Les messages qui arrivent sur le mobile identifiés directement avec le nom d'une banque, d'une entreprise de messagerie, d'une clinique ou de toute autre société entrent ce mardi dans une nouvelle étape.
Depuis le 15 septembre, les opérateurs devront bloquer les SMS, MMS et RCS qui utilisent un alias commercial qui ne figure pas dans le registre créé par la Commission Nationale des Marchés et de la Concurrence. Ils devront également empêcher les messages avec des alias enregistrés lorsqu'ils proviennent de fournisseurs non autorisés à les utiliser.
Qu'est-ce qu'un alias de SMS
L'alias est le nom qui apparaît comme expéditeur du message au lieu d'un numéro de téléphone. Cela peut être le nom d'une banque, d'une entreprise, d'une administration ou d'une marque.
L'objectif du nouveau système est de rendre difficile pour un escroc de pouvoir introduire frauduleusement le nom d'une entreprise connue comme expéditeur d'un SMS.
À la date du 10 septembre, la CNMC comptabilisait 13.565 alias inscrits dans son registre.
Que se passera-t-il si une entreprise ne s'enregistre pas
Voici l'une des clés du changement : l'entreprise n'est pas complètement incapacitated pour envoyer des messages.
Elle pourra continuer à les envoyer, mais ne pourra pas les présenter en utilisant son alias commercial. C'est-à-dire que le message pourra arriver d'un numéro conventionnel au lieu d'apparaître automatiquement sous le nom de la marque. La CNMC permet d'enregistrer de nouveaux alias également après le 15 septembre.
Comment un utilisateur peut le vérifier
La CNMC dispose d'une consultation publique d'alias enregistrés qui permet de vérifier si un identifiant est inscrit et à qui il correspond.
Le système ajoute une barrière contre le smishing, mais ne rend pas tout SMS reçu infaillible. Les utilisateurs doivent continuer à se méfier des demandes inattendues de mots de passe, de clés bancaires ou de paiements et vérifier les liens avant de les utiliser.