Une des douze personnes arrêtées pour leur présumée participation à l'agression d'une patrouille militaire dans la zone de Benzú, à Ceuta, sera expulsée vers le Maroc pendant cinq ans après avoir été condamnée pour un délit d'attentat contre des agents de l'autorité.
Les accusés ont accepté une peine de deux ans de prison, que le tribunal a remplacée par l'expulsion du territoire espagnol, après l'accord atteint entre le Parquet et les défenses. La résolution judiciaire indique que les condamnés ont reconnu leur participation aux faits.
Le douzième arrêté ne s'est pas soumis à cet accord en niant son implication dans l'agression. Le tribunal a ordonné pour lui une détention provisoire en attendant la tenue d'un procès qui déterminera sa responsabilité.
L'agression de la patrouille militaire à Benzú
Les faits se sont produits dans la nuit de jeudi dans la zone de Benzú, lorsque un groupe de personnes aurait préparé une embuscade contre une patrouille de Réguliers qui circulait dans la zone.
Selon la résolution judiciaire, les condamnés ont attendu le passage d'un véhicule militaire et ont commencé à lancer des pierres contre la patrouille. En conséquence de l'attaque, quatre militaires ont été blessés.
Après l'incident, les forces de sécurité ont arrêté douze personnes pour leur présumée participation à l'agression.
L'accusé qui n'a pas accepté l'accord atteint par les autres a nié lors de sa déclaration avoir participé aux faits et a assuré qu'il dormait lorsqu'il a été arrêté. Face à ce refus, la procédure continuera par la voie ordinaire.
La tension à Ceuta après la crise migratoire
L'agression contre les militaires s'est produite au cours d'une semaine marquée par la tension à Ceuta après l'arrivée massive de migrants enregistrée à la fin de juillet et les manifestations citoyennes qui se sont déroulées dans la ville autonome.
Au cours des derniers jours, des mobilisations contre la gestion de la crise migratoire se sont succédé, qui ont débouché jeudi sur des incidents sur la plage du Trampolín, où plusieurs manifestants ont bloqué la distribution de nourriture de la Croix-Rouge et des dommages ont été causés aux structures utilisées comme refuge par certains migrants.
Le ministre de la Politique Territoriale et responsable du commandement unique pour la crise, Ángel Víctor Torres, avait réclamé ce même jour un message commun contre la violence et a demandé de garantir le travail des bénévoles de la Croix-Rouge.
Les autorités maintiennent déployés différents dispositifs de sécurité pendant que se poursuit la gestion des milliers de migrants qui restent dans la ville autonome après les entrées massives des 30 et 31 juillet.