Le Ministère de l'Intérieur du Pérou a informé qu'il se trouve dans la phase finale de développement d'une plateforme numérique cryptée pour recevoir des dénonciations pour extorsion, dans le but de sauvegarder l'identité des victimes et de renforcer l'action policière face au crime organisé.
L'annonce a été faite par le ministre de l'Intérieur, César Astudillo Salcedo, lors d'une réunion de travail dirigée par la présidente péruvienne, Keiko Fujimori, aux côtés de représentants des syndicats de transport public, interprovincial et de fret lourd. La rencontre s'est tenue au siège du Ministère de l'Intérieur et a également compté avec la présence du ministre des Transports et des Communications, Rafael Rey, selon les détails fournis par l'agence de presse Andina.
Astudillo a précisé que la nouvelle plateforme permettra de présenter des dénonciations de manière sécurisée et de protéger les données des personnes concernées, tout en accélérant l'intervention des équipes policières spécialisées. "Grâce à cette plateforme, le nom du dénonciateur est crypté et nos spécialistes enquêteurs commencent à opérer", a-t-il expliqué.
Le responsable de l'Intérieur a ajouté que son ministère renforce les capacités de renseignement de la Police Nationale du Pérou (PNP) dans le cadre de la stratégie contre le crime organisé récemment présentée au Congrès. Parmi les actions en cours, on inclut l'augmentation des agents de renseignement dans les zones de manœuvre, aux arrêts et dans les véhicules des entreprises de transport.
Lors de la session, le ministre a également souligné l'importance de coordonner l'action de toutes les institutions responsables de la lutte contre la délinquance. Dans ce sens, il a mis en valeur la coopération entre la PNP, le Ministère Public et le Pouvoir Judiciaire, et a proposé la création d'unités intégrées pour empêcher que les personnes arrêtées pour des crimes graves retrouvent la liberté sans que les responsabilités individuelles aient été déterminées de manière adéquate.
Parallèlement, le Ministère encourage l'élargissement des systèmes de vidéoprotection par la connexion des centres de surveillance des gouvernements locaux avec le Centre de Commandement, de Contrôle, de Calcul et de Communications (C4) de la Police Nationale. L'objectif est de renforcer à la fois la prévention et la capacité de réponse face aux faits criminels.
Astudillo a également exhorté les représentants du transport à maintenir une communication constante avec les autorités et à fournir des informations qui pourraient servir dans les enquêtes. "Nous avons également besoin de votre soutien, que vous nous informiez avec votre dénonciation", a-t-il souligné.
La réunion a compté avec la présence de dirigeants de Transports Unis de Lima Est, Nord et Sud ; la Corporation Nationale des Entreprises de Transport du Pérou ; l'Union Nationale des Transporteurs du Pérou ; l'Association des Entreprises de Transport Urbain et la Chambre Ouvrière de Transport et de Ressources Énergétiques Péruviennes. De plus, des organisations d'Arequipa, Junín, Piura, La Libertad et Áncash, entre autres régions, ont également participé.
La rencontre a également servi à ratifier la volonté de l'Exécutif de maintenir une coordination constante avec les syndicats du transport et de mettre en œuvre de nouvelles mesures face à l'extorsion, l'un des délits qui inquiète le plus le secteur, dans le but de renforcer la sécurité des transporteurs et de la population.