La Justice équatorienne déclare illégale la détention de 28 membres d'équipage de navires coulés par les États-Unis

Un juge équatorien déclare illégale la détention de 28 membres d'équipage de navires coulés par les États-Unis, tandis que 32 autres inculpés restent sous enquête.

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Un total de 28 membres d'équipage qui avaient été arrêtés après les récentes opérations de l'Armée des États-Unis contre des embarcations équatoriennes, supposément liées au gang criminel Los Choneros, le plus grand du pays, ont été libérés. Au total, 60 personnes capturées dans des circonstances similaires ont été traitées : 32 suivront une procédure directe, tandis que la détention des 28 autres a été considérée comme illégale.

Au cours des derniers jours, la Justice équatorienne a tenu au moins deux audiences liées à ces marins, arrêtés après l'interception et le naufrage ultérieur, par le Commandement Sud de l'Armée américaine (SOUTHCOM), des embarcations "Conquista II", "OM2" et "María Candelaria". Le journal "Primicias" a fait référence à ces navires comme des "bateaux artisanaux".

La première audience a eu lieu le 5 septembre et a concerné 28 membres d'équipage du "OM2" et "Conquista II". Lors de cette procédure, le juge a déclaré la détention illégale et a ordonné leur libération immédiate, selon le même média. La deuxième audience a eu lieu trois jours plus tard contre 32 autres personnes, 24 du "María Candelaria" et huit du "Conquista II". Dans ce deuxième cas, les faits ont été qualifiés de flagrants, la détention a été validée et le Parquet a ouvert une instruction pour un présumé délit d'association directe.

Entre-temps, la résolution d'une audience de "habeas corpus" demandée par des organisations de Droits de l'Homme et des familles des membres d'équipage du "Conquista II" reste en attente.

Entre le 28 août et le 7 septembre, les Forces Armées des États-Unis ont assuré avoir détecté, détruit et coulé dans les eaux du Pacifique cinq supposées stations flottantes de ravitaillement en carburant qui, selon leur renseignement, seraient liées à Los Choneros. Selon "Primicias", il s'agirait des bateaux artisanaux "Los Tres Hermanos", "Conquista II", "OM2" et "María Candelaria", en plus du thonier industriel "Montecristi", dont les 23 membres d'équipage attendent toujours d'être transférés après leur arrestation le 7 dernier.

À ces opérations s'ajoute l'interception et la destruction, ce mardi même, d'une autre supposée station flottante de réapprovisionnement. Selon un message diffusé sur les réseaux par le SOUTHCOM, "elle soutenait des opérations illicites de trafic de drogue en mer dans le Pacifique oriental".

"Sous la direction du Commandement Sud de l'Armée des États-Unis (SOUTHCOM), la Force opérationnelle conjointe de l'Hémisphère occidental (composée des 18 États membres de sa Coalition contre les Cartels des Amériques) a intercepté avec succès une station flottante de ravitaillement qui soutenait des opérations illicites de trafic de drogue dans la mer du Pacifique oriental", a indiqué l'autorité militaire, qui relie à nouveau ces structures aux Choneros.

Selon l'avocat Juan Alvia, membre de l'équipe de défense des pêcheurs arrêtés et consulté par le média cité, ce mardi, le Commandement Sud a également intercepté le bateau artisanal "Don Rufo", à bord duquel se trouvaient 16 pêcheurs.

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