L’un de ces neuf noms succédera à Trump à la présidence des États-Unis en 2028 : qui peut gagner ?

Le prochain président des États-Unis peut être aujourd’hui à la vice-présidence, dans un gouvernement de l’État ou sur un siège du Congrès. Il peut aussi s’agir de quelqu’un qui a déjà tenté d’arriver à la Maison-Blanche et a échoué. Les élections présidentielles de 2028 auront lieu le 7 novembre, mais la bataille pour décider qui apparaîtra sur les bulletins commence bien avant

fotonoticia 20261104015935 1920

fotonoticia 20261104015935 1920

Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Demandez à FREN

Publié

Dernière mise à jour

8 minutes

Les plus lus

Elecciones 29N · Encuestas

La media de las encuestas

Media a 7 de noviembre de 2026 · 11 institutos

  • PP31,0 %
  • PSOE26,2 %
  • Vox19,5 %
  • Frente Amplio6,6 %
  • ERC2,4 %
  • SALF2,2 %
  • Podemos2,1 %
01020304050ene 2024jul 2024ene 2025jul 2025ene 2026jul 2026

Media del último estudio de cada instituto en 30 días y su evolución semanal desde el 23J. Partidos con al menos un 2 %.

Todas las encuestas

Elecciones generales del 29 de noviembre · Demócrata

Le prochain président des États-Unis pourrait se trouver parmi ces neuf noms. Les élections de 2028 obligeront les républicains à chercher un remplaçant pour Donald Trump et placeront les démocrates devant une décision différente : reconquérir une figure connue ou parier sur un autre leadership. Vance, Ossoff, Harris et Rubio apparaissent dans une course qui n’a pas encore de candidatures définitives ni de favori incontestable

Il existe une différence par rapport aux campagnes précédentes : Donald Trump ne peut pas être de nouveau élu en vertu de la Constitution en vigueur. Le Vingt-deuxième Amendement empêche une personne d’être élue président plus de deux fois, même si les mandats n’ont pas été consécutifs. Son nom pourra continuer à conditionner les primaires républicaines ; une troisième élection présidentielle est interdite constitutionnellement.

Le renouvellement du Congrès a accéléré les discussions sur le remplacement. Reuters décrit un champ démocrate ouvert, avec de nombreux responsables évaluant leurs options, tandis que les républicains affrontent la difficulté de conserver les partisans de Trump et de reconquérir les électeurs qui se sont éloignés du parti.

Les neuf profils suivants sont une sélection de possibles postulants, et non une liste fermée de candidats. Leur intérêt réside dans le fait qu’ils représentent des voies différentes vers la présidence. Certains peuvent se présenter comme des héritiers ; d’autres, comme une correction. Et ce qui permet de gagner des primaires ne suffit pas toujours pour vaincre ensuite le parti adverse.

JD Vance : le vice-président qui a besoin de sa propre voix

JD Vance occupe la position la plus visible parmi les successeurs républicains possibles. La vice-présidence lui apporte une exposition nationale et un lien direct avec l’Administration de Trump. Elle lui attribue aussi une partie de son bilan.

Sa candidature devrait répondre à une question difficile : qu’est-ce qui continuerait et qu’est-ce qui changerait. Défendre sans nuances le président peut faciliter la connexion avec ses partisans, mais cela limite la capacité d’offrir une nouvelle étape aux électeurs mécontents.

Rompre trop tôt pose le problème inverse. Vance aurait besoin de construire une identité propre sans transformer cette opération en confrontation avec le dirigeant qui conserve une influence énorme sur le parti. Cette tension entre continuité et autonomie marquerait sa carrière, s’il décide finalement de se présenter.

Jon Ossoff : démontrer que la Géorgie peut être une plateforme nationale

Le sénateur Jon Ossoff offre aux démocrates un argument territorial : son parcours électoral s’est construit en Géorgie, un État central dans la confrontation entre les deux partis. Sa possible candidature permettrait de défendre que la route vers la Maison-Blanche passe par la compétition là où le résultat n’est pas acquis.

La question est de savoir combien de cet attrait peut être transféré au reste du pays. Remporter une élection au Sénat et organiser une candidature présidentielle sont des épreuves différentes. La seconde exige de collecter des fonds, de recruter des équipes et de persuader des électeurs avec des priorités très différentes dans une succession de primaires.

Ossoff figure parmi les noms que le Council on Foreign Relations identifie pour 2028. Sa présence dans ces listes atteste d’un intérêt politique, pas d’une décision de se présenter. Le saut à accomplir consiste à transformer une position en vue au Sénat en une proposition nationale reconnaissable.

