Quand me revient une indemnisation en cas de licenciement ? Le Statut des Travailleurs répond à la question

Selon chaque cas, le travailleur pourrait être indemnisé et, même, réintégré dans son poste de travail précédent au licenciement. C'est ce que régule le Statut des Travailleurs.

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Changer de travail est, de nos jours, quelque chose de très commun : des personnes qui cherchent des améliorations salariales, qui veulent changer de secteur de travail ou, tout simplement, déménager dans une autre ville ou un autre pays pour vivre. Il est moins commun d'être licencié, tant que ce n'est pas un travail motivé par l'augmentation de la productivité du travail, comme l'hôtellerie, l'agriculture ou la construction.

Dans tous les cas, face à tout type de licenciement (justifié ou injustifié),DÉMOCRATE apporte dans un article de plus le Statut des Travailleurscar il régule ce type de situations en distinguant entre licenciement justifié ou objectif et licenciement injustifié. Dans quels cas un travailleur a-t-il droit à une indemnisation ? 

Qu'est-ce qu'un licenciement justifié ou objectif ?

Le licenciement justifié est celui dans lequel une entreprise a un motif justifié pour licencier un travailleur. Il se produit généralement dans l'un des cas prévus dans le article 52 du Statut des Travailleurs, qui établit le licenciement comme justifié lorsque l'une des causes suivantes se produit : 

  • Économiques. Par exemple, lorsque une entreprise fait faillite ou traverse une période de pertes importantes.
  • Techniques. Il découle généralement des changements dans les moyens ou outils de production d'une entreprise.
  • Organisationnelles. Celles-ci sont liées à des modifications dans la structure ou le fonctionnement de l'entreprise.
  • Productives. Ce sont les cas où les besoins de production ou la demande d'une entreprise changent. 
  • Mauvaise performance. Un exemple en est le manque d'adaptation du travailleur aux modifications techniques du poste, après la formation correspondante.
  • Faillite totale. C'est le cas de ces entreprises qui entrent en concours de créanciers pour insuffisance financière. La procédure est prévue légalement.

Indépendamment de la cause, pour que le licenciement justifié soit valide, il doit être communiqué par écrit, justifier la cause pour laquelle l'entreprise licencie le travailleur et respecter le délai de préavis légal (qui est généralement de 15 jours), sauf exceptions.

Quelle indemnisation correspond pour un licenciement justifié ?

Si le licenciement est justifié et correctement justifié, alors le travailleur aura droit à une indemnisation de 20 jours de salaire par an travaillé avec un maximum de 12 mensualités. 

L'indemnisation doit être mise, de manière générale, à la disposition du travailleur lors de la communication du licenciement lorsque la cause est économique.

Qu'est-ce qu'un licenciement injustifié ?

À la différence de celui qui précède, le licenciement injustifié est celui qui ne constitue pas un type de licenciement prévu à l'article 52 du Statut des Travailleurs. Comme nous l'avons expliqué dans DEMÓCRATE, pour que le licenciement soit injustifié, c'est un juge qui doit le déclarer ou que l'entreprise qui licencie le reconnaisse ainsi.

Si l'entreprise ne démontre pas les causes économiques, organisationnelles, techniques ou productives qui ont motivé le licenciement ou si l'entreprise ne respecte pas les exigences formelles prévues par la loi, alors le juge déclarera le licenciement comme injustifié.

Quelle indemnisation correspond pour licenciement injustifié ?

En règle générale, les licenciements injustifiés se résolvent de deux manières : réintégrant le travailleur dans les mêmes conditions qu'avant le licenciement ; ou en versant une indemnité de 33 jours de salaire par année travaillée, avec un maximum de 24 mensualités, pour les périodes travaillées depuis le 12 février 2012.

Dans les contrats avec une ancienneté antérieure à cette date, des règles transitoires peuvent s'appliquer, combinant l'indemnité précédente de 45 jours par année travaillée avec l'actuelle.

Qu'est-ce qu'un licenciement nul ?

Un autre type de licenciement différent de ceux déjà décrits est le licenciement nul. De la même manière qu'avec le licenciement injustifié, le licenciement nul est celui dans lequel un juge a qualifié ce licenciement de nul lorsqu'il considère que la décision de l'entreprise a violé les droits fondamentaux ou les libertés publiques du travailleur, ou lorsque la loi établit une protection spéciale contre le licenciement.

Un exemple de licenciement nul serait de licencier une travailleuse enceinte pour ce motif, sauf si une cause objective dûment prouvée et distincte de la grossesse a été alléguée. 

Quelle indemnisation correspond pour licenciement nul ?

De manière générale, les licenciements nuls se résolvent généralement par deux voies : réintégrant le travailleur dans son même poste et dans les mêmes conditions qu'il avait avant le licenciement ; et, de plus, en versant les salaire de traitement correspondants, c'est-à-dire les montants que le travailleur aurait perçus depuis la date du licenciement jusqu'à sa réintégration.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?