Le ministre de la Politique Territoriale et de la Mémoire Démocratique, Ángel Víctor Torres, a insisté sur le fait que, dans les jours précédant le 30 juillet, date à laquelle l'entrée massive d'immigrants à Ceuta depuis la frontière avec le Maroc a eu lieu, "il n'y a pas eu de communication" sur le fait que "des dizaines de milliers de personnes" allaient accéder à la ville autonome.
Avec ces mots, Torres s'aligne sur la version du ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui, lors de la conférence de presse suivant le Conseil des Ministres, a souligné que le Gouvernement n'avait reçu "aucun rapport" du Centre National de Renseignement (CNI) concernant l'entrée massive de migrants à Ceuta, car, s'il avait eu cette information, l'Exécutif aurait mis en place des mesures extraordinaires pour tenter de l'empêcher.
Ses déclarations interviennent après que la ministre de la Défense, Margarita Robles, ait soutenu en Commission de Défense du Congrès que les agents du CNI avaient rempli leur mission dans les jours précédant la crise à Ceuta, qu'ils avaient surveillé la situation et qu'ils avaient transmis leurs analyses tant aux Forces de Sécurité qu'à la Délégation du Gouvernement, qui savait qu'une entrée à la nage était convoquée à l'occasion de la fête du Maroc.
Pour le titulaire de la Politique Territoriale, Marlaska a été "clair" dans ses explications, car quotidiennement "la situation est rapportée" à Ceuta, où "il y avait eu une augmentation d'environ mille personnes en sept jours", mais "en aucun cas il n'y a eu de communication que nous allions avoir une arrivée de dizaines de milliers de personnes".
"Il a été clair dans sa manifestation et je pense que c'était une réponse pratiquement 'in situ' à ce qu'était l'intervention de la ministre", a-t-il souligné dans une interview sur la "Cadena Ser", recueillie par Europa Press.
"Réflexion propre" de Robles et gestion de la crise
En relation avec les paroles de la ministre de la Défense, qui a admis en séance parlementaire qu'on "était arrivé tard" à Ceuta, Torres a interprété ces manifestations comme faisant partie d'"une réflexion propre" de Robles. Néanmoins, il a reconnu qu'en ce qui concerne la gestion de la crise, "les choses peuvent toujours être améliorées".
En même temps, il a souligné que "ce n'est pas simple" de faire face "à une crise de cette envergure" et a défendu que le Gouvernement agit "avec le plus grand des efforts" et se consacre "pour tenter d'atteindre cette normalité".