espagne son salaire sans nécessairement transférer ses références de dépenses. De cette manière, il concurrence pour un logement sur le même marché qu'un travailleur espagnol, mais avec une capacité de paiement potentiellement supérieure.

La conséquence est particulièrement visible dans certains quartiers et villes avec une forte présence internationale. Un logement qui était auparavant proposé pour environ 800 euros par mois peut passer à être annoncé pour des montants proches de 2.000 euros et trouver rapidement un locataire prêt à les payer.

Ce n'est pas que tous les étrangers qui arrivent en Espagne aient ce niveau de revenus ni qu'ils soient individuellement responsables de l'augmentation des prix de l'immobilier. L'effet apparaît lorsque un groupe avec une plus grande capacité d'achat se concentre sur un marché avec une offre limitée.

C'est précisément cette concentration territoriale que souligne le Ministère du Logement. “Les deux groupes ont généralement un pouvoir d'achat supérieur à celui des habitants autochtones, donc leur présence affecte le marché immobilier, surtout lorsqu'ils se concentrent dans certaines zones”, soulignent les sources du département d'Isabel Rodríguez consultées par ce journal

Madrid, Barcelone, Valence et Málaga, dans le viseur

Le phénomène est particulièrement visible dans les grandes villes et dans les destinations qui ont réussi à attirer des travailleurs internationaux, des nomades numériques, des professionnels détachés et des résidents temporaires.

Barcelone, Madrid, Valence et Málaga figurent parmi les principaux exemples de ce processus. Dans ces marchés, l'arrivée de personnes avec des salaires liés à des économies plus riches peut contribuer à augmenter la concurrence pour certains logements. Le problème apparaît lorsque cette augmentation de la demande n'est pas accompagnée d'une augmentation équivalente de l'offre.

La pression finit par se transférer à l'ensemble du marché, mais a des effets particulièrement pertinents sur ceux qui perçoivent leurs revenus en Espagne. Les travailleurs locaux peuvent être expulsés de certaines zones, contraints de chercher un logement plus loin de leurs lieux de travail ou de consacrer une proportion de plus en plus grande de leurs revenus au loyer.

C'est l'un des visages de la gentrification : des quartiers qui se transforment à mesure que des résidents avec une plus grande capacité économique arrivent et où les prix commencent à s'adapter à cette nouvelle demande.

Des loyers aux cafés à cinq euros

L'impact ne s'arrête pas au logement. L'arrivée de résidents internationaux avec un niveau de revenus élevé peut également modifier le tissu commercial de certains quartiers. Des commerces orientés vers un public avec des habitudes de consommation et une capacité de dépense différentes apparaissent, allant des établissements spécialisés aux cafés où un café peut atteindre cinq ou six euros.

Ce n'est pas une question mineure. Le changement du commerce est une autre des manifestations visibles de la transformation de certains quartiers : les commerces commencent à s'adapter au profil économique de ceux qui peuvent se permettre d'y vivre.

Le logement, cependant, est là où la transformation prend une plus grande importance car elle affecte directement la possibilité de rester dans le quartier.

‘Expat’ ou migrant ?

Le mot même ‘expat’ a aussi une dimension sociale. Au sens strict, expatrié est simplement celui qui vit en dehors de son pays. Il n'existe pas de catégorie juridique qui transforme une personne en ‘expat’ par rapport à une autre qui soit ‘migrant’. La différence réside fondamentalement dans l'usage social des deux termes.

‘Expat’ est généralement associé en Espagne à des professionnels étrangers, souvent originaires d'autres pays européens, qui se déplacent avec un emploi, des revenus élevés ou pour des raisons liées au style de vie. ‘Migrante’, en revanche, est habituellement utilisé pour décrire des mouvements de population beaucoup plus larges, y compris ceux motivés par la recherche d'emploi, le besoin économique ou la fuite des conflits.

La distinction peut s'avérer révélatrice car la situation économique de celui qui arrive conditionne en grande partie comment sa présence est perçue.

Un travailleur étranger avec un salaire élevé peut être présenté comme un professionnel international ou un ‘expat’, tandis qu'un autre étranger qui arrive à la recherche d'opportunités professionnelles est habituellement classé sous la catégorie de migrant.

Dans les deux cas, il s'agit de personnes qui vivent en dehors de leur pays d'origine. Ce qui change, c'est le contexte économique et social qui accompagne chaque déplacement.

