Le oui du PNV dégage le chemin vers le décret de logement dans la Députation Permanente

Le Groupe Basque confirme son soutien au premier des deux décrets récupérés par le Gouvernement et, si le reste des forces maintient sa position, l'Exécutif dispose des votes nécessaires pour le valider après la dissolution des Cortes. Les nationalistes basques maintiennent, en revanche, leur rejet du décret de renouvellement automatique des loyers.

4 minutes

fotonoticia 20261002120502 1920

fotonoticia 20261002120502 1920

Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Demandez à FREN

Publié

Dernière mise à jour

4 minutes

Les plus lus

Le oui du PNV permet au Gouvernement d'affronter avec les votes nécessaires la validation du premier des deux décrets sur le logement que le Conseil des Ministres a de nouveau approuvé ce mardi après que les deux aient été rejetés la semaine dernière par le Plénum du Congrès. Après la dissolution des Cortes en raison de la convocation des élections générales du 29 novembre, ce sera la Députation Permanente qui sera chargée de décider de sa continuité.

Le Groupe Basque a confirmé qu'il soutiendra le décret de mesures urgentes pour la protection de la fonction sociale du logement et l'élargissement de l'offre abordable, après les modifications intégrées par l'Exécutif. Si le reste des groupes maintient le sens du vote exprimé la semaine dernière, le soutien du PNV permet de réunir une majorité suffisante pour valider ce premier texte, sans avoir besoin du vote favorable de Junts.

La Députation Permanente est composée de 69 membres, y compris la présidente du Congrès, et reproduit de manière proportionnelle la composition de la Chambre. La validation d'un décret-loi se décide par majorité simple des membres présents, et non par majorité absolue de 35 votes.

Le PNV fait pencher la balance du premier décret

La position du PNV s'avère déterminante après que le Gouvernement ait décidé de récupérer les deux textes qui ont expiré vendredi dernier. Le Conseil des Ministres les a de nouveau approuvés ce mardi avec des modifications, bien que Pedro Sánchez ait assuré que les deux "maintiennent l'essence" des normes précédentes et incorporent certaines nouveautés.

Dans le cas du premier décret, le PNV a décidé de maintenir son vote favorable après avoir analysé la nouvelle rédaction. Le parti soutient que le texte intègre des modifications qu'il avait proposées au Ministère du Logement et qui améliorent techniquement une norme qui, malgré cela, continue de considérer comme insuffisante pour résoudre à elle seule le problème d'accès au logement.

Les nationalistes basques situent leur position sur trois principes : protection des personnes vulnérables, défense du petit propriétaire et sécurité juridique. Parmi les éléments qui justifient leur soutien figurent les mesures contre les expulsions, la régulation des loyers saisonniers et les limitations à certaines opérations de fonds d'investissement.

Le décret récupéré par l'Exécutif maintient une grande partie des mesures approuvées initialement à la fin de septembre, parmi lesquelles l'élargissement du bouclier contre les expulsions, des mesures contre les achats spéculatifs par des fonds et la régulation des locations temporaires et par chambres.

Junts n'a plus la clé

Le changement fondamental par rapport au vote de la semaine dernière réside dans l'organe qui devra se prononcer. Alors, ce furent les 350 députés du Plénum qui décidèrent sur les décrets et le vote contre de Junts contribua à leur abrogation.

Maintenant, avec le Congrès dissous, la Constitution attribue à la Députation Permanente les pouvoirs du Plénum pour la validation ou l'abrogation des décrets-lois. Dans cet organe, Junts dispose d'un représentant, tout comme ERC, EH Bildu, PNV et le Groupe Mixte, tandis que PSOE, PP, Vox et Sumar ont une représentation proportionnellement plus importante.

Cette nouvelle arithmétique permet que le premier décret puisse être validé même avec le vote contre de Junts, tant que les autres forces maintiennent leurs positions et sont présentes lors du vote. Le soutien annoncé par le PNV complète le bloc qui a soutenu le texte et évite que les sept députés de Junts aient maintenant le poids qu'ils avaient dans le Plénum.

Le deuxième décret reste sans les votes

La situation est différente pour le deuxième décret, dédié à renforcer la stabilité des contrats de location de logement habituel. Le PNV a réitéré ce mardi qu'il votera contre, comme il l'a fait la semaine dernière, considérant que le renouvellement automatique des contrats nuit au petit propriétaire et peut finir par réduire l'offre disponible.

Par conséquent, le soutien du PNV ouvre la voie uniquement pour le premier décret. Si les positions des groupes ne changent pas, le deuxième continuera à ne pas réunir une majorité favorable dans la Députation Permanente.

Le Gouvernement a décidé, malgré cela, de réapprouver les deux textes. Sánchez a défendu ce mardi que les mesures restent nécessaires et a demandé expressément aux groupes parlementaires de les soutenir lorsqu'elles arriveront à la Députation Permanente.

Première grande votation après la dissolution

Le vote constituera également l'un des premiers tests de la Députation Permanente après la dissolution des Cortes. Cet organe reste actif pendant la période électorale précisément pour garantir certaines fonctions parlementaires jusqu'à la constitution du nouveau Congrès qui sortira des urnes.

Parmi elles se trouve le pouvoir de décider sur les décrets-lois que le Gouvernement approuve. De cette manière, bien que le Plénier ne puisse plus se réunir après la convocation électorale, l'Exécutif conserve la capacité d'approuver une législation d'urgence et de la soumettre par la suite à la Députation Permanente pour sa validation ou son abrogation.

Dans le cas du logement, cette nouvelle arithmétique change le scénario qui a provoqué la défaite parlementaire de vendredi dernier : avec le soutien confirmé du PNV, le premier décret dispose maintenant d'une voie pour surmonter le vote même si Junts se positionne à nouveau contre.