La dirigeante politique et ex-candidate à la présidence de l'Équateur Luisa González a été arrêtée ce jeudi par les forces de sécurité équatoriennes, selon la dénonciation publique faite par l'ex-président Rafael Correa. Parallèlement, le Parquet général de l'État a confirmé que plusieurs arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une affaire ouverte pour des irrégularités présumées dans le financement politique et dans les dépenses électorales durant la campagne présidentielle de 2023.
"Ils ont arrêté Luisa González. Ça suffit !. L'Équateur vaincra", a indiqué l'ancien président dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, sans fournir pour l'instant d'informations supplémentaires sur la situation procédurale de l'ex-candidate ni sur les circonstances concrètes de son arrestation.
Dans un communiqué, le Parquet de l'Équateur a informé que des agents de la police ont exécuté des ordres d'arrestation dans les provinces de Pichincha et Manabí "contre trois personnes enquêtées pour leur présumée participation au délit de blanchiment d'argent". Néanmoins, l'organisme n'a pas révélé l'identité des arrêtés ni précisé si parmi eux se trouve González.
L'institution a détaillé que l'affaire se concentre sur "des irrégularités présumées dans le financement politique et les dépenses électorales en publicité durant la campagne présidentielle de 2023 pour des incohérences dans les contributions et l'origine licite des ressources", raison pour laquelle elle continue de recueillir des informations et de mener des diligences pour éclaircir le possible réseau de fonds illicites liés à l'activité électorale.