Logement : la réponse que pose le Gouvernement

Le Ministère du Logement ne propose pas, du moins dans les réponses transmises à DEMÓCRATA, une solution basée spécifiquement sur la limitation de l'arrivée de ces travailleurs. Son diagnostic met l'accent sur l'augmentation de l'offre abordable et la régulation des différents usages du logement.

Pour ceux qui arrivent en Espagne pour résider temporairement et participent à l'activité productive, les sources du département considèrent fondamental de disposer de logements publics suffisants.

“La solution structurelle pour éviter qu'ils ne distordent le marché est de disposer d'un parc de logements publics qui fixe des prix abordables indépendamment du marché”, expliquent-ils. À cela s'ajoute une seconde question : les logements de saison.

La préoccupation du Ministère est que ceux qui arrivent pendant une période déterminée finissent par rivaliser pour le même parc résidentiel que les familles qui ont besoin d'un loyer à long terme.

“Il faut réguler correctement les logements de saison pour que les personnes qui se déplacent pour une période concrète ne monopolisent pas les loyers résidentiels, de plus longue durée, qui doivent être disponibles pour les familles”, soulignent les mêmes sources.

Le département défend également des mesures conjoncturelles dans les zones déclarées de marché tendu, comme le gel des prix des loyers, comme un outil pour contribuer à la stabilité.

L'autre ‘expat’ : le logement comme investissement

Le Ministère introduit une seconde catégorie qu'il considère particulièrement pertinente : ceux qui ne se déplacent pas réellement en Espagne pour vivre et travailler, mais qui utilisent le logement comme actif financier.

Dans ce cas, le problème est différent. Un logement qui reste vide ou qui est acquis à des fins purement spéculatives réduit l'offre disponible pour ceux qui cherchent une résidence.

Le Gouvernement a déjà transmis aux institutions européennes, selon les sources consultées, la nécessité de limiter les transactions à des fins purement spéculatives par des personnes qui n'ont pas l'intention de résider dans ces logements ni de les destiner à la location.

“Le Gouvernement a déjà élevé aux instances européennes la nécessité de limiter les transactions de logements à des fins purement spéculatives par des personnes qui ne vont jamais y résider ni les louer pour que d'autres le fassent”, abondent-ils.

La question ramène au même point : le problème n'est pas uniquement qui arrive, mais quel logement trouve, à quoi il est utilisé et combien d'offre reste disponible pour ceux qui ont besoin d'y vivre.

Un phénomène de plus dans une crise plus grande

Les ‘expats’ n'expliquent pas à eux seuls la hausse des prix de l'immobilier dans les grandes villes espagnoles. Leur impact dépend de la ville, du quartier, du type de logement et, surtout, de la relation entre l'offre et la demande.

Mais leur arrivée ajoute une nouvelle variable à un marché déjà tendu. Quand une personne avec des revenus liés à un autre pays concurrence pour un logement avec quelqu'un dont les revenus proviennent du marché du travail espagnol, la différence de pouvoir d'achat peut faire pencher la balance.

C'est pourquoi le phénomène a cessé d'être une question purement sociologique. L'expansion du télétravail international, la mobilité des travailleurs et l'attrait des villes espagnoles modifient qui peut se permettre de vivre dans certains quartiers et quel type de commerces survivent en eux.

La discussion, en fin de compte, ne devrait pas se réduire à savoir si les ‘expats’ sont bons ou mauvais pour les villes. La question que pose le phénomène est une autre : si les grandes villes espagnoles sont capables d'attirer des talents et une population internationale sans expulser du marché du logement ceux qui y vivent et y travaillent déjà.

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¿En qué estado se encuentra la regulación de los alojamientos de temporada en España y qué trámites legislativos están pendientes para su aprobación definitiva?

A agosto de 2026, la regulación estatal de los alojamientos/alquileres de temporada en España está en un punto intermedio: existe ya un marco parcial (sobre todo registral y de control de datos de corta duración), pero la gran reforma de fondo de la Ley de Arrendamientos Urbanos (LAU) para esta figura sigue sin aprobarse definitivamente. La clave es la Proposición de Ley 122/000136, aún en tramitación en el Congreso y políticamente muy condicionada por las mayorías parlamentarias.

