Le président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué ce dimanche qu’il juge « hautement improbable » d’ordonner davantage d’actions militaires contre l’Iran tant que les négociations sur le programme nucléaire iranien et sur la possible réouverture du détroit d’Ormuz continuent d’avancer.
« Démende de si ils signent ou non un accord très fort », a déclaré Trump dans une interview accordée à la chaîne américaine CNN. « La réponse, c’est qu’il est hautement improbable que cela doive devenir nécessaire », a-t-il précisé, une position qu’il a répétée jusqu’à cinq fois au cours de la conversation.
Au cours de l’entretien, Trump a souligné que l’Iran « est un pays défaillant ». « Cette année, ils ont eu 301 % d’inflation. Il est hautement improbable que cela soit nécessaire. Ils les frapperait de nouveau très fort si c’était nécessaire. Je les ai frappés très durement. Vous ne savez pas à quel point je les ai frappés », a-t-il réaffirmé. « Ils sont dévastés financièrement. Nous les avons frappés militairement. Nous pourrions en finir avec eux », a-t-il défendu.
Malgré tout, il a réaffirmé que les États-Unis maintiennent dans la région les moyens militaires nécessaires pour agir si tel est leur choix. « Nous sommes prêts pour ça. J’ai trois porte-avions là-bas. Le troisième vient juste d’arriver. Nous en avons trois. Ils sont totalement prêts et chargés », a-t-il insisté.
Trump a détaillé que le Pentagone a sélectionné de possibles objectifs d’infrastructure à l’intérieur du territoire iranien, comme des centrales électriques et des ponts. « Nous avons 38 ponts que nous pourrions faire s’effondrer en une heure, littéralement. Ils s’effondreraient tous », a-t-il expliqué.
Il n’en demeure pas moins qu’il a précisé que sa préférence est d’éviter la destruction de ces installations. « Je ne veux pas le faire parce qu’il faudrait dix ans pour les reconstruire. Je n’aime pas faire couler des ponts. Un pont est le plus difficile à construire. Il faut des années. Je suis un bon constructeur », a-t-il expliqué.
Il a également affirmé que les défenses antiaériennes iraniennes se trouvent pratiquement épuisées. « C’est imparable parce qu’ils n’ont pas de défense antiaérienne. Tous leurs antiaériens se sont épuisés », a-t-il assuré. D’après ses données, l’Iran ne conserverait que 10 % de ses missiles et 15 % de ses drones. « Beaucoup de leurs usines n’existent déjà plus », a-t-il indiqué. « Il est plus probable que cela ne soit pas nécessaire. Ils ont très envie d’arriver à un accord », a-t-il réitéré.