Le PP a présenté au Sénat une nouvelle batterie de questions dans le but de revenir à "mettre la loupe" sur le Registre Électoral des Espagnols Résidents à l'Étranger (CERA), considérant "indispensable" de clarifier les raisons de la forte augmentation de nouveaux électeurs dans la circonscription de Madrid et de "garantir" que chaque inscription au registre répond "strictement aux exigences légales".
C'est le sens des presque vingt questions que la formation a élevées à la Haute Chambre, auxquelles a eu accès Europa Press, et avec lesquelles elle approfondit l'examen du vote extérieur après la controverse générée il y a quelques mois par le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, autour de la connue comme 'loi des petits-enfants' et son possible impact sur les résultats électoraux.
Cette fois-ci, les sénateurs 'populaires' concentrent leur attention sur la Communauté de Madrid, car, selon les données qu'ils détiennent, depuis mai 2023, il y aurait eu une augmentation de 114.815 électeurs résidant hors d'Espagne inscrits dans cette province, ce qui représente une augmentation de 30,4%.
Face à ces chiffres, le PP considère "frappant" le comportement du registre madrilène et a adressé au Gouvernement plusieurs questions pour qu'il explique pourquoi le CERA de Madrid "croît à un rythme qui double systématiquement celui de Barcelone".
De plus, le groupe populaire réclame de savoir combien des nouvelles inscriptions sont dues à des acquisitions de nationalité en vertu de la Loi de Mémoire Démocratique, à des transferts de province, à des corrections d'office ou à d'autres cas administratifs. "Il ne s'agit pas de remettre en question le droit de vote des Espagnols à l'étranger, mais de garantir que le registre soit fiable, vérifiable et correctement attribué", soulignent-ils dans leur initiative.
Les sénateurs demandent également des détails sur les critères d'inscription et sur le rôle concret de l'Administration dans ce processus. Le PP demande des clarifications concernant l'attribution de municipalité par enracinement, les contrôles effectués par le Bureau du Registre Électoral, les possibles différences d'action entre consulats, les réclamations présentées par les citoyens et les procédures pour éliminer les duplications, décès ou inscriptions erronées.