1. Marco vigente: qué hay hoy en vigor

En el plano estatal, los alquileres de temporada se encuadran todavía en la LAU como arrendamientos para uso distinto de vivienda, combinados con normativa sectorial reciente:

  • La LAU distingue entre vivienda habitual (art. 2, con plazos mínimos y prórrogas obligatorias) y uso distinto (art. 3), donde encajan muchos contratos de temporada. Esta zona gris es la que ha permitido que una parte del mercado utilice el “temporal” para eludir las garantías de la vivienda habitual.
  • El Gobierno ha desarrollado el Real Decreto 1312/2024, de 23 de diciembre, que crea el Registro Único de Arrendamientos y la Ventanilla Única Digital de Arrendamientos para los alojamientos de corta duración, aplicable tanto a estancias turísticas como no turísticas. Las resoluciones de la Dirección General de Seguridad Jurídica y Fe Pública publicadas en el BOE en 2025‑2026 aplican ya ese decreto y dejan claro que:
    • Se considera “alojamiento de corta duración” el arrendamiento por un período breve, turístico o no, al que es aplicable la regulación del arrendamiento de temporada del art. 3.2 LAU.
    • Para poder explotar legalmente estos alojamientos es necesario obtener número de registro único, y los registradores pueden denegarlo cuando el uso choca con estatutos de comunidades de propietarios o con normativa urbanística/turística autonómica.
  • Además, existe un grupo de trabajo sobre alquiler de temporada previsto en la Ley 12/2023 por el derecho a la vivienda. Según las notas del Ministerio de Vivienda (nota del 03/07/2024 y 23/09/2024), el objetivo es “reforzar la causalidad” de estos contratos y evitar el fraude de ley.

Paralelamente, varias comunidades autónomas han aprobado normas propias sobre vivienda turística y estancias temporales. El caso más avanzado es Cataluña, donde la Ley de medidas en materia de vivienda y urbanismo, en vigor desde el 2 de enero de 2026, regula ya específicamente los alquileres de temporada y por habitaciones y los somete a topes de precio incluso cuando la duración es limitada (Demócrata, 02/01/2026).

2. La Proposición de Ley 122/000136: contenido y situación

El eje de la futura regulación estatal de los alquileres de temporada es la Proposición de Ley para la regulación de los contratos de alquiler temporales y alquiler de habitaciones (núm. 122/000136), impulsada por Sumar, ERC, EH Bildu, Podemos, BNG y el grupo republicano. Según la ficha parlamentaria:

  • Fue tomada en consideración por el Pleno del Congreso el 17/12/2024 (nota oficial del Congreso).
  • Se abrió y cerró el plazo de enmiendas en 2025; el 21/05/2025 finalizó el periodo de presentación de enmiendas y en noviembre de 2025 se reunió la ponencia de la Comisión de Vivienda para trabajar el informe.
  • El texto está en tramitación, con avocación al Pleno confirmada el 03/12/2025, pero su avance se ha visto repetidamente bloqueado por la posición de Junts, según diversas crónicas parlamentarias de Demócrata.

En cuanto al contenido, la proposición de ley introduce cambios profundos en la LAU:

  • Redefine el art. 2 LAU para incluir en el “arrendamiento de vivienda” los alquileres temporales, siempre que satisfagan una necesidad provisional de alojamiento; si no se acredita de forma precisa la causa y su conexión con la duración, el contrato se reputa vivienda habitual.
  • Modifica el art. 3.2 para sacar los temporales del cajón de “uso distinto de vivienda” y evitar su uso para esquivar límites de precio y prórrogas.
  • Crea un art. 9 bis fijando una duración máxima del contrato temporal (la versión original habla de hasta 9 meses; las enmiendas del PSOE plantean extenderlo a 12 meses con ciertas condiciones), con presunción de vivienda habitual si se supera ese plazo o se encadenan contratos.
  • Refuerza las obligaciones del arrendador (art. 21 bis) y limita la garantía adicional a una mensualidad en los temporales, además de introducir una disposición adicional sobre prevalencia de normativa autonómica donde exista.

En síntesis, la ley pretende equiparar en gran medida los derechos del inquilino temporal a los de vivienda habitual, cerrando la “vía de escape” que hoy suponen los contratos de temporada y por habitaciones para eludir la Ley de Vivienda y los topes en zonas tensionadas.

