JUPOL a réclamé aujourd'hui à la Direction Générale de la Police, qui dépend du Ministère de l'Intérieur, dirigé par Fernando Grande-Marlaska, que renforce de manière permanente les Unités de Prévention et de Réaction (UPR) après les besoins policiers qui ont mis en lumière les dernières situations de crise. Le syndicat demande huit nouveaux groupes en Espagne, parmi lesquels un groupe supplémentaire à Ceuta et un autre à Melilla, et propose de créer une UPR Centrale qui puisse se déplacer immédiatement à n'importe quel point du pays lorsqu'une urgence de sécurité ou d'ordre public se produit.
La demande a une importance particulière à Ceuta, où l'entrée massive de migrants à la fin de juillet a obligé à renforcer le dispositif policier et à mobiliser des effectifs pour faire face à une situation extraordinaire. JUPOL soutient que ce type de déploiement ne devrait pas dépendre du transfert de policiers habituellement affectés à d'autres territoires et laisser affaiblies leurs unités d'origine.
Le syndicat a déjà défendu en 2025 la création d'une UPR Centrale et reprend maintenant la proposition dans le cadre d'un plan plus large. Son approche consiste à disposer d'un contingent stable de réserve, prêt à se mobiliser lorsque une crise nécessite plus de policiers que ceux disponibles sur le territoire affecté.
Un nouveau groupe pour Ceuta et un autre pour Melilla
JUPOL considère prioritaire d'augmenter la capacité opérationnelle des deux villes autonomes en raison de leur statut de frontière extérieure de l'Union Européenne et des besoins de sécurité spécifiques auxquels elles font face.
La proposition prévoit un nouveau groupe UPR à Ceuta et un autre à Melilla pour renforcer les dispositifs déjà existants face à des épisodes de pression migratoire, des perturbations de l'ordre public ou d'autres situations qui exigent d'augmenter rapidement la présence policière.
Les UPR font partie des unités spécialisées de Sécurité Citoyenne de la Police Nationale et sont conçues pour agir dans des situations nécessitant une réponse opérationnelle renforcée. Parmi leurs fonctions figurent la prévention de la criminalité, le maintien de l'ordre et l'intervention lors d'événements qui dépassent les besoins d'un dispositif policier ordinaire.
Le syndicat estime que les caractéristiques de Ceuta et Melilla justifient de disposer de plus de capacité propre avant qu'une urgence ne se produise, plutôt que de dépendre systématiquement d'effectifs envoyés depuis la Péninsule.
Une UPR Centrale pour mobiliser des policiers en cas d'urgence
L'autre pièce de la proposition serait une UPR Centrale dépendante de la Commissariat Général de Sécurité Citoyenne. Contrairement aux groupes destinés dans une ville concrète, cette unité fonctionnerait comme une réserve opérationnelle nationale et serait prête à se déplacer là où cela serait nécessaire.
JUPOL soutient que ce modèle permettrait d'affronter des événements imprévus sans recourir continuellement à des policiers affectés à d'autres effectifs.
"Il n'est pas raisonnable que la réponse face à des situations extraordinaires dépende d'improvisations ou de déshabiller d'autres effectifs pour renforcer un territoire déterminé", affirme le secrétaire général du syndicat, Aarón Rivero.
L'organisation a déjà proposé cette unité en 2025, mais elle la réclame à nouveau avec l'extension générale des UPR.
"L'Espagne ne peut pas faire face à des situations extraordinaires avec une Police dimensionnée uniquement pour la normalité. Quand une crise de sécurité apparaît, l'État doit avoir la capacité de répondre de manière immédiate, organisée et avec des effectifs suffisants", défend Rivero.
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Huit nouveaux groupes dans toute l'Espagne
Le plan envoyé à la Direction Générale de la Police prévoit huit nouveaux groupes UPR dans l'ensemble du pays, bien que JUPOL souligne particulièrement ceux destinés à Ceuta et Melilla et la création de l'unité centrale.
Le syndicat réclame que l'extension ne se limite pas à réorganiser les effectifs disponibles. Les nouveaux groupes devraient disposer de leurs propres agents, véhicules, équipements et moyens matériels suffisants pour opérer sans réduire la capacité d'autres unités.
Ce point constitue l'une des principales revendications de JUPOL. Les déploiements extraordinaires obligent parfois à déplacer des policiers de leurs destinations habituelles pour renforcer temporairement un autre territoire, c'est pourquoi le syndicat réclame une structure capable d'absorber ces mouvements sans réduire les effectifs d'origine.
"Nous ne voulons plus de rustines. Nous voulons de la planification, de la prévision et une capacité réelle de réponse", souligne Rivero.
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La crise de Ceuta renforce la demande
La proposition arrive après que la crise migratoire de Ceuta ait obligé l'État à renforcer considérablement le dispositif de sécurité de la ville.
Les entrées massives enregistrées à la fin juillet ont conduit l'Intérieur à mobiliser de nouveaux effectifs de la Police Nationale et de la Garde Civile. Depuis lors, la gestion de la frontière et des milliers de personnes qui sont restées dans la ville a maintenu déployés des ressources extraordinaires.
Le Gouvernement a décidé cette semaine d'élever la réponse institutionnelle en déclarant la situation d'intérêt pour la Sécurité Nationale et de placer le ministre de la Politique Territoriale, Ángel Víctor Torres, comme autorité fonctionnelle chargée de coordonner les actions.
JUPOL utilise maintenant l'expérience de Ceuta pour défendre un changement plus permanent dans la structure policière. Sa proposition ne se limite pas à répondre à la crise actuelle, mais cherche à ce que la Police Nationale dispose d'effectifs réservés pour intervenir lors de futures situations extraordinaires sans avoir à réorganiser les effectifs chaque fois qu'un déploiement urgent est nécessaire.
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