Le président de Vox, Santiago Abascal, a accusé le président du Gouvernement, Pedro Sánchez, de "trahison" pour son attitude face à l'entrée massive d'immigrants à Ceuta. La déclaration du leader du parti conservateur a eu lieu lors de la première réplique au chef de l'Exécutif après son intervention devant le Plénum du Congrès.
Le président de Vox a commencé son intervention dans le Plénum du Congrès par une accusation directe contre Pedro Sánchez pour sa gestion de la crise de Ceuta. "Trahison. Il n'y a pas d'autre mot. Il a trahi l'Espagne, les Ceutis, les policiers et ses électeurs", a-t-il affirmé depuis le tribune. Puis il a averti que c'est le seul délit pour lequel il n'y a pas de grâce.
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Abascal est allé un pas plus loin en considérant que l'entrée massive de migrants n'était pas seulement une "invasion", mais aussi une "attaque". Pour soutenir son argument, il a rappelé les mots prononcés par Sánchez lui-même au début de la crise, lorsqu'il a parlé d'une "attaque et d'une violation de l'intégrité territoriale" lors de sa visite à Ceuta quelques heures après l'entrée massive.
"Qui nous a attaqués ? Qui nous a attaqués, monsieur Sánchez ?", a-t-il demandé à plusieurs reprises au président. "Je vous demande sérieusement qui l'a fait, qui est l'attaquant, parce que il est impossible de défendre Ceuta ou les Ceutis si nous ne savons pas qui nous attaque", a ajouté Abascal.
Le dirigeant de Vox a ainsi concentré une grande partie de ses reproches sur la réponse de l'Exécutif face au Maroc et a accusé Sánchez de ne pas désigner directement Rabat comme responsable de ce qui s'est passé. "Nous savons déjà à quelle couronne vous rendez hommage", lui a-t-il lancé. Dans ce sens, Abascal a également reproché au président du Gouvernement ses déclarations sur l'absence d'une visite du roi Felipe VI à Ceuta et a demandé au Congrès de condamner l'action de Sánchez pendant la crise.