MÉS a réclamé au Gouvernement que "mette à l'écart" le responsable de la Guardia Civil aux Baléares, Alejandro Hernández, après que ce dernier ait soutenu qu'il n'y avait pas de disproportion dans le dispositif qui a abouti à l'arrestation de deux activistes accusées d'avoir causé des dommages à cinq agences immobilières de Santa Maria, à Majorque.
Le député de MÉS per Mallorca au Congrès, Vicenç Vidal, a présenté à la Chambre basse une série de questions écrites adressées à l'Exécutif central dans lesquelles il demande le licenciement de Hernández, qui mardi dernier a défendu l'action et l'enquête de la Guardia Civil qui a abouti à l'arrestation des jeunes femmes.
Vidal considère "inacceptable" qu'il "nie tout excès", au lieu d'enquêter sur les "humiliations dénoncées par les deux jeunes activistes".
Le dirigeant écosouverainiste soutient que les déclarations du chef de la Guardia Civil dans les îles le "rendent inéligible" pour rester en poste et a demandé au Gouvernement de préciser s'il soutient ou non les paroles de Hernández. "Le silence des plus hauts responsables politiques du PSOE est de plus en plus préoccupant", a-t-il indiqué.
À son avis, un État démocratique "ne peut pas normaliser" des actions policières "discutables" ni se défendre avant d'éclaircir complètement toutes les dénonciations formulées.