Bruxelles permettra aux entreprises de continuer à polluer en échange d'investissements verts

L'Exécutif communautaire redessine le Régime de Commerce des Droits d'Émission (ETS) avec une réduction progressive du plafond d'émissions, de nouvelles règles pour l'attribution de permis et une Banque de Décarbonisation Industrielle capable de mobiliser jusqu'à 100.000 millions d'euros.

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La Commission européenne a lancé cette semaine la réforme du Système d'échange de quotas d'émission (ETS, pour son acronyme en anglais), le principal instrument de l'Union européenne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par le biais d'un prix du carbone. Le paquet législatif, présenté par la vice-présidente exécutive pour une Transition Propre, Juste et Compétitive, Teresa Ribera, établit une réduction progressive des limites d'émissions, ouvre la voie à une transition plus acceptable pour l'industrie par le biais de la vente aux enchères de permis et de l'intégration de mécanismes d'élimination du carbone, et redéfinit le système d'attribution gratuite de droits pour le lier directement à des investissements vérifiables en décarbonisation.

La proposition introduit également des modifications dans la Réserve de Stabilité du Marché (MSR) pour éviter des tensions sur un marché du carbone qui sera progressivement plus petit à mesure que les objectifs climatiques avancent. Ce faisant, Bruxelles vise à maintenir un équilibre entre un signal de prix suffisamment fort pour impulser la transition énergétique et une plus grande stabilité permettant aux entreprises de planifier leurs investissements à long terme.

L'objectif de l'exécutif communautaire durant la longue procédure de l'initiative — dont la présentation publique a été retardée de presque deux heures par rapport à l'horaire prévu — a été d'aligner l'ETS sur le nouvel objectif climatique européen de réduire de 90 % les émissions nettes d'ici 2040. La réforme propose une nouvelle limite maximale d'émissions ("cap") considérablement plus exigeante, bien qu'avec une trajectoire de réduction progressive pour, selon la Commission, "permettre une transition gérable" pour l'industrie européenne.

"C'est une proposition qui maintient un fort signal de prix pour continuer à guider les investissements pour abandonner les combustibles fossiles et amener des produits propres sur le marché. Elle continue de mettre un prix sur le carbone et réaffirme la confiance pour investir en Europe", a défendu Teresa Ribera lors de la présentation du paquet.

Les paroles de la vice-présidente communautaire coïncident avec la position défendue cette même semaine par la vice-présidente troisième et ministre de la Transition Écologique, Sara Aagesen, qui a envoyé une lettre à Bruxelles dans laquelle elle qualifiait le système ETS de "la pierre angulaire" de la politique climatique européenne et demandait de préserver son intégrité durant la révision.

Moins d'émissions, mais avec une transition progressive

La Commission propose que la limite maximum d'émissions autorisé par le système soit réduit de 3,7 % par an entre 2031 et 2035, tandis qu'à partir de 2036, la réduction annuelle sera de 1,7 %.

À Bruxelles, ils défendent que cette trajectoire permettra de maintenir les enchères de droits d'émission bien au-delà de 2040, garantissant la liquidité sur le marché et évitant une disparition prématurée du mécanisme. L'approche répond à l'une des principales préoccupations tant de l'industrie que des opérateurs financiers : maintenir un marché suffisamment profond qui continue à générer un signal de prix stable et prévisible pour inciter les investissements bas carbone.

Cependant, la véritable clé politique et économique de la réforme ne réside pas uniquement dans la réduction du nombre de droits disponibles, mais dans un changement profond de la philosophie du système. La Commission veut que le ETS cesse d'être perçu uniquement comme un mécanisme pour payer pour polluer et devienne un instrument qui permette de continuer à émettre uniquement en échange d'investissements réels dans la décarbonisation.

En d'autres termes, Bruxelles maintient la possibilité que certaines industries continuent à émettre du CO₂ pendant la transition, mais conditionne cette flexibilité à des engagements vérifiables de réduction des émissions par le biais d'investissements verts. Le message de l'exécutif communautaire est clair : ceux qui souhaitent continuer à disposer de droits d'émission devront prouver qu'ils transforment leur processus de production.

