L'Union européenne a réclamé ce vendredi à Israël d'intervenir sans délai pour mettre fin à la violence exercée par des colons contre la population palestinienne en Cisjordanie et a demandé que les responsables répondent devant la justice, tout en critiquant les dernières déclarations du ministre de la Sécurité nationale israélien, l'extrême droite Itamar Ben Gvir, sur Gaza.
Dans une déclaration diffusée par le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), les 27 ont attiré l'attention sur la situation dans la localité de Qusra, où plusieurs familles sont enfermées chez elles depuis plus d'une semaine en raison des agressions de colons.
Dans ce contexte, les institutions communautaires ont dénoncé la recrudescence des attaques menées par des colons extrémistes, qui incluent des actes d'intimidation et de harcèlement, des destructions de biens et des agressions physiques qui, selon Bruxelles, visent à forcer le départ des Palestiniens de leurs foyers.
"Les actes d'intimidation, de harcèlement, de destruction de biens et d'agressions physiques contre les Palestiniens, perpétrés pour les expulser de leurs foyers, doivent cesser immédiatement", a souligné le bloc européen, qui a rappelé qu'il a déjà condamné à plusieurs reprises ce type de violence.
Depuis Bruxelles, il a également été réitéré qu'Israël doit adopter des mesures fermes pour contenir ces attaques et s'assurer que leurs auteurs soient poursuivis. Dans ce sens, ils ont souligné que le droit international oblige Israël à garantir la protection de la population palestinienne dans les territoires occupés.
D'autre part, l'Union a exprimé "énergiquement" son rejet des récentes déclarations de Ben Gvir sur la situation dans la bande de Gaza, ainsi que des vidéos et images qui ont été diffusées par la suite sur Internet.
"L'utilisation d'un langage aussi offensant et incitatif est inacceptable et ne doit pas rester impunie", a averti l'UE, soulignant qu'il appartient au gouvernement israélien d'assumer sa responsabilité et de contenir ce type de rhétorique.
La déclaration communautaire met en lumière l'inquiétude de l'Union européenne tant pour l'escalade de la violence des colons en Cisjordanie que pour le discours des membres de l'exécutif israélien concernant Gaza, dans un contexte de tension croissante dans les territoires palestiniens.