Le ministre de la Politique Territoriale et de la Mémoire Démocratique, Ángel Víctor Torres, a souligné qu'il serait "inconcevable" qu'il existe "des Espagnols avec moins de droits que d'autres" en "2027, année des élections" --autonomiques, municipales et générales--, et a demandé à la Cour Suprême de "résoudre la situation le plus tôt possible".
Torres a souligné que l'ordonnance connue ce jeudi "affecte un grand nombre d'Espagnols" et a défendu que, dans l'intérêt de "l'intérêt général", il soit garanti la reconnaissance de la condition d'Espagnols "conformément aux procédures légalement prévues pour exercer les droits inhérents à cette condition", comme il l'a publié sur 'X' et a rapporté Europa Press.
Le titulaire de la Mémoire Démocratique a exprimé le soutien de l'Exécutif au vote particulier formulé par l'une des magistrates, en considérant que les mesures conservatoires décidées par la Haute Cour "comportent une limitation temporaire d'un droit fondamental".
Dans cette ligne, il a souligné que "personne ne peut présumer de l'intention de vote des Espagnols" ni "nier un droit aussi fondamental en démocratie que le vote". Torres a insisté sur le fait que le Gouvernement agira "comme il se doit" et "conformément aux mécanismes établis par la loi pour défendre un droit que tous les Espagnols ont".
D'autre part, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a attaqué le PP et Vox pour leur opposition à la loi connue sous le nom de loi des petits-enfants, les accusant de réduire des droits "sacrés" comme celui du suffrage, dans ce cas pour les "descendants de ces exilés espagnols qui sont aujourd'hui des nationaux".
Dans une vidéo diffusée ce jeudi sur ses réseaux sociaux, Bolaños a critiqué la suspension conservatoire du vote pour les personnes déjà inscrites sur le Registre Électoral des Résidents Absents (CERA) qui ont obtenu la nationalité par le biais de la dite "loi des petits-enfants", à la suite des recours introduits par Iustitia Europa et Vox.
Le ministre a affirmé que la droite et l'extrême droite "mettent en doute la démocratie" et contestent des lois de caractère social "parce qu'elles sont des extensions de droits".
"Chaque fois que la droite et l'extrême droite obtiennent quelque chose, ils nous montrent le bout de leur patte. Nous savons déjà ce qu'ils désirent, réduire des droits", a soutenu Bolaños dans la vidéo citée. "Dans ce cas, le plus sacré en démocratie, réduire le droit de certains Espagnols à pouvoir voter, à pouvoir choisir", a-t-il ajouté.
Enfin, Bolaños a souligné que l'Exécutif va "défendre l'égalité de tous les Espagnols" : "Si tu es espagnol, tu as le droit de voter, comme il est logique, comme le dit la Constitution".