Carbone capturé et crédits internationaux

Avec l'objectif d'offrir une plus grande flexibilité aux secteurs les plus difficiles à décarboniser, la Commission intègre deux nouveautés particulièrement pertinentes. D'une part, plus de 200 millions de tonnes d'absorptions permanentes de carbone domestiques et de haute qualité pourront être intégrées dans le ETS pour compenser les émissions résiduelles qui s'avèrent techniquement inévitables.

De plus, entre 2036 et 2040, il sera permis d'utiliser jusqu'à 260 millions de tonnes de crédits internationaux de haute intégrité, équivalents à environ 5 % des émissions enregistrées par l'Union Européenne en 1990, comme complément aux efforts domestiques de réduction. Bruxelles insiste sur le fait que ces mécanismes ne remplaceront pas la réduction des émissions au sein de l'Union, mais agiront uniquement comme des instruments complémentaires pour faciliter la transition dans les secteurs industriels où il n'existe pas encore d'alternatives technologiques pleinement matures.

Un autre des piliers de la réforme concerne la Réserve de Stabilité du Marché (MSR), créée précisément pour corriger les déséquilibres entre l'offre et la demande de droits d'émission. La Commission propose de réduire le taux d'absorption automatique des droits depuis le marché vers la réserve de 24% à 12% à partir de 2028, en considérant que le marché entrera dans une nouvelle phase caractérisée par un volume réduit de permis disponibles. De plus, Bruxelles envisage d'arrêter d'invalider automatiquement les droits accumulés dans la réserve, permettant à celle-ci d'augmenter progressivement de taille pour pouvoir intervenir à l'avenir en cas d'épisodes de forte volatilité ou de tensions de liquidité.

L'objectif est d'éviter des fluctuations excessives du prix du carbone qui pourraient générer de l'incertitude tant pour l'industrie que pour les investisseurs.

Les droits gratuits seront conditionnés à des investissements verts

Un des changements les plus importants de la proposition concerne le système de allocation gratuite de droits d'émission, qui subira une transformation profonde. À partir de 2031, la distribution gratuite ne sera plus accordée automatiquement et évoluera vers un modèle baptisé par la Commission comme "droits pour l'investissement".

Les entreprises ne pourront conserver ces permis gratuits que si elles présentent des plans d'investissement en décarbonisation vérifiés. Le nouveau schéma prévoit que les compagnies reçoivent initialement 80% des droits gratuits une fois leurs plans d'investissement publiés. Le 20% restant ne sera accordé que lorsque les autorités compétentes vérifieront que ces investissements ont été exécutés correctement et qu'ils ont produit une réduction effective des émissions.

Il s'agit de l'un des changements réglementaires les plus pertinents de toute la réforme, car le droit de continuer à émettre sera directement lié au respect des objectifs de modernisation industrielle. La Commission vise ainsi à garantir que les ressources publiques implicites dans l'allocation gratuite de permis se traduisent par des investissements réels et non uniquement par une réduction des coûts pour les entreprises.

De manière parallèle, les valeurs de référence pour la chaleur et le combustible seront mises à jour au cours des quatre prochaines années dans le but d'offrir une plus grande protection contre le risque de fuite de carbone. Selon les calculs communautaires, cette mesure apportera une flexibilité financière évaluée à environ 6 milliards d'euros. "Oui, plus de flexibilité est autorisée, mais l'argent doit rester en Europe", a souligné le commissaire européen à l'Action pour le Climat, Wopke Hoekstra, lors de la présentation de la proposition.

Plus de financement pour accélérer la décarbonisation

La réforme incorpore également un important renforcement des instruments financiers destinés à accélérer la transformation industrielle. La Commission propose de créer un Banque de Décarbonisation Industrielle, dotée de 400 millions de droits d'émission, capable de mobiliser jusqu'à 100 milliards d'euros au cours de la prochaine décennie par le biais d'enchères compétitives et de contrats pour différence de carbone.

À cela s'ajoutera le dénommé Investment Booster, un mécanisme qui restera opérationnel pendant les trois prochaines années et qui financera des projets industriels par le biais de primes fixes par tonne de CO₂ évitée, dans le but d'accélérer l'exécution d'investissements qui rencontrent actuellement des difficultés pour accéder au financement.

