Téhéran a lancé ce dimanche un avertissement sérieux aux États-Unis : si Washington persiste dans son actuelle offensive économique et commerciale contre la République islamique, "pas une goutte" de pétrole ne sortira de la zone du golfe Persique.
"Si la guerre économique continue, pas une seule goutte de pétrole ne sera exportée ni par le détroit d'Ormuz ni par aucune autre partie du golfe Persique", a affirmé Ebrahim Rezaei, porte-parole de la Commission de la sécurité nationale du Parlement iranien et l'un des porte-parole iraniens les plus en vue en politique étrangère.
"L'Iran considérera comme un acte de guerre la participation de tout pays à la guerre économique des États-Unis contre le peuple iranien", a-t-il ajouté.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé le lancement d'une opération économique contre l'Iran, un "isolement à une échelle sans précédent" et a exhorté ses alliés à se joindre à l'initiative.
Pour sa part, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, a averti que la pression économique américaine contre l'Iran se transformera en "un boomerang" contre l'économie américaine elle-même.
"Importer de la viande congelée pour contrôler le prix de la viande ? D'accord, cela pourrait fonctionner. Mais quel est le plan pour les obligations ? Vont-ils importer des rendements congelés ? Pour le logement, vont-ils importer des acheteurs congelés ? Et pour résoudre les salaires, vont-ils émettre des fiches de paie congelées ?", a-t-il ironisé avec une image de quatre vignettes qui se termine par le boomerang lancé par Washington le frappant au visage.
Une politique étrangère "gelée et sans initiative" conduit à une économie "gelée et stagnante", a-t-il souligné. "La seule chose qui continue à bouger ? Le boomerang de l'Iran, qui revient pour les frapper au visage", a-t-il conclu.