UNICEF alerte d'une grave malnutrition infantile chronique à Gaza

UNICEF alerte d'une malnutrition chronique préoccupante chez les enfants de Gaza, avec des retards de croissance et une alimentation de mauvaise qualité chez les mineurs.

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UNICEF a averti ce mardi que dans la bande de Gaza, des niveaux "préoccupants" de malnutrition chronique sont enregistrés chez les enfants, une situation qui se traduit par des retards de croissance affectant 12,2 % des enfants de moins de cinq ans.

Selon l'organisation, la dernière enquête SMART reflète un faible taux de malnutrition aiguë infantile, mais met en même temps en évidence une malnutrition chronique alarmante, une alimentation de faible qualité et des niveaux élevés de malnutrition maternelle, ce qui dessine un panorama nutritionnel complexe dans l'enclave palestinienne.

La malnutrition chronique ou retard de croissance, indicateur qui recueille les conditions accumulées de santé et d'alimentation au fil du temps, atteint 12,2 % des enfants de moins de cinq ans, tandis que le surpoids se situe à 4,0 %. La présence simultanée des deux problèmes "indique une mauvaise qualité de l'alimentation, et pas seulement la quantité de nourriture".

Selon les données de l'étude, 73 % des enfants âgés de 6 à 23 mois avaient consommé des aliments peu sains la veille de l'enquête et seulement 22,4 % ont reçu une alimentation minimement acceptable. De plus, environ 37,1 % des enfants de moins de cinq ans ont souffert d'épisodes de diarrhée au cours des deux semaines précédant la collecte d'informations.

"La nutrition des enfants s'améliore lorsque l'aide et les fournitures commerciales leur parviennent, et se détériore aussi rapidement lorsqu'elles n'arrivent pas", a souligné Edouard Beigbeder, directeur régional de l'UNICEF pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, en soulignant que les avancées dans la situation alimentaire "sont fragiles et dépendent d'un accès humanitaire soutenu, d'un financement suffisant et de marchés commerciaux fonctionnels".

"Sans ces conditions, les avancées pourraient être inversées en quelques mois et l'enfance paiera à nouveau le prix le plus élevé", a-t-il insisté, avertissant également que la malnutrition aiguë peut montrer une certaine amélioration en quelques semaines "mais ses effets plus larges ne disparaissent pas".

Face à ce scénario, l'UNICEF réclame un accès humanitaire continu et sans obstacles à la bande de Gaza pour pouvoir fournir des services essentiels de nutrition, de santé, d'eau et d'assainissement, ainsi que garantir l'approvisionnement en combustible et un financement stable. Le sondage lui-même met en évidence les difficultés à atteindre toute la population gazaouie, puisque environ 17 % des habitants de Gaza ont été exclus de l'échantillonnage en raison des restrictions d'accès et de la situation d'insécurité.

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