De plus, tant le Fonds d'Innovation que le Fonds de Modernisation élargiront leur portée et renforceront leur capacité financière pour promouvoir des technologies de pointe et faciliter la modernisation énergétique des États membres à revenu plus faible.

Plus de secteurs dans le ETS

La proposition élargit également progressivement la portée sectorielle du marché européen du carbone. Dans le domaine de l'aviation, le système couvrira, à partir de 2029, les vols à destination de pays situés dans un rayon de 5 000 kilomètres de l'Union Européenne, une mesure qui sera accompagnée d'un soutien accru aux combustibles durables pour l'aviation (SAF). "Nous n'exigeons rien de personne que nous ne nous soyons pas exigé à nous-mêmes", a déclaré Hoekstra en défendant cette extension.

Dans le transport maritime, Bruxelles propose de renforcer le système en incorporant des embarcations de plus petite taille et en créant le mécanisme SMAP, destiné à réinvestir une partie des revenus obtenus du secteur maritime lui-même dans des projets de décarbonisation du transport naval. Enfin, la Commission envisage d'incorporer de manière progressive l'incinération des déchets municipaux entre 2031 et 2034, établissant un système de conformité progressive qui commencera par une obligation équivalente à 25 % des émissions en 2031 et atteindra 100 % en 2034.

Avec cette réforme, la Commission européenne cherche à maintenir le ETS comme le principal moteur économique de la politique climatique européenne, mais en modifiant substantiellement son fonctionnement. La logique cesse d'être uniquement de payer pour polluer pour évoluer vers un système dans lequel la possibilité de continuer à émettre pendant la transition est conditionnée à la démonstration d'investissements tangibles en décarbonisation, renforçant ainsi le lien entre compétitivité industrielle, financement vert et respect des objectifs climatiques de l'Union européenne.

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CONTENU GÉNÉRÉ PAR L'IA

¿En qué punto de la tramitación parlamentaria europea se encuentra la reforma del Régimen de Comercio de Derechos de Emisión y qué pasos quedan para su aprobación final?

La gran reforma del Régimen de Comercio de Derechos de Emisión de la UE (EU ETS) ligada al paquete Fit for 55 ya terminó su tramitación parlamentaria: el Parlamento Europeo y el Consejo la adoptaron en 2023 y está en fase de aplicación, no de procedimiento legislativo. Lo que está ahora en curso en Bruselas son ajustes puntuales (por ejemplo, sobre la reserva de estabilidad del mercado del nuevo ETS2) y la preparación de una nueva revisión estructural para el periodo 2031‑2040. En paralelo, Estados como España están retrasados en la trasposición de la Directiva (UE) 2023/959, lo que ha llevado a la Comisión a acudir al TJUE. Por tanto, en sentido estricto, hoy no quedan pasos formales de “aprobación final” de la gran reforma: lo pendiente es su implementación y, por otro lado, nuevas reformas que apenas empiezan su ciclo legislativo.

1. Reforma principal del EU ETS (Fit for 55): procedimiento cerrado

La revisión profunda del EU ETS se aprobó dentro del paquete climático Fit for 55. Según la información del Consejo, la directiva de reforma (incluida la Directiva (UE) 2023/959) fue acordada en trílogos a finales de 2022, adoptada formalmente por el Consejo en abril de 2023 y ya figura como “adoptada” en los resúmenes oficiales del sistema de comercio de emisiones del Consejo, que se complementan con el resumen general del RCDE en EUR‑Lex y las explicaciones del Parlamento Europeo sobre el sistema y su reforma en este artículo.

En la práctica, esto significa que:

  • El Parlamento Europeo ya votó el texto resultante del acuerdo político.
  • El Consejo lo adoptó como último paso del procedimiento legislativo ordinario.
  • La directiva fue publicada en el DOUE y ha entrado en vigor; ahora se centra en su aplicación y transposición.

Entre los cambios ya vigentes figuran la mayor ambición de reducción (–62 % de emisiones en 2030 frente a 2005), la inclusión progresiva del sector marítimo, la eliminación gradual de derechos gratuitos hasta 2034 y la creación del nuevo ETS2 para edificios y transporte por carretera, explicados también en análisis sectoriales como el del periódico Demócrata sobre el sistema europeo de comercio de emisiones [enlace] y otros resúmenes especializados como los de Energía y Sociedad o EQA.

