Airbus a communiqué ce jeudi que le processus de médiation entre la société et les organisations syndicales est déjà en cours afin d'éviter la grève indéfinie convoquée pour le 24 août par CGT, UGT et ÚTIL.
Dans la note envoyée par l'entreprise, il est précisé que lors de cette première rencontre, les questions qui ont conduit à "la situation actuelle" sont abordées dans le but de "sauvegarder et valoriser tout le travail et les avancées" réalisés jusqu'à présent dans le cadre de la négociation collective.
La multinationale aéronautique a précisé qu'à sa demande, la prochaine réunion se tiendra le mardi 11 août, dans le but de constituer une table spécifique de dialogue sous la facilitation de la Fondation SIMA (Service Interconfédéral de Médiation et d'Arbitrage).
Selon les propres mots de l'entreprise, "Airbus a pour objectif de maintenir un dialogue sincère et d'aborder les préoccupations soulevées par le personnel [...] Cette table servira d'espace pour débattre de tous les sujets avec une totale transparence afin d'arriver à un accord entre toutes les parties".
Contexte du conflit du travail
Fin juillet, Airbus a choisi de recourir à une médiation professionnelle auprès du SIMA afin de rapprocher les positions et d'essayer de débloquer le conflit du travail en Espagne, après que 49,15 % du personnel ait rejeté le préaccord contre 45,95 % qui s'est montré favorable.
Ce préaccord prévoyait, entre autres aspects, une révision salariale de 12 % jusqu'en 2027 et le maintien des deux jours actuels de télétravail. Néanmoins, la société a souligné que ce texte ne va pas "disparaître", car à son avis, il recueille "des mois de travail et des avancées très significatives", et a réitéré qu'il sera "l'élément central" de la médiation.
Depuis le lundi 27 juillet, l'opération dans les usines d'Airbus Espagne est revenue à la normale après que le syndicat Sipa ait retiré la convocation de grève en considérant qu'il avait perdu la confiance du personnel pour ne pas avoir signé l'accord.
Ce document incluait une augmentation salariale générale de 5 % en 2026 et un autre 5 % en 2027, en plus d'un 0,5 % annuel destiné à RSI et un autre 0,5 % par an pour les promotions, ainsi qu'une prime de fin de cycle de 2.000 euros bruts et la mise en place d'un système de garantie salariale.