La Police de l'Inde a utilisé ce mardi des canons à eau pour dissoudre des centaines de manifestants qui, à nouveau, sont sortis dans les rues pour protester contre la fuite de questions d'examens d'accès à l'emploi public et dénoncer des irrégularités présumées dans le processus.
Les concentrations se sont principalement déroulées dans l'État du Bihar, dans le nord-est du pays, où les participants ont marché jusqu'à la résidence du gouverneur, Ata Hasnain, pour exiger l'annulation de ces tests après les informations sur de supposées fuites.
Les mobilisations ont été déclenchées après l'examen qui a eu lieu en décembre 2024, auquel plus de 300 000 candidats se sont présentés pour postuler à 2 000 postes qui ont finalement été attribués en juin, après deux phases de tests et un entretien personnel. Le gouvernement a rejeté depuis le début toutes ces accusations, bien qu'il ait ordonné de revoir les résultats dans l'un des centres où les examens ont été réalisés.
Les images diffusées par l'agence de presse ANI montrent des dizaines de personnes avançant entre les barricades policières juste avant que les agents ne commencent à utiliser les canons à eau pour disperser la marche.
Le ministre de l'Éducation, Mithilesh Tiwari, a indiqué que les autorités s'attaquent déjà aux réclamations des étudiants, bien qu'il n'ait pas donné plus de détails. Les manifestations précédentes ont conduit en juillet à la démission de son prédécesseur, Dharmendra Pradhan, considéré comme supposément responsable dans cet épisode de fuite de questions des examens d'accès à l'université.
Ces mobilisations étaient dirigées par Abhijeet Dipke, dirigeant du tout nouveau Parti Janta Cucaracha (un nom qui fait allusion à la formation du Premier ministre, Narentra Modi), qui a exprimé sa satisfaction après l'annonce de la démission du ministre.
Dans ce contexte, la formation a maintenant annoncé l'organisation d'une nouvelle protestation pacifique à New Delhi pour le mois prochain, dans le but de dénoncer ce qu'elle interprète comme l'échec du gouvernement fédéral à tenir les promesses faites après les premières manifestations.