2. Estado actual: aplicación y problemas de transposición

La fase en la que está hoy esta reforma es de implementación. La Comisión Europea ha iniciado procedimientos de infracción contra varios Estados, incluida España, por no haber transpuesto a tiempo la Directiva (UE) 2023/959 y la directiva de aviación 2023/958. En su nota de prensa de 4 de junio de 2026, la Comisión anuncia que lleva a España y Polonia ante el TJUE por esta razón [enlace], asunto que se recoge también en el resumen sobre infracciones para España [enlace] y en el informe general de infracciones de junio [enlace].

En España, esta trasposición se hace vía reforma de la Ley 1/2005, que regula el régimen de comercio de derechos de emisión, como recuerdan tanto el BOE [enlace] y las iniciativas nacionales [enlace] como la nota del Congreso sobre la proposición de ley para modificar esa ley [enlace]. El periódico Demócrata ha seguido de cerca esa trasposición española y las dificultades políticas asociadas [enlace] y [enlace].

3. Reformas en curso: ETS2 y revisión post‑2030

Aunque la gran reforma está cerrada, sí hay expedientes legislativos en marcha vinculados al sistema:

  • Reserva de estabilidad del mercado del ETS2: el Consejo y el Parlamento alcanzaron un acuerdo provisional el 11 de junio de 2026 sobre la modificación específica de la reserva de estabilidad del mercado para el ETS2 [enlace]. Demócrata detalla la posición del Parlamento Europeo y cómo esta votación abre la puerta a los trílogos con los Estados para “culminar la reforma” [enlace], después de que los embajadores de los 27 fijaran la posición del Consejo [enlace].
  • Revisión estructural 2031‑2040: la Comisión está preparando una propuesta para revisar el EU ETS y la Reserva de Estabilidad del Mercado para 2031‑2040. En mayo de 2026 organizó una mesa redonda de alto nivel con partes interesadas para alimentar esa revisión [enlace], en línea con el mandato político del Consejo Europeo y la actualización de los objetivos climáticos hacia 2040 [enlace].

Además, la Comisión va adoptando normativa de ejecución (valores de referencia, calendarios de subastas, indicadores de superávit, etc.) como se recoge en notas específicas sobre benchmarks 2026‑2030 [enlace], preguntas y respuestas sobre puntos de referencia [enlace], publicación del TNAC y funcionamiento de la Reserva de Estabilidad del Mercado [enlace], colocación de derechos en la reserva [enlace], calendarios de subastas revisados para 2026 [enlace] y la suspensión de determinadas subastas ligadas al Mecanismo de Recuperación y Resiliencia [enlace], así como ajustes del reglamento de seguimiento y notificación [enlace].

4. Pasos que quedan en los expedientes aún abiertos

En los dos frentes vivos, los pasos formales son los típicos del procedimiento legislativo ordinario:

  • Para la modificación de la reserva del ETS2: refrendo del acuerdo provisional por las comisiones competentes y el Pleno del Parlamento; aprobación formal por el Consejo; revisión jurídico‑lingüística; publicación en el DOUE y entrada en vigor.
  • Para la futura revisión 2031‑2040 del EU ETS: presentación de la propuesta de la Comisión; fijación de la posición del Parlamento (comisión ENVI + Pleno) y del Consejo; trílogos hasta un acuerdo político; votación final en ambas instituciones; publicación y posterior transposición nacional.

Mientras tanto, el núcleo de la reforma que preguntabas ya es derecho vigente y el foco está en cómo se aplica sobre el terreno (ETS “clásico” y ETS2) y en cómo se calibra su próxima revisión para conciliar objetivos climáticos y competitividad, debate que Demócrata viene cubriendo en profundidad en piezas recientes sobre la presión de algunos Estados para cambiar el diseño del mercado de carbono y la defensa del ETS por otros gobiernos, incluido el español [enlace], [enlace], [enlace], [enlace] y [enlace].