Marco Rubio : une expérience à offrir pour un relais sans rupture

Marco Rubio combine une trajectoire au Sénat, une campagne présidentielle antérieure et sa responsabilité actuelle de secrétaire d’État. C’est un profil différent de celui de Vance : il peut invoquer une expérience diplomatique et une connaissance prolongée du Parti républicain.

Cette expérience serait un atout, mais elle le relie aussi aux décisions internationales de l’Administration. Il ne pourrait pas se présenter aux électeurs comme un observateur étranger à sa politique étrangère.

Son espace potentiel se situerait auprès de ceux qui cherchent une continuité républicaine avec un autre style de leadership. L’obstacle consiste à les convaincre qu’il propose une alternative à lui, tout en réunissant suffisamment de soutien au sein d’un parti dont la transformation a été dominée par Trump.

Kamala Harris : l’avantage d’être connue et le poids d’avoir perdu

Kamala Harris part avec un degré de reconnaissance que d’autres candidats devraient construire pendant des mois. Elle a été vice-présidente et candidate à la présidentielle en 2024. Les électeurs savent qui elle est ; le défi serait d’expliquer pourquoi une nouvelle campagne aurait un résultat différent.

Son possible retour obligerait les démocrates à évaluer deux choses en même temps : les ressources et l’expérience qu’elle apporte, et l’opportunité de redonner la parole à celle qui a perdu face à Trump.

Harris n’a pas refermé son avenir. Après les élections législatives, elle a confié à Associated Press qu’elle veut jouer un rôle, indépendamment de sa décision de se représenter. Cette formulation laisse la candidature ouverte sans la tenir pour annoncée.

Pour elle, l’épreuve ne consisterait pas à se représenter de nouveau face au pays. Il s’agirait de parvenir à ce que le pays la regarde d’une autre manière.

Gavin Newsom : partir de Californie sans cesser d’en répondre

Gavin Newsom dispose d’une expérience exécutive et d’une plateforme politique qui transcende la Californie. Son nom apparaît depuis longtemps dans les discussions sur l’avenir démocrate.

Une candidature de sa part porterait au débat national le bilan de sa gestion. Ses rivaux auraient à portée de main des questions comme le logement, le coût de la vie ou la situation des personnes sans abri. Sa campagne devrait expliquer quelle part de l’expérience californienne elle propose d’étendre et quels problèmes elle considère comme restant à résoudre.

Le défi est particulièrement pertinent pour un gouverneur : une trajectoire à l’échelle de l’État peut démontrer une capacité de gestion, mais elle offre aussi un historique concret à examiner. Newsom aurait besoin que les électeurs d’autres territoires trouvent des réponses à leurs propres circonstances, au-delà de son affrontement politique avec Trump.

Alexandria Ocasio-Cortez : transformer l’influence en une majorité

Alexandria Ocasio-Cortez représente une autre voie pour les démocrates. Elle est arrivée au Congrès après avoir battu, aux primaires de 2018, Joe Crowley, un dirigeant bien installé du parti, et a pris le siège en janvier 2019. Sa carrière a commencé en démontrant qu’une structure apparemment solide pouvait être vaincue de l’intérieur.

Une candidature présidentielle soumettrait cette expérience à une échelle différente. Elle devrait transformer son influence politique et son identification à l’aile progressiste en une coalition capable de se mesurer dans des États aux électorats très différents.

La question pour Ocasio-Cortez serait de savoir jusqu’où elle peut élargir son soutien en conservant les positions qui l’ont rendue reconnaissable. Pour le parti, sa candidature éventuelle ouvrirait une discussion sur le programme avec lequel elle entend reconquérir la présidence, en plus de la personne qui devrait la conduire.

Josh Shapiro : l’argument de la Pennsylvanie

Josh Shapiro dispose d’un atout facile à expliquer lors de primaires : il gouverne la Pennsylvanie, l’un des États où se décide une part importante de la compétition présidentielle.

Cela permet d’envisager une candidature depuis l’expérience de disputer un territoire dont les deux partis ont besoin. C’est un argument différent de la notoriété nationale ou de la force au sein d’un courant idéologique.

Mais une victoire au niveau des États ne se transforme pas automatiquement en victoire présidentielle. Shapiro devrait transférer son profil de gouverneur à des débats nationaux et construire une organisation qui fonctionnerait en dehors de la Pennsylvanie.

