Le TSXG établit 10.000 euros pour chaque trois ans d'abus de temporalité dans les administrations publiques

Le TSXG fixe 10.000 euros pour chaque trois ans d'abus de temporalité dans les administrations publiques, ouvrant la voie à de nouvelles réclamations.

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Une récente résolution de la Salle de la Sociale du Tribunal Supérieur de Justice de Galice (TSXG) a fixé à 10.000 euros la compensation économique pour chaque période de trois ans d'abus de temporalité dans les administrations publiques.

Le jugement, rendu en juillet 2026, estime le recours présenté par un travailleur de la Confédération Hydrographique du Miño-Sil qui a dénoncé un abus dans la durée de sa relation temporaire. Cette décision suit la ligne d'un autre jugement précédent du propre TSXG, dans lequel il avait déjà été signalé un montant allant jusqu'à 10.000 euros pour chaque tranche de trois ans de temporalité dans le cas d'une employée de la Xunta. Dans les deux cas, les personnes concernées ont enchaîné des contrats temporaires pendant 22 et 15 ans, respectivement.

Le tribunal galicien comprend que l'indemnisation destinée à réparer l'abus peut être calculée en prenant comme base la Loi sur les Infractions et Sanctions dans l'Ordre Social (Lisos) et fixe un critère temporel : pour chaque période complète de trois ans durant laquelle la situation abusive est maintenue, un nouveau montant allant jusqu'à 10.000 euros peut être généré. Tout cela, sans préjudice que le montant doive être gradué en tenant compte des circonstances spécifiques de chaque cas et d'autres préjudices supplémentaires qui peuvent être prouvés.

Pour délimiter cet intervalle de trois ans, la Salle se réfère à l'article 70.1 du Statut de Base de l'Employé Public (EBEP), qui sert de référence temporelle pour évaluer la prolongation indue de la relation temporaire.

Au fil de cette décision, Unive Avocats considère "particulièrement pertinent l'impact que ce critère peut avoir sur de futures réclamations, en liant la durée de la situation abusive à la quantification du dommage".

Dans une note publique, le cabinet souligne que cette résolution ouvre une voie claire pour que d'autres personnes concernées puissent réclamer des indemnités. "Jusqu'à présent, l'un des principaux problèmes dans ce type de procédures a été précisément de déterminer comment un abus pouvant se prolonger pendant de nombreuses années doit être traduit économiquement. L'utilisation de périodes complètes de trois ans comme référence permet d'établir un paramètre objectif pour cette évaluation, bien que le montant final doive continuer à être déterminé de manière individualisée en tenant compte des circonstances de chaque travailleur", explique-t-il.

Le critère adopté par le TSXG s'appuie sur la doctrine la plus récente de la Cour de justice de l'Union européenne et de la Cour suprême, qui exige que les mesures contre l'abus dans le contrat temporaire fournissent une réponse efficace face à l'utilisation répétée et injustifiée de relations temporaires successives.

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