Para completar el panorama normativo relacionado, pueden consultarse también la explicación original de la Comisión sobre el paquete climático [enlace], el documento de compromiso del Consejo de noviembre de 2023 [enlace], y la información de contexto jurídico interno como la ley española 1/2005 y sus reformas [enlace] y el proyecto de ley estatal que transpone la última revisión [enlace], así como aproximaciones divulgativas sobre los derechos de emisión de GEI [enlace] y sobre su configuración en el mercado europeo de carbono [enlace].

¿Podrías resumirme cuáles son los principales cambios sustantivos que introdujo la Directiva (UE) 2023/959 en el EU ETS? ¿En qué estado concreto está la trasposición en España de esa reforma del comercio de derechos de emisión y qué partidos la apoyan u obstaculizan en el Congreso? ¿Qué impacto económico y en precios de la energía se espera del ETS2 a partir de 2028 para hogares e industria?

¿Cuáles son las competencias principales de la vicepresidenta ejecutiva para una Transición Limpia, Justa y Competitiva de la Comisión Europea, Teresa Ribera, y cuál ha sido su trayectoria política?

Teresa Ribera es, desde el 1 de diciembre de 2024, vicepresidenta ejecutiva para una Transición Limpia, Justa y Competitiva y comisaria de Competencia de la Comisión Europea, con un papel central en la aplicación del Pacto Verde, la política energética y la modernización de las normas de competencia. Su cartera combina la dirección estratégica de la transición climática e industrial de la UE con el control del mercado único, incluidas las grandes fusiones y las plataformas digitales. Antes fue ministra para la Transición Ecológica y vicepresidenta del Gobierno de España, y es una dirigente del PSOE con larga trayectoria en políticas de clima, energía y agua.

Competencias de la vicepresidencia ejecutiva

Según el perfil oficial de la Comisión Europea, la cartera de Ribera integra dos grandes bloques: la coordinación de la Transición Limpia, Justa y Competitiva y la política de Competencia (perfil en la Comisión, versión en inglés). Entre sus responsabilidades destacadas figuran:

  • Aplicar y actualizar el Pacto Verde Europeo, asegurando el cumplimiento de los objetivos climáticos de 2030 y preparando la arquitectura posterior a 2030.
  • Impulsar un Pacto por una Industria Limpia, con un nuevo marco de ayudas de Estado para la descarbonización industrial y el despliegue de tecnologías limpias, tal como detalló en su audiencia ante el Parlamento Europeo, donde anunció una ley para acelerar la descarbonización industrial y un «nuevo Plan Europeo de Adaptación al Cambio Climático» (propuestas legislativas en Demócrata, nota del Parlamento Europeo).
  • Dirigir la estrategia energética para reducir precios, dependencia fósil y pobreza energética, con especial atención a renovables e hidrógeno. En distintos foros ha subrayado el papel del hidrógeno renovable para la seguridad y autonomía energética de Europa (acto sobre hidrógeno, red troncal de hidrógeno).
  • Garantizar que la transición sea socialmente justa, orientando fondos y marcos fiscales hacia la vivienda, el empleo de calidad y el apoyo a los territorios más vulnerables, línea que ya defendió como ministra responsable también del reto demográfico (biografía en La Moncloa).
  • Reformar la política de competencia de la UE: revisar las directrices de fusiones para equilibrar resiliencia industrial y preservación de la competencia, combatir adquisiciones que frenen la innovación y simplificar las normas de ayudas de Estado, como se analiza en varias piezas de Demócrata (reforma de fusiones, directrices de concentraciones, “laberinto de las fusiones”).
  • Velar por la aplicación de la Ley de Mercados Digitales (DMA) y otras normas clave para limitar el poder de las grandes tecnológicas, como ha recalcado en su defensa de la regulación digital europea (ley de mercados digitales).

Su vínculo con el Pacto Verde y la agenda industrial y social queda reforzado en sus audiencias y entrevistas, donde insiste en que la UE debe evitar una “carrera a la baja” regulatoria y mantener altos estándares ambientales y sociales, también frente a China y Estados Unidos (entrevista sobre competitividad, posición sobre estándares).

