La Consejería de Medio Rural y Política Agraria a annoncé ce mercredi "FloraInvAS", une nouvelle plateforme conçue pour renforcer la connaissance, le suivi et la gestion des espèces de flore exotique envahissante présentes en Asturies, à travers la collecte systématique de données sur leur localisation et leur distribution sur le territoire.
Le directeur général de la Planification Agricole, Marcos da Rocha, et le directeur du Centre d'Alerte et de Contrôle des Ravageurs et des Espèces Envahissantes, Eloy Álvarez, ont été chargés de présenter cet outil numérique, promu par la Consejería avec le soutien de l'entreprise publique Société de Services du Principauté (Serpa).
La plateforme permettra de centraliser des informations sur des exemplaires et des populations des espèces répertoriées dans le Catalogue Espagnol des Espèces Exotiques Envahissantes. L'implication de la citoyenneté sera clé dans le développement du projet, car toute personne pourra communiquer la détection d'une espèce via le site web de FloraInvAS ou son application mobile, disponible pour les appareils Android et iOS.
Pour compléter un avis, il sera impératif de signaler l'emplacement exact et de joindre une ou plusieurs photographies qui facilitent la correcte identification de l'espèce observée.
De plus, FloraInvAS mettra à disposition du public des fiches avec des informations détaillées sur chaque espèce incluse dans le système et permettra au Principauté de disposer d'un référentiel actualisé sur sa présence et sa distribution. Cette banque de données servira à mieux planifier les actions et à déterminer à quel moment il est nécessaire d'appliquer des mesures de contrôle ou d'éradication.
DIX-HUIT ESPÈCES PRIORITAIRES
Dans cette première phase, l'outil intègre 18 espèces de flore envahissante sur lesquelles il est souhaité rassembler des informations prioritaires. Parmi elles se trouvent l'ailante (Ailanthus altissima), l'azolla (Azolla filiculoides), la plante des papillons (Buddleja davidii), l'ongle de chat (Carpobrotus acinaciformis et C. edulis), la fallopie (Fallopia japonica), la tradescantia (Tradescantia fluminensis) et l'herbe de la Pampa (Cortaderia selloana).
En ce qui concerne l'herbe de la Pampa, le travail est orienté de manière spéciale à localiser des exemplaires isolés ou de petits noyaux situés dans des zones où l'espèce n'est pas encore largement répandue, afin de permettre une intervention précoce qui aide à contenir son avancée.
Avec cet objectif, FloraInvAS définit une zone d'exclusion qui couvre une grande partie du nord et du centre des Asturies. Dans ces espaces, de nouvelles notifications de Cortaderia selloana ne seront pas acceptées via la plateforme, car il s'agit de zones où sa présence est largement constatée et son contrôle est abordé par des actions spécifiques.