Vodafone Intelligent Solutions (VOIS), l'unité technologique et de services partagés de Vodafone, a annoncé son intention de mettre en place un dossier de régulation de l'emploi (ERE) en Espagne qui pourrait impliquer le départ de jusqu'à 180 employés, ce qui représente environ 20 % d'un effectif proche de 900 travailleurs dans le pays, selon ce que UGT a transmis ce mardi dans une note informative.
UGT, syndicat majoritaire dans la société de R&D qui est restée intégrée dans Vodafone Group après la vente de Vodafone Espagne à Zegona, a exprimé son rejet frontal de l'ajustement et a dénoncé la "destruction continue d'emplois" qui, selon elle, affecte les effectifs du secteur des télécommunications.
L'organisation syndicale a expliqué qu'elle est encore en attente d'étudier en détail la mémoire explicative et le rapport technique que l'entreprise doit remettre au début de la période formelle de consultations avec la représentation des travailleurs.
Pourtant, le syndicat considère que, compte tenu de la charge de travail actuelle de VOIS, la réduction de personnel proposée est "en principe, inutile et difficilement justifiable".
"Depuis UGT, nous aborderons ce processus avec rigueur et bonne foi négociatrice, défendant les intérêts de tous les travailleurs", a souligné la centrale syndicale, qui s'est fixée comme priorité "d'obtenir le retrait de la mesure ou, à défaut, de réduire au maximum l'impact proposé par l'entreprise".
Dans le cas où le licenciement collectif serait finalement maintenu, UGT a souligné qu'elle concentrera ses efforts sur l'obtention "des meilleures conditions possibles" et sur la maximisation des compensations économiques pour les travailleurs qui seront affectés.
En même temps, le syndicat a insisté sur le fait qu'il continuera à défendre l'emploi et à exiger "des alternatives réelles" face à une dynamique de destruction de postes de travail qui, selon elle, continue d'impacter "gravement" l'ensemble du secteur des télécommunications.