La Garde révolutionnaire islamique d'Iran a informé dans la matinée de ce mercredi d'une attaque par missiles contre un hangar des États-Unis situé à la base militaire d'Al Azraq, en Jordanie, ainsi que contre deux destroyers de la Marine américaine, affirmant avoir causé "des dommages considérables". Téhéran présente ces actions comme une réponse directe aux "actions agressives" de Washington contre "des pétroliers et des navires iraniens".
"La Force aérospatiale de la Garde révolutionnaire islamique a soumis la base américaine d'Al Azraq, en Jordanie, à de féroces attaques par missiles durant l'opération de punition de l'agresseur, dénommée 'Yahida Karrar'", a annoncé l'organe militaire dans un communiqué diffusé après l'offensive.
Selon le communiqué militaire, les forces iraniennes auraient exécuté une "attaque décisive avec des missiles balistiques à propergol solide et liquide" contre un "hangar de maintenance, de préparation et de déploiement d'avions de chasse F-35, F-16 et F-15, ainsi que le refuge des aéronefs, causant de graves dommages à l'ennemi".
Peu après, la Garde révolutionnaire a communiqué un deuxième lancement "avec de puissants missiles balistiques contre les destroyers de combat DDG-119 et DDG-53", identifiés comme les navires de la Marine des États-Unis USS Delbert D. Black et USS John Paul Jones.
L'organe militaire a encadré les deux attaques comme "réponse aux actions agressives et au harcèlement malveillant contre des pétroliers et des navires iraniens", en ligne avec l'avertissement formulé quelques heures auparavant par le chef d'état-major général des Forces armées iraniennes, Alí Abdolahi, qui avait averti que "toute attaque contre des pétroliers iraniens provoquera que les Forces armées de la République islamique d'Iran prennent pour cible les bases américaines dans la région".
Les représailles iraniennes se sont produites peu après que l'Armée des États-Unis a annoncé la destruction de cinq pétroliers iraniens en réponse à des attaques contre l'un de ses navires, qui, selon la version de Washington, aurait réussi à esquiver l'impact.
Dans ce contexte, les pétroliers transportant du brut dans la région sont devenus des cibles de plus en plus visibles pour les deux parties. En plus des bombardements américains, la Garde révolutionnaire islamique avait exhorté ce même lundi les équipages des pétroliers ancrés ou amarrés dans les ports du Koweït et de Bahreïn à quitter "immédiatement" les navires car "ils seront la cible d'attaques".