Le président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a décidé ce mercredi de rendre effective l'extradition vers les États-Unis de cinq membres d'organisations armées illégales qui ont agi en tant que négociateurs de paix lors des conversations impulsées par son prédécesseur à la Casa de Nariño, Gustavo Petro.
"J'ai ordonné de rendre effective la livraison et l'extradition vers les États-Unis de cinq citoyens, dont les extraditions avaient déjà été accordées par le Gouvernement National durant 2025, mais dont la livraison restait suspendue en raison de la participation de ces personnes en tant que représentants dans différents processus, tables ou espaces de dialogues menés par le gouvernement précédent", a annoncé le président lors d'une conférence de presse.
Parmi les concernés se trouve Geovany Andrés Rojas, alias 'Araña', l'un des chefs de la dissidence 'Comandos de la Frontera', arrêté en pleine phase de conversations avec le Gouvernement de Petro pour son implication dans l'envoi de cocaïne sur le territoire américain. Figurent également Willinton Henao Gutiérrez, alias 'El Mocho Olmedo', ancien numéro deux du Front 33 des dissidences des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), et Carmen Evelio Castillo Carrillo, alias 'Muñeca', dirigeant des Autodefensas Conquistadores de la Sierra Nevada, tous déjà sous garde.
De même, le dirigeant d'extrême droite a annoncé que "dès qu'ils seront localisés et capturés", l'extradition de Gabriel Yepes Mejía, alias 'HH', qui a dirigé le groupe Comuneros del Sur, une dissidence de l'Armée de Libération Nationale de Colombie (ELN), ainsi que de Fredy Castillo Carrillo, alias 'Pinocho', également lié aux Autodefensas Conquistadores de la Sierra Nevada, sera également effectuée.
"Dès le premier jour, j'ai été clair : la paix ne peut être un refuge pour les criminels ni un mécanisme d'impunité", a souligné De la Espriella, insistant sur le fait que "les privilèges déguisés en paix sont terminés" et que "quiconque souhaite passer à la légalité devra le prouver par des faits et se soumettre à la Justice".
Lors de la journée précédente, le président avait informé de la signature d'environ une trentaine d'ordres d'extradition en à peine 16 jours à la tête de l'Exécutif national, intégrant ces décisions dans sa stratégie contre le crime organisé et les réseaux criminels transnationaux.