Le gouvernement français a exprimé son ferme rejet de l'intervention des forces de sécurité iraniennes dans les installations du Centre de Langue Française de Téhéran et de la fermeture ultérieure de cet espace culturel dédié à l'enseignement du français, décision qui a conduit Paris à convoquer son ambassadeur dans la capitale iranienne.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le porte-parole du Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères de France a décrit l'action des autorités iraniennes comme "injustifiable et inacceptable" et a souligné que la France condamne ce qui s'est passé "dans les termes les plus énergiques possibles.
Le gouvernement français interprète cet épisode comme une nouvelle attaque contre la présence et les activités culturelles françaises en Iran, et le relie à l'agression survenue le mois dernier contre deux employés de l'Ambassade de France dans le pays.
Le Ministère a également alerté que la fermeture du centre aura des répercussions directes sur la population iranienne qui bénéficiait de ses services. Selon la diplomatie française, chaque année des milliers d'iraniens assistent aux cours de français offerts par cette institution.
Face à ce scénario, le gouvernement de France a annoncé qu'il prendra "les mesures appropriées" face aux actions des autorités iraniennes. Dans le cadre de cette réponse diplomatique, le ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères, Jean-Noël Barrot, a ordonné de convoquer l'ambassadeur de la République Islamique, qui devra se présenter au siège du Quai d'Orsay.