Le parquet envisage d'enquêter sur les Anges de la nuit à València pour un possible délit de haine

Le Parquet de València étudie la possibilité d'enquêter sur les 'Anges de la nuit' pour leurs patrouilles à la Malva-rosa en raison d'un possible délit de haine.

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Le Parquet spécialisé dans les crimes de haine et la Mémoire Démocratique de València analyse l'ouverture de diligences d'enquête concernant les "patrouilles" du groupe qui se désigne sous le nom de 'Anges de la nuit', qui samedi dernier a commencé un parcours sur la plage de la Malva-rosa de València —et qui se fait de la publicité pour d'autres zones— avec l'objectif déclaré de "dissuader d'éventuelles situations conflictuelles" et "renforcer la sensation" de sécurité parmi les résidents.

Des sources du ministère public dans ce domaine, dirigé par la procureure Susana Gisbert, ont indiqué à Europa Press qu'il est étudié l'ouverture de diligences pour un possible crime de haine. La Police Nationale a déjà identifié trois membres du collectif, selon des sources de la Sous-délégation du Gouvernement.

Le premier parcours —diffusé par le parti Espagne 2000 sur ses réseaux sociaux— a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche sur la plage de la Malva-rosa. Dans cette publication, cette action de "patrouille" était défendue face à "l'inquiétude croissante concernant l'insécurité dans la zone, notamment en raison de la présence de groupes de jeunes d'origine maghrébine qui se concentraient dans différentes zones de la promenade maritime. Notre présence a contribué à dissuader d'éventuelles situations conflictuelles et à renforcer la sensation de sécurité parmi les voisins et les visiteurs".

Face à ces faits, le député de Compromís intégré dans le groupe parlementaire de Sumar au Congrès, Alberto Ibáñez, a enregistré une série de questions à la Chambre Basse concernant les actions du Ministère de l'Intérieur face à "l'impunité" avec laquelle opèrent ces "escouades fascistes", qui "essaient de se faire passer pour des groupes de voisins et voisines qui surveillent d'éventuelles situations d'insécurité dans leurs quartiers".

Dans ses écrits, Ibáñez détaille que les participants "sont vêtus de vêtements sombres et de gilets noirs avec des bandes réfléchissantes, simulant des uniformes officiels". "Bien qu'ils essaient de se faire passer pour des groupes de voisins et voisines qui surveillent d'éventuelles situations d'insécurité dans leurs quartiers, il s'agit en réalité de groupes fascistes parfaitement orchestrés qui s'attaquent à intimider des personnes immigrantes, principalement arabes, dans le but d'agiter le bruit de l'insécurité croissante sous le regard des résidents et des passants", expose-t-il.

Le député ajoute que la présence de ces "groupuscules remplit une fonction de fond consistant à remettre en question le modèle de justice et l'usage de la force d'un État démocratique". "Avec ces initiatives, il s'agit de générer un modèle de délivrance d'une prétendue justice parallèle à la démocratique et sans le contrôle démocratique qui peut être exercé sur les institutions, ainsi que de remettre en question l'action des institutions dans le maintien de la paix sociale", conclut le parlementaire.

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