Le Gouvernement lance un nouveau Conseil National contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme

Le BOE officialise un nouveau Conseil National pour renforcer la lutte contre le blanchiment d'argent, le terrorisme et la prolifération des armes.

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Le Bulletin officiel de l'État (BOE) publie ce jeudi un ordre par lequel est mis en place et régulé le Conseil national pour la prévention du blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.

L'ordre, signé par le premier vice-président et ministre de l'Économie, Carlos Cuerpo, détaille que ce nouvel organe sera rattaché à la Commission de prévention du blanchiment de capitaux et des infractions monétaires.

Le Conseil naît avec la mission de devenir un forum de consultation, de dialogue stratégique, d'échange d'informations et de coordination opérationnelle entre les administrations et le secteur privé, en plus de favoriser la détection de priorités communes, l'étude de nouvelles typologies de risque, la diffusion de bonnes pratiques et le développement d'initiatives conjointes.

Parmi ses missions, le Conseil devra renforcer la coopération continue entre les autorités compétentes et les sujets obligés en matière de prévention du blanchiment de capitaux, du financement du terrorisme, du financement de la prolifération des armes de destruction massive et de l'application de sanctions financières internationales.

De même, il agira comme canal pour l'échange d'informations stratégiques, tactiques et opérationnelles, et soutiendra l'élaboration, la révision et le suivi tant de l'analyse nationale des risques que de la stratégie nationale contre le blanchiment de capitaux.

Le Conseil pourra, en outre, soumettre des propositions de rapports, de guides et de recommandations sur les risques, les menaces et les vulnérabilités, ainsi que concevoir des initiatives, des mesures et des lignes d'action pour renforcer le système national de prévention du blanchiment de capitaux, du financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes de destruction massive.

La présidence de cet organe sera confiée à la personne titulaire de la Direction du Service exécutif de la Commission. En tant que membres permanents, participeront différents sous-directeurs généraux, ou postes équivalents, d'organismes nationaux tels que la Direction générale de la Police et de la Garde civile, la Banque d'Espagne, la Commission nationale du marché des valeurs (CNMV) ou le Centre national de renseignement, entre autres.

Le Conseil devra être formellement constitué dans un délai maximum d'un mois à compter de l'entrée en vigueur de l'ordre, qui a lieu ce jeudi même. Le Plénier se réunira, au minimum, une fois par an et, en tout état de cause, lorsque sa présidence le décidera de sa propre initiative ou à la demande d'un tiers de ses membres.

Le Gouvernement souligne que la politique de prévention du blanchiment de capitaux, du financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes de destruction massive est essentielle pour préserver l'intégrité du système financier et, par conséquent, soutenir la stabilité et la croissance économique des économies contemporaines.

"Dans un environnement caractérisé par la complexité croissante des flux financiers, la numérisation des économies et le caractère transnational et hybride des menaces, il est impératif d'adopter une approche intégrale basée sur le risque qui permette de détecter et de atténuer tous les risques pouvant avoir un impact négatif sur le fonctionnement du système", est-il indiqué dans la norme.

À cette fin, l'Exécutif souligne la nécessité d'assurer une action coordonnée de tous les acteurs impliqués, des autorités compétentes aux sujets obligés, car "seule une action commune et cohérente permettra de donner une réponse efficace aux défis détectés".

Dans cette ligne, le récent Plan Stratégique National de lutte contre le blanchiment de capitaux souligne que la collaboration avec le secteur privé est l'un des piliers essentiels pour garantir l'efficacité du système, en favorisant une meilleure compréhension des risques, en élevant la qualité des mesures préventives et en augmentant l'utilité des informations qui sont partagées par et entre les autorités compétentes et les sujets obligés.