3. Trámites pendientes para la aprobación definitiva

A día de hoy, para que exista una regulación estatal plenamente cerrada de los alojamientos de temporada basada en esta proposición de ley, faltan aún varios pasos:

  • En el Congreso:
    • Culminar el trabajo de la ponencia (redacción del informe con base en el texto y las enmiendas).
    • Debate y aprobación del dictamen en la Comisión de Vivienda; si se mantiene la avocación, el dictamen pasaría luego al Pleno para una última votación.
  • En el Senado:
    • Remisión del texto aprobado por el Congreso, tramitación en comisión y Pleno del Senado y, en su caso, aprobación con o sin enmiendas.
    • Si el Senado introduce cambios, segunda vuelta en el Congreso para aceptar o rechazar las modificaciones.
  • Sanción, promulgación y publicación en el BOE, momento a partir del cual entraría en vigor en la fecha fijada en su disposición final.

En paralelo, el Gobierno y Sumar han anunciado en julio de 2026 un nuevo real decreto‑ley de alquileres que incluiría también regulación de contratos de temporada y por habitaciones (Demócrata, 22/07/2026). Ese decreto:

  • Debe primero aprobarse en Consejo de Ministros y publicarse en el BOE.
  • Y después ser convalidado por el Congreso; sin convalidación, decaería, como ya ocurrió con el anterior decreto de alquileres en abril de 2026.

Hasta que alguno de estos dos caminos (ley ordinaria o nuevo decreto‑ley convalidado) se complete, la situación es la siguiente: existe un andamiaje registral y de control de datos ya vigente para alojamientos de corta duración (incluidos muchos de temporada), un intenso debate político y técnico sobre la causalidad y la duración de estos contratos, y una reforma de la LAU en fase avanzada pero no culminada. La “aprobación definitiva” de un régimen estatal específico para los alojamientos de temporada sigue, por tanto, pendiente de esas mayorías parlamentarias.

¿Cuáles son las competencias del Ministerio de Vivienda y Agenda Urbana en materia de regulación del mercado de alquiler según la legislación española?

Según la legislación española reciente, el Ministerio de Vivienda y Agenda Urbana (MIVAU) tiene un papel central en la regulación del mercado de alquiler, pero siempre dentro de un marco de competencias compartidas con las comunidades autónomas y los ayuntamientos. Sus funciones se concentran en la regulación básica estatal, la definición de instrumentos de control de precios y datos, la planificación de programas de ayudas y la coordinación interadministrativa.

1. Marco general de competencias estatales en vivienda

El Real Decreto 208/2024, que desarrolla la estructura orgánica del MIVAU, atribuye al ministerio la propuesta y ejecución de la política del Gobierno relativa al acceso a la vivienda, con el fin de garantizar el derecho constitucional a una vivienda digna y adecuada. Esta función se concreta en:

  • Diseñar la política estatal de vivienda y de alquiler asequible.
  • Impulsar la ampliación del parque público y asequible, en particular mediante SEPES y la nueva Entidad Pública de Vivienda y Suelo (Plan de Vivienda para el Alquiler Asequible, PVAA), según la Orden PJC/785/2025 (BOE).
  • Canalizar recursos presupuestarios estatales hacia estas políticas.
2. Regulación básica del alquiler y control de precios

La Ley 12/2023, de 24 de mayo, por el derecho a la vivienda, configura la vivienda como derecho y habilita al Estado para fijar las condiciones básicas comunes. A partir de esta ley, el MIVAU asume, en materia de alquiler:

  • La gestión del Sistema Estatal de Referencia del Precio del Alquiler de Vivienda (SERPAVI) y de otros índices de referencia. La Resolución de 29 de septiembre de 2025 de la Secretaría de Estado de Vivienda actualiza el sistema de índices de referencia a efectos del art. 17.7 de la Ley de Arrendamientos Urbanos (BOE).
  • La publicación oficial de las zonas de mercado residencial tensionado que proponen las comunidades autónomas, de acuerdo con el art. 18 de la Ley 12/2023. Ejemplo: Resolución de 28 de julio de 2025 sobre zonas tensionadas del segundo trimestre de 2025 (BOE).
  • El desarrollo de instrumentos técnicos y metodologías para aplicar los límites de rentas (actualización de índices, integración de nuevas provincias, etc.), como refleja la resolución sobre la integración de datos de Guipúzcoa en el índice estatal SERPAVI, citada por el propio ministerio en notas y noticias.

