Près de 800 personnes sont tombées malades lors de trois nouveaux épisodes d'intoxication alimentaire liés au programme de repas gratuits soutenu par le gouvernement indonésien. Les cas se sont produits dans différentes régions du pays et touchent principalement des étudiants, dans un nouveau revers pour une initiative qui vise à lutter contre la malnutrition parmi la population infantile.
Le bilan provient de Charles Honoris, membre de la commission parlementaire qui supervise les questions sanitaires, qui a cité des données des départements locaux de la santé. Le plus grand épisode s'est produit à Sidoarjo, à Java Oriental, où 512 étudiants sont tombés malades. À cela s'ajoutent 49 personnes touchées dans la ville de Nganjuk, également à Java Oriental, et 237 autres à Agam, à Sumatra Occidental. Honoris a assuré que les épisodes ne doivent pas être considérés comme des faits isolés.
Le plus grand foyer s'est produit à Sidoarjo
L'épisode le plus nombreux a eu lieu à Sidoarjo, où des centaines d'étudiants ont dû recevoir une assistance après avoir consommé les repas distribués dans le cadre du programme. Le cas avait déjà entraîné la fermeture temporaire de la cuisine désignée comme possible origine de l'intoxication pendant que les vérifications correspondantes sont effectuées.
Le chiffre communiqué par les autorités a varié au cours des premières heures de l'enquête. Reuters a initialement rapporté plus de 500 étudiants touchés et a ensuite recueilli le bilan de 512 fourni par le député Charles Honoris à partir des données sanitaires locales. L'enquête doit déterminer quel aliment ou processus a pu être à l'origine de l'épisode.
Les deux autres foyers élargissent géographiquement le problème. À Nganjuk, 49 étudiants et travailleurs du centre éducatif ont été touchés, tandis qu'à Agam, 237 personnes malades ont été comptabilisées. La coïncidence temporelle des trois épisodes a soulevé des doutes sur les contrôles appliqués à un réseau qui distribue des repas à grande échelle.
Les intoxications remettent en question la gestion du programme
Les nouveaux cas s'ajoutent à un historique de massives intoxications en Indonésie qui a suscité des critiques sur le fonctionnement du système. Selon Network for Education Watch, une organisation non gouvernementale dédiée au suivi du programme, 37 600 personnes avaient été touchées par des intoxications liées aux repas jusqu'au 8 août. L'organisation signale parmi les problèmes détectés le stockage incorrect des aliments et les retards dans la livraison.
Les critiques ne se limitent pas à la sécurité alimentaire. Le programme a également été sous scrutiny pour des accusations de corruption, des changements dans sa direction et des doutes sur le coût qu'il représente pour les comptes publics. En juillet, un sondage de Saiful Mujani Research and Consulting a estimé à environ un tiers la proportion de citoyens satisfaits de son fonctionnement.
La répétition des épisodes transforme maintenant l'enquête sur les cuisines impliquées en un élément clé pour déterminer s'il s'agit de défaillances localisées ou de problèmes qui affectent le système de distribution. Pendant que les résultats sont attendus, les nouvelles intoxications ajoutent de la pression sur un programme que l'Exécutif considère stratégique pour la politique sociale du pays.