La porte-parole du ministère de l’Intérieur du Groupe Popular au Congrès, Ana Vázquez, a dénoncé le « démantèlement du système ferroviaire espagnol » et, par conséquent, des « services publics » qui, comme elle l’a souligné, s’est traduit par « 116 morts au cours des neuf derniers mois » lors des accidents à Adamuz (Cordoue) et Urda (Tolède). Elle a également accusé le « colmatage » « pour corruption » au sein du ministère des Transports, sous la responsabilité de l’ex-ministre Óscar Puente.
« Le système ferroviaire était la jalousie de toute l’Europe, nous étions à la pointe du monde en matière de grande vitesse », a-t-elle souligné, la tête de liste du PP pour Ourense au Congrès, lors d’une comparution devant les médias à València. Dans ce contexte, elle a regretté qu’on soit passé de ce qui était « normal » à ce que les trains arrivent « en retard » pour que, désormais, la préoccupation soit « seulement de penser si nous arrivons. Et c’est très triste ».
Accompagnée par le conseiller aux Urgences et à l’Intérieur, Juan Carlos Valderrama, et par les candidats au Congrès Belén Hoyo, Fernando de Rosa et Luis Santamaría, Vázquez a qualifié d’« infamie » la comparution à la Députation permanente de l’ex-ministre Óscar Puente, lors de laquelle, a-t-elle critiqué, « à aucun moment il n’a été capable de demander pardon aux victimes ». Elle a ajouté qu’à l’heure actuelle, il continue à ne pas le faire : « À aucun moment il n’a assumé sa responsabilité en ce qui concerne sa gestion politique ».
En outre, elle a insisté sur le fait que « il aurait fallu qu’il y ait 116 morts pour que, depuis le Gouvernement, ils se disent qu’il fallait une solution à l’absence de gestion et au manque d’entretien que la grande vitesse a subis », après les accidents.
Critiques de la gestion dans les Transports et de la sécurité
Vázquez a insisté sur le fait que le ministère des Transports a été « paralysé par la corruption et par le manque de gestion » d’un ministre « twitter », qui, a-t-elle dit, « se consacrait à insulter, non seulement des hommes politiques, mais aussi des journalistes et quiconque osait faire une quelconque critique de sa gestion ».
La dirigeante « populaire » a également dénoncé l’« usure » de « les routes, des autoroutes et des services de sécurité ». Dans ce domaine, elle a alerté sur le fait que dans la province de Valence « les délits ont augmenté de 27,7 % au cours de ces huit années de “sanchisme” », et que « les bagarres tumultueuses dans les rues ont augmenté de 94 %, ou même les vols de 11 % ».
En relación con el passé fin de semaine, il a rappelé que la maire de València, María José Catalá, a dû « mendier des mesures et des moyens pour ce qui pouvait être cette avalanche de 'Blocus' qui finalement ne s'est pas produite », tout en précisant que « cela avait bien été enregistré dans d'autres villes d'Espagne ».
Logement, occupation et accusations contre le Gouvernement
D'autre part, il a accusé le Gouvernement de protéger « davantage les 'okupas' que le propriétaire » et a assuré que « avec le PP, aux 'okupas', on les "fera partir", et au propriétaire, on le "protégera". Il a averti que « dans la province de Valence, l'occupation, au cours de ces huit années, a augmenté de 138 % ».
Dans la même veine de critique du « démantèlement des services », il a indiqué qu'il a dû « démissionner la porte-parole du PSOE parce que son couple était un vautour sans fond ». « Des vautours sans fond auxquels eux insultent et qu'ils appellent rentiers, mais qui sont de petits propriétaires qui ont un loyer pour pouvoir compenser cette pension », a-t-il défendu.
Propositions du PP en matière de logement et soutien aux travailleurs indépendants
Face à la gestion de l'exécutif, Vázquez a assuré que le PP s'engage à « créer un million de logements en quatre ans de législature, à exiger des mairies que celui qui ne répond pas à un permis de travaux en trois mois comprendra un silence positif, à exonérer de l'impôt sur les transmissions patrimoniales et de la TVA tous les moins de 40 ans, à donner des avals à 100 % à tous les moins de 40 ans » et, en plus, « des bonifications au propriétaire qui loue et au locataire qui loue avec des contrats de plus de trois ans ». « Nous allons donner de la sécurité juridique à la location en Espagne pour que les gens n'aient pas peur de louer », a-t-il souligné.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait que, pour les 'populares', les travailleurs indépendants sont un collectif très « important », « un collectif auquel on a fait la criminalisation ». En ce sens, il a annoncé que « nous allons exiger que tous les travailleurs indépendants qui facturent moins de 85.000 euros, comme l'exige l'Union européenne, cessent de payer et d'anticiper la TVA à l'État ».
« Dans ce pays, nous payons plus d'impôts que jamais », a-t-il insisté, avant de déplorer que « sur la moyenne, au cours de ces huit années, nous payons plus de 4.000 euros par an, et le Gouvernement a encaissé 140.000 millions d'euros ». Selon lui, « le gouvernement le plus riche nous a donné les services les plus pauvres ».
Réunions avec des victimes, forces de sécurité et infrastructures
Tout au long de la matinée, les « populaires » ont maintenu des rencontres dans leur siège avec l’Association de Victimes du Terrorisme, ainsi qu’avec des associations de la Guardia Civil et des syndicats de la Policía Nacional. Par la suite, ils se rendront dans la localité valencienne d’Utiel pour rencontrer des affiliés et effectuer une visite dans le but de « demander des infrastructures qui sont nécessaires » pour la municipalité, a expliqué Hoyo.
Vázquez a rappelé que le plan d’infrastructures de l’État avait été approuvé et qu’aucune des casernes de Paiporta, Alfafar et Utiel, endommagées par la dana, n’y a été incluse. Il s’est engagé à ce qu’un futur gouvernement d’Alberto Núñez Feijóo ait comme « priorité » de mener à bien ces actions « comme d’autres, qui dépendent de l’État et dont le niveau d’exécution est très faible ».