En la práctica, la Ley de Vivienda “pone a disposición” de las comunidades autónomas herramientas para contener los precios del alquiler en zonas tensionadas, pero el MIVAU diseña y mantiene el armazón técnico y normativo estatal sobre el que se apoyan dichas decisiones.

3. Planificación y gestión de programas de ayudas al alquiler

El MIVAU tiene también competencias destacadas en la planificación y financiación de políticas de apoyo al alquiler:

  • Elaboración y propuesta del Plan Estatal de Vivienda (actualmente 2026‑2030), que fija programas de ayudas al alquiler, movilización de vivienda vacía, rehabilitación y alquiler asequible, tal y como recogen las notas oficiales del Gobierno sobre el plan y su tramitación.
  • Negociación y firma de convenios con SEPES, ICO y comunidades autónomas para financiar promoción de vivienda social y de alquiler asequible (adendas al convenio ICO‑MIVAU para la “facilidad para promoción de vivienda social”, por ejemplo en la Resolución de 30 de mayo de 2025 –BOE–).
  • Definición de criterios estatales para la movilización de vivienda pública y de activos como los de SAREB hacia el alquiler asequible, y su reasignación a SEPES, según la Orden PJC/784/2025 (BOE).
4. Observación, datos y coordinación del mercado de alquiler

Otra vertiente competencial relevante es la observación y supervisión del mercado:

  • Recoger y explotar datos de contratos de arrendamiento para alimentar el SERPAVI y otros índices de referencia de precios, como se detalla en las resoluciones estatales sobre actualización de índices.
  • Publicar estadísticas oficiales y resoluciones periódicas sobre el número de contratos, la evolución de rentas y el alcance de las zonas tensionadas, funciones que se realizan desde la Secretaría de Estado de Vivienda y Agenda Urbana.
  • Coordinarse con otros ministerios (Hacienda, Consumo, Economía) para articular medidas fiscales o de protección de consumidores ligadas al alquiler, utilizando los índices estatales como referencia (por ejemplo, en la comunicación gubernamental sobre la Ley 12/2023 explicada en esta nota de Moncloa).
5. Límites competenciales y papel de las CCAA

Todo ello se inserta en un reparto competencial donde las comunidades autónomas conservan la competencia principal en vivienda, urbanismo y ejecución de políticas de alquiler. La jurisprudencia reciente del Tribunal Supremo ha recordado, por ejemplo, que el Estado no puede imponer un registro estatal único obligatorio de alquileres de corta duración, anulando partes del Real Decreto 1312/2024, aunque sí avala la ventanilla única digital y la coordinación estadística.

En resumen, el Ministerio de Vivienda y Agenda Urbana no fija de forma directa todas las rentas ni gestiona el conjunto del mercado, pero la legislación le encomienda la regulación básica estatal (índices, zonas tensionadas, marco de derechos y obligaciones), la planificación y financiación de programas de alquiler asequible y la observación y coordinación del mercado, sobre los que luego actúan comunidades autónomas y entidades locales.

¿Qué requisitos legales existen actualmente para declarar una zona como mercado tensionado y aplicar medidas como la congelación de precios del alquiler?

En la normativa estatal vigente, la figura de la “zona de mercado residencial tensionado” se regula fundamentalmente en la Ley 12/2023, de 24 de mayo, por el derecho a la vivienda, especialmente en su artículo 18, y se coordina con la Ley de Arrendamientos Urbanos (LAU) y con normas fiscales e índices oficiales de precios (IRAV / sistema estatal de referencia).

1. ¿Quién puede declarar una zona tensionada y con qué alcance?

La Ley 12/2023 habilita a las comunidades autónomas y, en su caso, municipios (administraciones competentes en vivienda) para delimitar un ámbito territorial —municipio, distrito o parte de él— como zona de mercado residencial tensionado.

Esa declaración se hace siguiendo las reglas del art. 18.2 de la Ley 12/2023 y sirve para activar el paquete de medidas de control y contención de rentas previsto tanto en la propia Ley de Vivienda como en la LAU y en la normativa fiscal y de índices de referencia, según desarrollan, entre otras, la resolución de 28 de julio de 2025 de la Secretaría de Estado de Vivienda y las distintas órdenes autonómicas de declaración (por ejemplo, la de Errenteria en el País Vasco).