Sa candidature potentielle mettrait à l’épreuve une hypothèse récurrente chez les démocrates : le fait de choisir quelqu’un de compétitif dans un État disputé peut aider à rassembler la coalition nécessaire pour gagner le pays.

Pete Buttigieg : une seconde chance avec davantage d’expérience

Pete Buttigieg connaît déjà une campagne présidentielle. Il a été maire de South Bend, a concouru pour l’investiture démocrate en 2020 et a ensuite dirigé le Département des Transports pendant la présidence de Joe Biden.

Son parcours lui permettrait de revenir avec une expérience fédérale ajoutée à l’expérience municipale. L’Institut de Politique de l’Université de Chicago recense aussi son service militaire en Afghanistan et sa victoire en délégués lors des caucus démocrates de l’Iowa de 2020.

Le défi d’une nouvelle candidature consisterait à élargir la coalition qu’il avait réussi à obtenir à l’époque. Avoir déjà fait campagne facilite la connaissance du processus, mais laisse aussi une référence avec laquelle comparer la campagne suivante.

Buttigieg devrait prouver que cette fois-ci il peut maintenir son soutien au-delà des premiers États et réunir les délégués nécessaires pour remporter l’investiture.

Ron DeSantis : revenir après ne pas avoir réussi avec Trump

Ron DeSantis représente la possibilité d’un second essai républicain depuis l’extérieur de l’Administration fédérale. Son profil est lié au Gouvernement de Floride et à un parcours conservateur propre.

Pour lui, 2028 offrirait une compétition différente de celle de 2024 : Trump ne peut pas être réélu. Cela élimine le rival qui avait dominé cette course, mais ne garantit pas que les difficultés de sa candidature précédente disparaissent.

DeSantis devrait justifier pourquoi, à présent, il peut rassembler le soutien qu’il n’avait pas réussi à obtenir alors. Il faudrait aussi trouver de la place entre une candidature de continuité depuis Washington et d’autres options républicaines.

Son opportunité dépendrait du fait que le parti cherche un relais avec une expérience exécutive à l’échelle de l’État. Son problème serait de le convaincre que ce renouvellement doit être mené par quelqu’un qui a déjà eu une occasion.

Ce que disent les sondages et pourquoi ils ne choisissent encore pas le favori

Les sondages précoces donnent une photographie de la notoriété et des préférences actuelles, mais les résultats changent beaucoup d’une étude à l’autre.

La compilation de RealClearPolling montre, par exemple, que Harvard-Harris plaçait Kamala Harris à 34 % des préférences démocrates dans son sondage du 24 au 26 octobre. AtlasIntel, avec un travail de terrain du 31 octobre au 1er novembre, la situait à 13 %, derrière Ossoff et Ocasio-Cortez, tous deux à 18 %.

La différence apparaît aussi chez les républicains. Harvard-Harris recueillait 40 % pour Vance et 21 % pour Rubio ; AtlasIntel plaçait Rubio à 46 % et Vance à 33 %.

Il ne s’agit pas de pourcentages de chances de devenir président. Ils mesurent des préférences déclarées au sein des univers et des listes de noms de chaque sondage. Ils ne doivent pas non plus être confondus avec les cotations des marchés de prédiction.

Pour évaluer qui progresse, il faudra des signaux plus concrets : annonces de candidature, équipes dans les États, collecte de fonds, soutiens et sondages réalisés après ces mouvements.

Les deux élections que le successeur de Trump doit gagner

Avant de se disputer la Maison-Blanche, chaque candidat doit gagner ou obtenir la nomination de son parti. Ce premier processus peut récompenser un profil différent de celui qui, ensuite, s’avérera le plus compétitif face à l’adversaire.

Pour les républicains, le débat portera sur ce qu’il faut conserver de Trump et ce qu’il faut modifier. Pour les démocrates, sur la manière de transformer l’opposition au président en un programme et en une direction partagés.

La liste ne s’arrête pas non plus à ces neuf noms. Andy Beshear, Gretchen Whitmer, J. B. Pritzker, Cory Booker ou Mark Kelly figurent parmi les candidats possibles recensés par le Council on Foreign Relations. James Talarico attire l’attention nationale, mais cette visibilité ne doit pas, à elle seule, devenir une candidature présidentielle attribuée.

La date électorale est bien fixée : le 7 novembre 2028. D’ici là, les primaires et les conventions devront transformer un ensemble de noms et d’attentes en les candidatures qui s’affronteront pour la présidence.