La gouverneure de Porto Rico, Jenniffer González, a signé ce vendredi une résolution par laquelle elle réclame formellement aux autorités des États-Unis que l'île soit acceptée comme le 51ème état du pays, en "égalité de conditions" avec le reste des territoires qui composent l'Union.
"Aujourd'hui (...) j'ai signé la Résolution Conjointe 66-2026, une mesure administrative qui commémore le 250ème anniversaire de la fondation des États-Unis et confirme la demande d'admission de Porto Rico en tant qu'état de l'Union, en égalité de conditions avec les autres états", a-t-elle annoncé sur ses réseaux sociaux.
La dirigeante a signé le texte lors d'une cérémonie à laquelle ont participé des congressistes, des sénateurs, des membres de son Exécutif et des représentants de différents secteurs de la société civile. Lors de l'événement, elle a souligné que l'initiative "naît de la volonté de notre peuple" et que son objectif est "d'atteindre l'égalité pleine par le biais de la statut d'état" de Porto Rico.
"Les portoricains ont contribué au développement de notre Nation, nous avons défendu ses libertés et nous avons rempli les responsabilités de la citoyenneté américaine. Il revient maintenant au Congrès de répondre à cette volonté et d'exercer son autorité constitutionnelle pour admettre Porto Rico comme état de l'Union", a-t-elle déclaré.
Avec cette étape, la gouverneure se positionne en faveur de l'intégration pleine aux États-Unis, face à d'autres dirigeants portoricains qui soutiennent de conserver le statut actuel ou parient sur l'indépendance.
Porto Rico reste sous l'autorité de Washington depuis 1898, lorsqu'il a été occupé à la fin de la guerre entre l'Espagne et les États-Unis. Bien qu'en 1917 la citoyenneté américaine ait été accordée aux habitants de l'île, le territoire demeure dans une situation de caractère colonial, avec une économie fortement conditionnée par la puissance nord-américaine.
L'île ne paie pas d'impôts fédéraux sur le revenu, mais contribue à la Sécurité Sociale, à l'assurance maladie pour les personnes âgées et aux impôts locaux. De plus, elle reçoit un montant de fonds fédéraux inférieur à celui perçu par les états des États-Unis.