Le président de la Junta d'Andalousie, Juanma Moreno, a profité de ce mercredi, Jour de Ceuta, pour transmettre son "soutien, affection et confiance" à la "ville sœur", dont il a souligné que "nous sommes profondément fiers de ce que vous faites, rendant la dignité à Ceuta et à l'ensemble de l'Espagne".
Dans un message diffusé sur le réseau social X et recueilli par Europa Press, dans lequel il apparaît avec un drapeau de Ceuta, Moreno a souligné que depuis Bruxelles, dans le cadre du Comité des Régions et Villes d'Europe, il s'engage à défendre que soit abordé le "grave problème" qui affecte Ceuta depuis la fin juillet, lorsque des milliers d'immigrants ont traversé la frontière.
"La cause de Ceuta est la cause de l'Andalousie et celle de toute l'Espagne", a souligné le dirigeant andalou, qui a réitéré sa détermination à "porter la voix d'une terre sœur au cœur de l'Europe". "Ensemble, nous défendons le retour à la normalité", a ajouté Moreno, dans un message de soutien à "tous les caballas".
Moreno prévoit de participer ce mercredi à la concentration convoquée devant le siège du Parlement européen à Bruxelles. Le PP a appelé à se mobiliser à partir de 12h00 sur les escaliers de l'entrée principale du Parlement européen, sur la place de Luxembourg, sur l'esplanade Simone Veil.
Plus tard, à 20h00, la Fédération espagnole des municipalités et provinces (FEMP) a promu une concentration devant les maisons de ville de tout le pays. L'appel bénéficie du soutien du PP et de Vox, tandis que le PSOE, Adelante Andalucía, Izquierda Unida (IU), Sumar et Podemos ont annoncé qu'ils ne se joindraient pas et ont exprimé leur rejet.
Le premier vice-président et conseiller à la Présidence, à la Santé et aux Urgences, Antonio Sanz, assistera à la protestation prévue devant la mairie de Séville, accompagné du deuxième vice-président et conseiller au Tourisme, à la Justice, à la Désréglementation et à l'Administration locale, Manuel Gavira.
Se déplaceront également à la concentration dans la capitale andalouse le conseiller à l'Université, à l'Industrie, à l'Énergie et à l'Innovation, Jorge Paradela, et la conseillère à la Culture, au Patrimoine historique et au Sport, Patricia del Pozo. Pour sa part, la troisième vice-présidente, conseillère à l'Économie, aux Finances et aux Fonds européens et porte-parole du gouvernement andalou, Carolina España, participera à l'acte convoqué à Malaga avec la conseillère à l'Emploi, à l'Entreprise et au Travail autonome, Rocío Blanco, et le conseiller à l'Aménagement et à la Mobilité, Mario Muñoz-Atanet.
De manière parallèle, la conseillère des Services Sociaux, des Familles et de l'Égalité, Loles López, assistera à la concentration fixée devant la Mairie de Huelva. Selon ce qu'a confirmé Europa Press, les maires de sept des huit capitales de province andalouses, toutes gouvernées par le PP, prévoient d'assister aux convocations organisées dans leurs respectives municipalités. Le seul qui s'est démarqué est le maire de Jaén, Julio Millán (PSOE), qui a refusé de se joindre en raison de "ne pas avoir le consensus des forces politiques".
Millán a insisté sur le fait qu'à la Mairie de Jaén, il n'est "entré nulle part, ni au niveau du courrier personnel, ni du courrier de la Mairie, ni de l'enregistrement municipal", "aucun type d'écrit" envoyé par la FEMP concernant cette convocation. En même temps, il a transmis "tout le soutien" de la ville au président de Ceuta face à la crise vécue au cours du dernier mois et a réclamé qu'il ne soit pas utilisé "par aucune institution, par aucun groupe politique pour opposer les Espagnols".
D'autre part, la présidente de la FEMP et maire de Jerez de la Frontera (Cádiz), María José García-Pelayo, a défendu que l'initiative "n'est pas une question politique" et a accusé les formations de gauche de "créer un débat ridicule". Face aux critiques concernant "le manque de consensus" autour de la convocation, García-Pelayo a souligné qu'il lui "a semblé inutile de lever le téléphone" pour consulter les différents groupes, comprenant qu'il s'agit "d'une question d'humanité et de bon sens".