Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a réitéré ce mercredi que les plans pour favoriser l'émigration massive de Palestiniens depuis la bande de Gaza continuent dans un débat "constant", soulignant à nouveau que le gouvernement israélien soutiendra cette sortie "par tous les moyens".
Lors d'une conférence organisée par le journal israélien 'Yedioth Ahronoth' et son portail numérique, Ynet, le haut responsable a souligné que "il n'y a pas de solution réelle pour Gaza sans cette migration", tout en accusant le Mouvement de Résistance Islamique (Hamas) de "ne pas leur permettre de partir" et que "il n'y a aucun pays au monde qui les accueille".
Katz a rappelé que l'ancien président américain, Donald Trump, "a mis le sujet à l'ordre du jour" et a décrit comme "le grand problème" que "maintenant tous les pays doivent accueillir ces personnes". Il a ajouté que, s'il y avait finalement des États disposés à les recevoir, l'exécutif israélien "est organisé et prêt à les sortir de là par mer, par air, ou par tout moyen possible", selon le journal 'Times of Israel'.
Le ministre a ainsi fait allusion à la proposition formulée depuis la Maison Blanche en 2025, lorsque Trump a parlé de la possibilité de transférer une partie de la population palestinienne de la bande de Gaza vers d'autres pays comme l'Égypte ou la Jordanie. Bien que le dirigeant républicain ait finalement abandonné cette initiative peu après, Katz a maintenu que "le plan n'a pas été annulé" et que "il est constamment débattu, même maintenant", indiquant que Trump "l'a gelé" après les pressions de divers pays arabes.
Dans ce contexte, le responsable du portefeuille des Affaires étrangères israélien est allé plus loin et a assuré qu'environ "80%" des résidents de Gaza "veulent émigrer", faisant allusion à de supposées enquêtes qu'il n'a cependant pas détaillées.
Ces déclarations s'inscrivent dans la continuité des annonces précédentes concernant le "plan d'émigration volontaire de Gaza" que Katz défend depuis plusieurs mois, au point d'affirmer ce même mois de mai que ce plan serait appliqué "au moment et de la manière correcte".
Parallèlement, ce mercredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a souligné que le pays ne se retirera pas de la bande de Gaza. Il a indiqué qu'Israël maintient le contrôle d'environ 60% de l'enclave et a insisté sur le fait qu'il reste encore "du travail à faire" sur le terrain.
"Nous ne nous retirerons pas. Nous resterons sur cette ligne. Nous contrôlons 60 % de la bande, et il y a encore beaucoup à faire car nous éliminons les terroristes qui nous menacent", a déclaré dans un message diffusé sur les réseaux sociaux lors d'une visite du site, soulignant la continuité de l'opération israélienne dans la zone.