Espagne et six autres pays adhèrent à la condamnation des établissements israéliens à l'est de Jérusalem

L'Espagne et six autres pays se joignent à la condamnation internationale du projet de colonies israéliennes dans la zone E1 de la Cisjordanie, à l'est de Jérusalem.

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La France et six autres pays se sont joints ce samedi à la censure de l'annonce du gouvernement israélien concernant l'extension des colonies en Cisjordanie, y compris le projet dans la zone E1, à l'est de Jérusalem, une initiative qu'ils ont qualifiée d'"inacceptable".

"La décision du gouvernement israélien de publier des appels d'offres pour le projet de colonie E1 est inacceptable", ont dénoncé les pays signataires, parmi lesquels figuraient à l'origine la Commission européenne, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Canada, les Pays-Bas et la Norvège.

La déclaration souligne que "la colonie E1 compromettra la perspective de la solution à deux États en ouvrant une brèche en Cisjordanie et en nuisant à la continuité territoriale des Territoires palestiniens" et rappelle à Israël que les colonies en Cisjordanie "sont illégales", comme le stipule "clairement" le droit international.

Pour cette raison, le texte appelle le gouvernement israélien à "retirer ces plans immédiatement et à mettre fin à l'expansion des colonies en Cisjordanie" car "non seulement ils nous éloignent davantage de la paix, mais ils sapent la position internationale d'Israël".

"Les entreprises ne devraient pas envisager de soumettre des offres dans des appels d'offres de construction. Elles doivent être conscientes des conséquences légales et réputationnelles, y compris le risque d'être impliquées dans de graves violations du droit international", ont averti les signataires.

De plus, le communiqué dénonce la "grave instabilité" qui affecte déjà la Cisjordanie, causée en partie par la violence "sans précédent" des colons israéliens contre des civils palestiniens et par les "graves restrictions à l'économie palestinienne", ce qui rend l'expansion des colonies — rejetée "depuis longtemps" par la communauté internationale — "encore plus préoccupante".

Le document incorpore désormais les signatures des dirigeants d'Australie, de Nouvelle-Zélande, de Suède, de Belgique, d'Espagne, d'Autriche, de Grèce et de la République de Chypre. "Nous réitérons notre engagement en faveur d'une paix globale, juste et durable basée sur la solution à deux États. Nous continuerons à agir dans ce sens", ont-ils conclu.

Le projet E1 a été l'objet de critiques et de mobilisations à chaque étape de son exécution et, en fait, une dizaine de pays — parmi lesquels l'Espagne, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne — ont exhorté en mai 2026 leurs entreprises à ne pas participer au processus d'appel d'offres pour les colonies E1 en Cisjordanie.

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