Nombramiento y encaje en el Colegio de Comisarios

Ribera fue propuesta por Ursula von der Leyen como vicepresidenta ejecutiva y comisaria de Competencia el 17 de septiembre de 2024 (cobertura de RTVE, pieza de Gaceta Médica). Superó las audiencias parlamentarias, detalladas por el periódico Demócrata (preguntas del Parlamento Europeo, análisis sobre su confirmación, Quién es quién en la nueva Comisión) y fue aprobada por el Pleno a finales de noviembre de 2024 (votación en la Eurocámara, síntesis en inglés), iniciando su mandato el 1 de diciembre de 2024 (biografía en español, perfil en alemán, en francés, en italiano).

Trayectoria política y perfil

Teresa Ribera Rodríguez (Madrid, 1969) es jurista y funcionaria de carrera del cuerpo de Administradores Civiles del Estado. Su biografía institucional recoge una sólida especialización en medio ambiente y cambio climático (ficha en el Congreso, perfil en La Moncloa, currículum en Transparencia, síntesis biográfica).

Miembro del PSOE desde 2011, está considerada una de las figuras socialdemócratas europeas de referencia en transición energética y regulación económica. Diversos análisis de Demócrata subrayan que ha construido un perfil propio dentro de la Comisión, también en debates sensibles como la política energética, Oriente Medio o las sanciones a grandes tecnológicas (tensiones con Von der Leyen, coordinación en la multa a Google, respuesta a la extrema derecha, ventajas de la UE, futuro energético europeo, Europa eficaz ante amenazas, simplificación del Pacto Verde, españoles en la Comisión, 40 años de España en la UE, cuatro décadas de España en la UE, reunión con Mikel Torres, agenda en Bruselas, reunión con Ernest Urtasun, alianza de hidrógeno).

¿Qué propuestas legislativas concretas ha impulsado Teresa Ribera desde que asumió la Vicepresidencia Ejecutiva en la Comisión Europea? ¿Cómo se coordinan las competencias de Teresa Ribera con las de otros vicepresidentes ejecutivos, como los encargados de Prosperidad o Soberanía Tecnológica? ¿Qué diferencias hay entre la política climática que Ribera impulsó en España y la que está tratando de aplicar ahora a escala europea?

¿Qué requisitos legales deben cumplir las empresas para acceder a los derechos gratuitos de emisión según la regulación europea?

Las empresas que quieran acceder a derechos gratuitos de emisión en la UE deben, en esencia, estar cubiertas por el Régimen Europeo de Comercio de Derechos de Emisión (RCDE-UE o EU ETS), disponer de una autorización de emisión de gases de efecto invernadero vigente, presentar datos de actividad histórica verificados y cumplir de forma estricta con las obligaciones de seguimiento, notificación y verificación (MRV). Además, la cantidad gratuita que reciben se calcula según “benchmarks” de eficiencia y se condiciona cada vez más a la exposición a fuga de carbono y a la adopción de medidas de descarbonización. En España, estas reglas europeas se aplican a través de la administración competente (Ministerio para la Transición Ecológica y comunidades autónomas), que tramita y valida la asignación gratuita. A continuación se desglosan los requisitos esenciales.

1. Estar dentro del ámbito del RCDE-UE

El primer requisito legal es que la instalación o actividad esté incluida en el ámbito de aplicación de la Directiva 2003/87/CE (y sus modificaciones), es decir, que realice actividades intensivas en emisiones de CO₂, N₂O u otros gases listados, por encima de determinados umbrales de capacidad (por ejemplo, centrales térmicas, refinerías, siderurgia, cemento, vidrio, papel, química, etc.). Si la actividad no está cubierta por el RCDE-UE, no puede recibir derechos gratuitos de emisión.

2. Autorización de emisión y plan de seguimiento

La empresa debe disponer de:

  • Autorización de emisión de gases de efecto invernadero expedida por la autoridad nacional (en España, de acuerdo con la Ley de Cambio Climático y su normativa de desarrollo).
  • Plan de seguimiento aprobado, describiendo cómo se miden y calculan las emisiones y los niveles de actividad, conforme al Reglamento de Seguimiento y Notificación (MRR).

Sin esta autorización y sin un sistema de seguimiento aprobado, la instalación no puede ser tenida en cuenta en los ejercicios de asignación gratuita.

