La société d'analyse Jefferies a de nouveau soutenu Aena en réitérant sa recommandation d'"achat" sur les titres du gestionnaire aéroportuaire, maintenant son prix cible à 29,50 euros par action.
Selon l'entité, la thèse d'investissement de la société reste pleinement valable grâce à sa solide position pour faire face à l'incertitude macroéconomique internationale et profiter de la demande de capacité dans le réseau des aéroports espagnols.
Malgré la réaction baissière du marché après la publication des comptes du deuxième trimestre, les experts attribuent ce mouvement au positionnement préalable des investisseurs et non aux fondamentaux du groupe, soulignant que l'inflation des coûts se comporte conformément aux prévisions.
Pour la seconde partie de l'année, Jefferies identifie comme catalyseurs pertinents la confirmation du DORA III, la révision du plan stratégique et la définition des tarifs réglementés avec un horizon 2027.
En ce qui concerne le cadre réglementaire, le rapport détaille que la proposition du DORA a déjà été envoyée à la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), de sorte qu'Aena n'a pas de marge pour introduire de nouvelles modifications.
De plus, il est prévu que les coûts opérationnels s'ajustent aux prix de 2026 dans le nouveau schéma réglementaire, ce qui permettra d'absorber partiellement la pression résultant de l'inflation.
Dans le secteur commercial, Jefferies souligne le bon comportement de l'activité dans les terminaux et note que le lot de boutiques hors taxes (Duty Free) aux îles Canaries reste le seul à fonctionner au-dessus des loyers minimaux annuels garantis (MAG).
D'autre part, la prudence affichée par l'opérateur dans ses projections de trafic s'explique par les limitations de capacité pendant la campagne estivale et par l'incertitude qui entoure la saison hivernale.
Avec une vision à long terme, les analystes évaluent positivement l'exposition d'Aena à la croissance de l'économie espagnole et au trafic lié aux visites de famille, stimulé par l'augmentation de la population immigrante.
Dans cette ligne, ils maintiennent leurs estimations pratiquement inchangées et rappellent que l'entreprise se négocie maintenant à un multiple de 16,3 fois le bénéfice par action estimé pour 2027, avec un rendement en dividende proche de 4,9%.
À la clôture de la dernière séance, les actions du gestionnaire aéroportuaire se sont situées à 26,82 euros, ce qui implique une hausse de 0,52 % (0,14 euros) par rapport au prix de référence de 26,68 euros.