Le Gouvernement donne son feu vert au nouveau RD qui régule les conditions de travail des résidents et fixe des gardes maximales de 17 heures

Le nouveau décret royal limite les gardes des résidents à 17 heures, renforce les temps de repos et améliore les salaires et la protection contre les risques professionnels.

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Le Conseil des ministres a donné ce mardi son feu vert à un nouveau décret royal qui modifie la relation de travail spéciale de Résidence pour la formation de spécialistes en Sciences de la Santé, avec lequel sont fixés des gardes allant jusqu’à 17 heures et sont augmentées les rémunérations du personnel en formation.

"La norme met à jour la relation de travail des médecins résidents et renforce les garanties concernant la journée de travail, le repos, les rémunérations et la protection de la santé", a souligné la ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations et porte-parole du Gouvernement, Elma Saiz, à propos du texte autorisé sur proposition du ministère de la Santé.

Avec la nouvelle réglementation, chaque garde aura un plafond de 17 heures et, lorsque la journée ordinaire et la garde s’enchaînent sans un minimum de 12 heures de repos entre les deux, elles seront comptabilisées comme un seul bloc qui ne pourra pas dépasser ces 17 heures. Ainsi, si avant la garde ont été effectuées sept heures de travail ordinaire, seules 10 heures de garde pourront être ajoutées et, ensuite, un repos d’au moins 12 heures devra être respecté avant de reprendre l’activité.

La journée ordinaire, quant à elle, ne pourra pas dépasser, en moyenne, 35 heures hebdomadaires sur chaque semestre, sauf si un accord, pacte ou convention établit un système de calcul différent. Chaque centre de santé organisera les tours de garde des résidents en fonction des objectifs pédagogiques et des compétences de leur programme de formation, et sera obligé de communiquer les horaires avec un minimum de deux mois d’avance.

Repos obligatoires et limites aux gardes

Le décret royal fixe un repos minimum de 12 heures consécutives entre les journées et de 24 heures ininterrompues de repos hebdomadaire, qui pourra être accumulé au repos quotidien lorsque cela s’applique. Ces périodes de repos seront obligatoires, effectives, inaliénables et non récupérables et, dans des cas justifiés, des repos alternatifs seront autorisés dans une période de référence maximale de 14 jours.

En ce qui concerne les gardes, de manière générale les résidents pourront effectuer jusqu’à quatre modules mensuels de 17 heures et, de façon exceptionnelle, un cinquième pourra être ajouté pour des raisons pédagogiques dûment justifiées, sans que cette extension puisse se fonder uniquement sur des besoins de soins ordinaires ou sur des déficits structurels d’effectifs.

Ainsi, il sera possible d’étendre de manière volontaire les gardes jusqu’à un maximum de sept modules par mois, toujours avec le consentement exprès et révocable du résident. En tout état de cause, la somme de la journée ordinaire et des gardes ne pourra pas dépasser 45 heures hebdomadaires de moyenne trimestrielle, et les centres devront disposer de systèmes d’enregistrement horaire accessibles afin que le personnel résident puisse vérifier le respect de ces limites.

Améliorations salariales et protection sociale

Dans le domaine de la rémunération, le texte établit que les résidents conserveront le salaire de base correspondant au personnel statutaire en fonction de la qualification requise et percevront un complément de formation calculé sur ce salaire, qui augmentera chaque année de Résidence. Ce complément sera, au minimum, de 18 pour cent la première année, de 28 pour cent la deuxième, de 38 pour cent la troisième, de 48 pour cent la quatrième et de 58 pour cent la cinquième, sans préjudice du fait que les services de santé puissent fixer des pourcentages supérieurs.

S’y ajoute le maintien du complément de prise en charge continue pour l’activité de soins réalisée en dehors de la journée ordinaire liée au parcours de formation et de la prime de Résidence dans les territoires où elle existe déjà. En outre, la norme garantit un complément de rémunération dans les situations d’incapacité temporaire, de congé pour naissance, adoption, garde en vue d’adoption ou placement familial, de risque pendant la grossesse et de risque pendant l’allaitement naturel. Pour son calcul, seront prises comme référence, au moins, les rémunérations perçues au cours des six mois précédant le début de la situation protégée.

Prévention des risques et calendrier d’application

Le décret royal renforce également la prévention des risques professionnels : les évaluations devront être actualisées, au minimum, tous les deux ans, avec une attention particulière aux risques psychosociaux, aux agressions et à l’impact des allongements de la journée de travail. Des mesures préventives sont envisagées, ainsi que le suivi et l’enquête sur des situations pouvant affecter la santé. Lorsque les services de prévention détectent des risques associés aux conditions du poste, il est prévu l’adaptation ou la mobilité pour raisons de santé, garantissant la continuité de la relation de travail, des rémunérations et la reconnaissance des périodes de formation déjà accomplies.

Le RD entrera en vigueur le jour suivant sa publication au Boletín Oficial del Estado (BOE). La partie relative à la journée sera applicable à partir du 1er septembre 2027 et la mise à jour du régime de rémunération à partir du 1er janvier. En outre, dans un délai maximum de six mois, le Consejo Interterritorial del Sistema Nacional de Salud (CISNS) devra étudier des critères homogènes pour fixer un supplément de résidence, en tenant compte de facteurs tels que le coût de la vie et du logement, l’insularité, la ruralité, la dispersion géographique et la difficulté à pourvoir des postes.

Enfin, le texte prévoit que, dans un délai de deux ans, le Gouvernement, avec la participation des Administrations des communautés autonomes et des villes autonomes de Ceuta et Melilla, évalue l’impact de la réforme sur les conditions de travail et la qualité de la formation des résidents.