Les autorités turques ont souligné ce mercredi que la dissolution des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), de composition kurdo-arabe, "renforcera l'unité interne de la Syrie", et ont célébré les étapes "inclusives" entreprises par l'Exécutif dirigé par Ahmed al Shara après la chute en décembre 2024 du régime de Bashar al Assad.
Omar Celik, porte-parole du président turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné que "la dissolution des FDS a marqué un jalon significatif dans le renforcement de l'unité interne de la Syrie". Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a également souligné : "Nous avons toujours soutenu la préservation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. La Syrie doit avancer comme une seule et unie".
Celik a ajouté que "les mesures de gouvernance inclusive du Gouvernement d'Al Shara permettent à la Syrie d'avancer pour surmonter l'obscurité du passé et se diriger vers un avenir solide", et a rappelé qu'Erdogan "a lancé une grande lutte pour protéger tous les frères et sœurs syriens du terrorisme et des attaques impérialistes pendant les jours les plus difficiles, lorsque l'obscurité est tombée sur la Syrie".
Le porte-parole a fait allusion au soutien offert par Ankara à divers groupes rebelles depuis le déclenchement de la guerre civile en 2011 contre les forces loyales à Al Assad, en soulignant que "les années et l'histoire sont témoins de cette noble lutte".
Selon Celik, "nos objectifs d'une Turquie libre de terrorisme et d'une région libre de terrorisme représentent une volonté qui frustrera les plans de ceux qui cherchent à fragmenter et piller notre région pour leurs propres intérêts", et a souligné que "cette volonté vise également un avenir brillant pour nos frères et sœurs kurdes dans la région".
De plus, il a assuré que "nous continuerons à soutenir chaque mesure prise pour la stabilité, la sécurité et la prospérité de la Syrie et de ses pays voisins, comme l'exige la 'politique de fraternité' promue par notre président", en référence aux appels répétés de la Turquie pour que les FDS suivent l'exemple du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et se dissolvent pour favoriser la stabilité au Moyen-Orient.
La dissolution des FDS a été communiquée mardi par le commandant de l'alliance kurdo-arabe, Mazloum Abdi, dans le cadre de l'accord d'intégration scellé à la fin janvier avec Al Shara. Abdi a défendu la mesure en faisant appel au "moment historique" que traverse le pays : "Nous fermons une page importante de l'histoire de la Syrie et commençons à écrire une nouvelle, dont le slogan est la paix, la stabilité et la reconstruction de la patrie", a-t-il affirmé.
Le pacte d'intégration, avec la médiation des États-Unis, a été signé le 29 janvier par Al Shara et Abdi après plusieurs jours de combats déclenchés par une nouvelle offensive des forces de sécurité contre les unités kurdes dans le nord et le nord-est du pays. La question de l'intégration des FDS était devenue l'un des principaux obstacles, en raison des divergences sur la manière de la réaliser, tandis que Washington faisait pression en faveur de Damas et exigeait qu'elle maintienne le contrôle sur tout le territoire, rejetant toute formule d'autonomie pour les autorités kurdes.