2. Requisitos materiales: cuándo puede declararse una zona tensionada

El artículo 18.3 de la Ley 12/2023 fija dos grandes criterios alternativos. Basta con que se cumpla uno de ellos:

  • Esfuerzo excesivo de los hogares: que la carga media del coste de hipoteca o alquiler, más gastos y suministros básicos, supere el 30 % de los ingresos medios o de la renta media de los hogares en ese ámbito.
  • Evolución anómala de los precios: que el precio de compra o alquiler de la vivienda haya crecido, en los cinco años anteriores a la declaración, un porcentaje acumulado al menos tres puntos por encima del IPC acumulado de la comunidad autónoma correspondiente.

La situación debe justificarse en una memoria técnica basada en datos objetivos (precios, rentas, dinámica demográfica, formación de hogares, etc.), tal como vienen haciendo las órdenes autonómicas de declaración que remiten expresamente al art. 18 de la Ley 12/2023.

3. Requisitos procedimentales

El art. 18.2 establece, entre otras, estas exigencias mínimas:

  • Procedimiento preparatorio para recabar información sobre el mercado residencial de la zona (niveles y distribución de precios, evolución, renta de los hogares, etc.).
  • Trámite de información pública, poniendo a disposición los estudios y datos que fundamentan la declaración.
  • Resolución motivada de la administración competente, que debe comunicar la declaración al Ministerio de Vivienda y Agenda Urbana para su incorporación a las resoluciones trimestrales de zonas tensionadas en el BOE.
  • Vigencia: la declaración dura tres años, prorrogables anualmente si se acredita que persisten las circunstancias y se justifican las medidas adoptadas. Esta regla figura en el propio art. 18.2.d) y se refleja en resoluciones estatales y autonómicas.
  • Plan específico de actuación (art. 18.4): la administración que declara la zona debe aprobar un plan de medidas para corregir los desequilibrios (incremento del parque público o asequible, ayudas, etc.), con calendario de ejecución.

4. ¿Qué medidas sobre el alquiler habilita la zona tensionada?

Declarar una zona tensionada no “congela” por sí sola los alquileres, pero es condición habilitante para aplicar varias formas de tope o congelación práctica de precios, recogidas en la Ley 12/2023, la LAU y la normativa de índices:

  • Limitación de rentas en nuevos contratos (art. 17.7 LAU modificado por la Ley 12/2023):
    • Si el arrendador es gran tenedor (definido en el art. 3 de la Ley 12/2023 y precisado en cada declaración), la renta del nuevo contrato en zona tensionada no puede superar el tope del Índice Estatal de Referencia para esa vivienda, ni los límites adicionales que marque la declaración.
    • Si es pequeño propietario, la renta del nuevo contrato suele quedar limitada, con carácter general, al precio del contrato anterior más el porcentaje máximo de actualización permitido, lo que en la práctica opera como una congelación o cuasi-congelación de la renta.
    • Para viviendas sin contrato de alquiler en los últimos cinco años, la declaración puede prever que el precio quede también topado por el Índice de Referencia.
  • Prórrogas extraordinarias obligatorias: la reforma de la LAU asociada a la Ley 12/2023 permite que, si la vivienda está en zona tensionada, el inquilino pueda solicitar una prórroga adicional de hasta tres años manteniendo, en esencia, las mismas condiciones económicas, reforzando así el efecto de “congelación” en la práctica.
  • Límites a la actualización anual: el marco estatal ha introducido un tope general a la actualización anual de las rentas (3 % en 2024 y, desde 2025, un nuevo índice de referencia definido por el INE), de aplicación en todo el territorio, pero que en zonas tensionadas se combina con los topes de inicio de contrato, endureciendo el resultado.
  • Obligaciones añadidas a grandes tenedores (arts. 11 y 19 Ley 12/2023): en zonas tensionadas se refuerza su deber de información a la Administración sobre uso, ocupación y precios de sus viviendas, lo que puede acompañarse de programas de colaboración para ampliar la oferta de alquiler asequible.
  • Incentivos y desincentivos fiscales: el régimen de reducciones en el IRPFbajada o moderación de la renta, reforzando la orientación a la contención de precios.

Sobre este marco estatal, las comunidades autónomas y los ayuntamientos pueden desarrollar medidas adicionales (por ejemplo, regulación de viviendas turísticas, programas de vivienda asequible, fiscalidad propia), siempre respetando los límites fijados por la legislación estatal y la jurisprudencia constitucional.

Jouer

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