Les associations de juges et de procureurs progressistes qualifient de démesurée la suspension du vote aux nationalisés par la loi des petits-enfants.

Des juges et des procureurs progressistes critiquent comme disproportionnée la suspension provisoire du vote aux nationalisés par la connue comme loi des petits-enfants.

3 minutes

fotonoticia 20260912110441 1920

fotonoticia 20260912110441 1920

Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Demandez à FREN

Publié

3 minutes

Les plus lus

Juges et Juges pour la Démocratie et l'Union Progressiste des Procureurs ont exprimé ce samedi leur "profonde préoccupation" face à la décision de la Cour Suprême de suspendre de manière provisoire le droit de vote de ceux qui ont obtenu la nationalité espagnole en vertu de la disposition de la Loi de Mémoire Démocratique, connue sous le nom de 'loi des petits-enfants', une mesure qu'ils considèrent disproportionnée car elle affecte directement un droit fondamental.

Dans une note conjointe, les deux associations montrent leur respect institutionnel envers la haute cour, mais adhèrent au critère défendu par la magistrate María Alicia Millán Herrandis dans le vote particulier dissident avec le jugement majoritaire de la Chambre.

Ils soulignent que les mesures provisoires décidées par la Cour Suprême, à la demande de Vox et Iustitia Europa, étendent leurs effets électoraux sur l'instruction donnée en 2022 par le Ministère de la Justice pour appliquer la 'loi des petits-enfants', un texte qui, rappellent-ils, n'a pas été contesté "directement ni indirectement" dans cette procédure.

Les deux organisations alertent également que la Cour Suprême prive du droit constitutionnel de vote des personnes qui "sont espagnoles en vertu d'actes fermes, émis par les organes compétents conformément à la réglementation en vigueur" et qu'elle le fait sans que le groupe concerné "ait été partie au processus et sans qu'un examen individualisé de sa situation ait été réalisé".

Différence de traitement entre Espagnols

Selon la résolution, ces personnes ne pourront pas voter jusqu'à ce que la Cour Suprême rende son jugement, sauf si elles prouvent être des descendants d'exilés pour des raisons politiques. Selon les juges et procureurs progressistes, cette exception "dépend d'une certification" que les intéressés "ne peuvent pas demander", ce qui provoque "une différence de traitement entre les personnes espagnoles d'origine en fonction de la voie par laquelle elles ont accédé à la nationalité, une circonstance qui exige une prudence particulière du point de vue du principe d'égalité".

L'objection centrale des associations se concentre sur la "proportionnalité" de la décision, étant donné qu'elle affecte "l'exercice de droits fondamentaux". Ils rappellent que, tandis que "le risque" que perçoit la Cour Suprême "se projette sur des processus électoraux futurs et encore non convoqués", le "préjudice causé par la suspension est, en revanche, immédiat et concret".

"Lorsque une mesure conservatoire limite les droits fondamentaux d'un nombre très élevé de personnes, il est nécessaire que la pondération soit réalisée avec une rigueur particulièrement intense", soulignent-ils dans leur communiqué.

Ils mettent également l'accent sur le fait que l'existence de critères opposés, même au sein de la propre JEC, met en évidence une "controverse interprétative légitime" qui, à leur avis, doit "être résolue dans le jugement du fond, avec pleine contradiction et avec toutes les garanties".

Ne pas faire de parti pris avec le recensement

Dans ce scénario, ils comptent sur le fait que la procédure, qui a un traitement préférentiel, "soit résolue avec la plus grande célérité possible et, en tout cas, avant que tout processus électoral puisse être convoqué", comme l'a également réclamé le Gouvernement.

Ils réclament en outre que les doutes sur la conformité à la loi de l'instruction du Ministère de la Justice soient canalisés par les mécanismes prévus et exigent des administrations impliquées qu'elles fournissent "des informations claires et accessibles" aux personnes affectées par la suspension du vote, et que le débat soit abordé "avec sérénité", évitant de transformer "le recensement électoral ni les personnes affectées en objet de confrontation partisane".

"Juges et Juges pour la Démocratie et l'Union Progresiste des Procureurs réaffirment leur engagement envers l'intégrité des processus électoraux et, avec la même fermeté, envers la garantie effective du droit de vote de toutes les personnes qui détiennent la nationalité espagnole", conclut la note.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?