L'ancien président Juan Orlando Hernández fera face à un procès en liberté devant un tribunal ordinaire pour blanchiment et fraude.

Un tribunal ordinaire du Honduras jugera en liberté Juan Orlando Hernández pour blanchiment d'actifs et fraude, avec contrôle judiciaire et mesures cautélaires.

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La Justice du Honduras a décidé ce lundi que l'ancien président Juan Orlando Hernández soit jugé en liberté et devant un tribunal ordinaire, au lieu de la Cour Suprême comme cela avait été initialement prévu, pour les présumés délits de blanchiment d'argent et de fraude au détriment de l'État.

La résolution a été adoptée par le Tribunal Pénal en matière de Criminalité Organisée, Environnement et Corruption, qui a imposé comme mesures cautélaires l'interdiction de sortie du pays et que l'ancien président reste "sous la garde et la surveillance" de son équipe de défense, "devant rendre un rapport hebdomadaire sur sa condition", en plus d'une caution juratoire.

"Juan Orlando Hernández restera sous la garde et la surveillance de son équipe de défense, qui devra présenter un rapport hebdomadaire sur sa situation juridique", a indiqué devant les médias le porte-parole du Pouvoir Judiciaire, Carlos Silva, dans des déclarations recueillies par le quotidien 'El Heraldo'.

En ce qui concerne la caution juratoire, Silva a détaillé que "un acte devra être émis par les parties procédurales, où l'inculpé (...) devra prêter serment et indiquera qu'il va se soumettre au processus".

Selon ce qu'a informé le Pouvoir Judiciaire hondurien dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, l'audience initiale a été programmée pour le 12 août prochain dans la salle six du Tribunal de Sentences.

Ce organe juridictionnel ordinaire assumera la cause après que ce même lundi a été déclaré "sans lieu" le recours présenté vendredi dernier par la défense de Hernández, qui visait à maintenir le dossier à la Cour Suprême de Justice.

En octobre 2023, l'Unité Fiscale Spécialisée contre les Réseaux de Corruption du pays a intégré Hernández au dossier de l'affaire Pandora II, considérant qu'il figurait parmi les supposés bénéficiaires d'un réseau qui aurait détourné des fonds publics à des fins politico-électorales.

Concrètement, l'ancien gouvernant a été inculpé 'in absentia' par le Parquet de l'État le 11 octobre 2023 pour les délits de blanchiment d'argent et de fraude contre l'État, à la suite du présumé détournement de plus de 62 millions de lempiras (environ deux millions d'euros) pour financer sa campagne électorale de 2013, lorsqu'il s'est présenté pour la première fois comme candidat à la Présidence.

Hernández est revenu au Honduras le 26 juillet dernier, après une période de plus de quatre ans hors du pays depuis son extradition vers les États-Unis, sa condamnation ultérieure à 45 ans de prison pour trafic de drogue et le pardon qui lui a été accordé à la fin de l'année dernière par le président américain, Donald Trump.

La sentence, prononcée en juin 2024 après son arrestation deux ans plus tôt, a crédité ses liens avec des cartels de la drogue pour faciliter l'envoi de jusqu'à 400 tonnes de cocaïne à travers le Honduras à destination des États-Unis.

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