Le PSPV a de nouveau chargé ce dimanche contre la gestion du Consell en avertissant qu'il a laissé inutilisés 29 millions d'euros réservés aux prestations de dépendance, alors que le nombre de personnes ayant le droit reconnu a augmenté de 12,47 pour cent au cours de la dernière année.
C'est ce qu'a souligné dans un communiqué la porte-parole des Services Sociaux du PSPV aux Les Corts, Silvia Gómez, qui a réclamé à la Generalitat de "respecter, payer à temps et affecter l'argent budgété à garantir des services sociaux de qualité et avec une couverture réelle".
Dans cette ligne, la députée socialiste a insisté sur le fait que les dépendants "ne peuvent plus être les victimes des comptes fictifs de la Generalitat" et a souligné que "ce sont les propres données officielles du Consell qui montrent qu'ils abandonnent les personnes dépendantes".
Selon ce qu'elle a dénoncé, "Le Parti Populaire s'occupe de gonfler les chiffres des dossiers résolus pour vendre de l'agilité, mais la réalité est qu'il reconnaît des droits sur le papier tout en laissant des millions d'euros destinés à les rendre effectifs non exécutés".
Gómez a précisé que le nombre de personnes bénéficiaires est passé de 172.857 à 194.415 au cours de la dernière année, ce qui représente 21.558 personnes de plus, tandis que l'exécution réelle a baissé de 372,98 à 343,84 millions d'euros, c'est-à-dire 29 millions de moins.
Pour la parlementaire, "il est inadmissible qu'il y ait 12,5 % de plus de personnes avec le droit reconnu et, en même temps, 29 millions d'euros de moins exécutés pour les prendre en charge".
La porte-parole socialiste des Services Sociaux a réitéré que "reconnaître un droit ne sert à rien si ensuite il n'est pas payé", et a demandé à Pérez Llorca de "laisser la propagande et de se concentrer sur la gestion".
Elle a également rappelé que "derrière chaque chiffre, il y a une personne et une famille qui a besoin d'une prestation et de soins, ce que nous exigeons est simple : que le Consell exécute les ressources qu'il budgète et garantisse que les droits reconnus soient des droits réels".