3. Presentación de datos de actividad histórica verificados

Para cada período del RCDE-UE (actualmente 2021‑2030), las empresas deben remitir a la autoridad competente datos de:

  • Niveles de actividad histórica (producción, consumo de calor, etc.) en un periodo de referencia determinado.
  • Datos de emisiones y parámetros relevantes para aplicar los benchmarks sectoriales.

Estos datos deben estar verificados por un verificador acreditado, siguiendo el Reglamento de Verificación y Acreditación. La falta de verificación correcta o la presentación fuera de plazo puede suponer la exclusión de la asignación gratuita o la reducción de la misma.

4. Cumplir los criterios de cálculo por “benchmarks” y fuga de carbono

En la fase actual del RCDE-UE, la asignación gratuita se basa en:

  • Valores de referencia (benchmarks) de emisiones por unidad de producto, definidos a nivel europeo para cada producto o subinstalación.
  • Clasificación de sectores en riesgo de fuga de carbono: los sectores que figuran en la lista de fuga de carbono pueden recibir un mayor porcentaje de asignación gratuita; los que no, ven reducida la proporción de derechos gratuitos.

La empresa debe demostrar que su actividad encaja en los códigos NACE o PRODCOM y en las descripciones técnicas del benchmark aplicable. Si no se ajusta a ningún benchmark de producto, se aplican metodologías más genéricas (calor, combustible, emisiones de proceso), normalmente menos favorables.

5. Participar en los procedimientos nacionales de asignación

Cada Estado miembro prepara un “Plan Nacional de Asignación” o, en la etapa actual, una lista de instalaciones y niveles de asignación para toda la década. Para recibir derechos gratuitos, la empresa debe:

  • Presentar su solicitud de asignación dentro de los plazos establecidos por la autoridad nacional.
  • Responder a requerimientos de información adicional y subsanar posibles errores en los datos remitidos.
  • Aceptar las verificaciones y controles que puedan realizar tanto la autoridad nacional como la Comisión Europea.

Si la instalación inicia, reduce significativamente su capacidad o cesa su actividad, debe notificarlo, porque ello puede implicar la revisión a la baja o cancelación de la asignación gratuita.

6. Condicionalidades de eficiencia y descarbonización

La regulación europea ha introducido una condicionalidad creciente ligada a la eficiencia energética y a la transición climática. Entre otros aspectos, se exige:

  • Realizar auditorías energéticas o disponer de sistemas de gestión energética o ambiental certificados en determinados casos.
  • Demostrar que no se está recibiendo una compensación excesiva respecto al riesgo real de fuga de carbono, coordinando la asignación gratuita con otras ayudas (por ejemplo, compensaciones de costes indirectos de CO₂).

El incumplimiento de estas obligaciones puede derivar en reducciones de la asignación gratuita o en la devolución de derechos asignados indebidamente.

7. Cumplimiento continuo del régimen y posibles sanciones

Finalmente, para mantener los derechos gratuitos, la empresa debe cumplir año a año con:

  • La entrega de derechos de emisión equivalente a sus emisiones verificadas.
  • La presentación de informes de emisiones verificados, dentro de los plazos legales.
  • La atención a inspecciones y requerimientos de la autoridad competente.

En caso de incumplimiento grave (no entrega de derechos, falsedad en los datos, etc.), además de sanciones económicas significativas, la empresa puede ver revisada o incluso suprimida su asignación gratuita futura.

¿Qué obligaciones específicas tienen las empresas españolas incluidas en el RCDE-UE para solicitar y mantener la asignación gratuita de derechos? ¿Cómo se calculan en la práctica los derechos gratuitos que recibe una instalación concreta según los benchmarks europeos? ¿Qué cambios principales se han introducido en la asignación gratuita con la reforma reciente del RCDE-UE y el paquete “Fit for 55”?

Jouer

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¿Cuál es el objetivo de reducción de emisiones netas que la Unión Europea pretende alcanzar para 2040 según la propuesta de reforma del ETS?

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¿Qué ocurrirá con los derechos gratuitos de emisión a partir de 2031 según la propuesta de la Comisión Europea?

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¿Qué porcentaje de derechos gratuitos recibirán inicialmente las empresas tras publicar sus planes de inversión en descarbonización?

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Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?