La Commission pour la Récupération de la Mémoire Historique de La Corogne (CRMH) a de nouveau dénoncé la persistance de l'"opacité, des manquements légaux et de l'engagement réel envers la mémoire au Pazo de Meirás", situé dans la municipalité coruñesa de Sada, tant de la part de la Xunta que du Gouvernement central.
Dans une note envoyée aux médias, l'association détaille que, après la publication au Bulletin Officiel de l'État (BOE) le 14 août dernier de la résolution déclarant le bien comme Lieu de Mémoire, elle a enregistré auprès de la Secrétairerie d'État de la Mémoire Démocratique une demande formelle pour pouvoir consulter intégralement ce dossier.
"Passé déjà le cap du délai pour la formalisation du recours de réclamation contre la résolution mentionnée, l'État continue de ne pas faciliter à cette association l'accès au dossier administratif, dans un nouvel épisode d'opacité et de violation des droits", déplore l'entité, qui interprète cette situation comme un refus injustifié de l'information.
Parallèlement, la CRMH réclame des "explications" concernant la sortie de biens meubles du Pazo de Meirás liés à l'époque d'Emilia Pardo Bazán et à la dictature de Franco, et demande une "action sans délai" de la Xunta pour qu'elle respecte les obligations que lui impose la Loi sur le Patrimoine Culturel, en particulier "en matière de visite publique et de protection du bien d'intérêt culturel".
De plus, la Commission demande "transparence et engagement dans la défense de l'intérêt public" dans la procédure ouverte sur la liquidation de la possession de la propriété et presse pour la "mise à jour et la mise en œuvre" des commissions prévues dans le Protocole d'actions que l'État "a promu et signé au Pazo de Meirás il y a plus de six ans", considérant que son inactivité aggrave la situation d'indéfinition concernant l'avenir du pazo.