Extension | Égalité entre la droite et la gauche lors d’élections serrées en Nouvelle-Zélande

Les élections en Nouvelle-Zélande laissent un nul technique entre les blocs et placent le centriste Parti de la Chance comme arbitre du prochain gouvernement.

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Elecciones 29N · Encuestas

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Media a 7 de noviembre de 2026 · 11 institutos

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Media del último estudio de cada instituto en 30 días y su evolución semanal desde el 23J. Partidos con al menos un 2 %.

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Elecciones generales del 29 de noviembre · Demócrata

Le Parti national du Premier ministre néo-zélandais en exercice, Christopher Luxon, et le Parti travailliste de l’ancien Premier ministre Chris Hipkins se disputent, vote par vote, le succès aux élections générales tenues ce samedi, des élections au cours desquelles le centriste Parti de l’Opportunité (Opportunity), dirigé par Qiulae Wong, pourrait devenir un élément clé pour mettre en place le prochain gouvernement.

Le Parti travailliste de Chris Hipkins s’est imposé comme la force la plus votée avec 29,4% et 36 sièges, légèrement devant le Parti national, qui obtient 29,2% des suffrages, mais cela se traduit par 42 députés. Avec ce partage, les deux blocs sont obligés de négocier avec d’autres formations pour tenter de consolider une majorité stable.

Le parti de Luxon cherchera à s’appuyer sur ACT, qui recueille 10,9% et 13 députés, et sur NZP, avec 9,8% et 12 représentants, ce qui porterait son bloc à 61 sièges, encore en deçà des 67 nécessaires pour reconduire l’actuelle coalition de gouvernement et assurer le contrôle de la Chambre.

De l’autre côté, les travaillistes aspirent à tisser une alliance avec le Parti vert (13,3% et 16 sièges) et le parti maori Te Pati Maori (0,6% et 5 sièges), un scénario qui laisserait le Parti de l’Opportunité, avec 6% des voix et 7 députés, comme arbitre décisif pour faire pencher la balance vers l’un ou l’autre bloc.

"Le National est encore une fois le plus grand parti du Parlement et nous avons une voie pour former le prochain gouvernement, mais il faut que je vous dise maintenant même que c’est trop serré", a expliqué Luxon dans ses premières déclarations après que le résultat définitif a été connu.

Il a également exprimé le "incroyable honneur" qu’il ressent pour le soutien qui lui a été accordé par les électeurs. "Je ressens une grande énergie", a-t-il ajouté.

De son côté, le leader travailliste, Chris Hipkins, a reconnu que "nous mettrons peut-être un peu plus de temps à savoir exactement" le résultat. "Chaque vote compte et il faut tous les compter", a-t-il plaidé avant de lancer un appel à l’engagement de tous les partis politiques "pour travailler ensemble et chercher des espaces communs".

Le dépouillement est conditionné par le soi-disant 'overhang' ou excès de représentation, une particularité du système proportionnel mixte en Nouvelle-Zélande qui pourrait faire passer la Chambre des 120 députés habituels jusqu’à un maximum de 131, en fixant la majorité absolue à 66 sièges.

Dans ce contexte, Nacional et Te Pati Maori pourraient obtenir davantage de représentants par circonscription que ceux qui leur reviendraient selon leur pourcentage de voix sur les listes nationales.

Dans le cas des conservateurs, les premières projections ont même fini par exclure du Parlement des figures historiques comme la ministre des Finances, Nicola Willis, et le président de la Chambre, Gerry Brownlee.

Les Verts s’en prennent au système électoral

Dans le bloc progressiste, la co-cheffe des Verts, Chloe Swarbrick, a averti que « le système a été manipulé » et a réclamé un débat constitutionnel sur le fonctionnement de la démocratie néo-zélandaise.

Bien qu’elle ait admis que son parti part d’une position compliquée pour entrer au Gouvernement, elle a souligné que « il est trop tôt pour crier victoire » en raison des votes spéciaux encore en attente de dépouillement.

Swarbrick a en outre remis en question les changements introduits par l’exécutif de Luxon dans les règles d’inscription électorale, assurant que certaines personnes ont rencontré des difficultés pour s’inscrire et exercer leur droit de vote, tout en affirmant que le Gouvernement « a menti » au sujet des raisons de ces mesures et que l’incertitude et les modifications législatives ont influencé le résultat du scrutin.

Depuis la formation, ils ont également défendu leur travail pendant la campagne et ont critiqué la gestion du Gouvernement sortant. « Les Néo-Zélandais méritent quelque chose de mieux », ont-ils tranché, en réaffirmant une politique capable de dépasser les divisions.

La confrontation constitue un examen pour Luxon, dont le parti n’a pas réussi à dissiper totalement les doutes sur sa capacité à alléger le coût de la vie et à relancer l’économie. Dans le même temps, le travaillisme de Chris Hipkins n’a pas réussi à s’imposer comme alternative suffisante, tandis qu’une partie significative de l’électorat a choisi de renforcer les formations minoritaires.