Le Défenseur du peuple andalou a clôturé, en date du 16 octobre de 2022, la plainte d’office qu’il avait ouverte il y a deux ans afin d’analyser les ressources disponibles et les problèmes détectés dans la prise en charge sanitaire des personnes détenues dans les centres pénitentiaires de la communauté. La clôture du dossier intervient après avoir reçu la confirmation à la fois de la Secrétairerie générale des Institutions pénitentiaires et du Service andalou de santé (SAS), rattaché à la Consejería de Presidencia, Sanidad y Emergencias, selon laquelle se trouve « dans la phase finale » la procédure d’un accord de coopération entre le Ministère de l’Intérieur et la Junta de Andalucía.
Conformément au document de la Défense andalouse consulté par Europa Press, le personnel sanitaire des Institutions pénitentiaires (médecins, infirmiers et pharmaciens) aura accès aux dossiers médicaux numériques des personnes détenues, un accès qui sera « limité, unique et exclusivement, aux patients partagés pendant la période d’incarcération ou à d’autres situations conformes à la loi ».
En pratique, cela permettra de consulter le dossier médical complet dans le cadre de la prise en charge de la Médecine de premier recours et des soins spécialisés, y compris les résultats d’analyses, les examens d’imagerie et les traitements, entre autres données de prise en charge. « En outre, le personnel sanitaire des Institutions pénitentiaires aura la capacité d’effectuer des saisies dans le dossier médical des patients aux deux niveaux de la Médecine de premier recours et des soins spécialisés, y compris la gestion des agendas, l’envoi d’images aux hôpitaux de référence et l’intégration de rapports de santé ou de sortie à ces deux niveaux ».
Le Défenseur du peuple andalou considère que cette « interopérabilité » entre dossiers médicaux « garantirait une continuité des traitements et des suivis des personnes qui doivent entrer en prison sans que leur privation de liberté implique l’interruption de la prise en charge médicale dont elles ont besoin ».
Nonobstant, l’institution met en garde, dans sa résolution, « qu’au moment de la clôture de ce dossier, il ne nous est encore pas fait état de l’entrée en vigueur de l’accord », raison pour laquelle elle reste dans l’attente que la convention prenne effet.