Frais de gestion cachés : Consumo ouvre son premier dossier et voici les amendes

Le ministère enquête sur une entreprise de vente de billets de transport pour ne pas avoir inclus dès le début de l'achat certains coûts obligatoires. La société n'a pas été identifiée et la procédure n'a pas encore abouti à une sanction.

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El ministro de Derechos Sociales, Consumo y Agenda 2030, Pablo Bustinduy, ofrece una rueda de prensa, en la sede del Ministerio, a 23 de marzo de 2026, en Madrid (España) | Carlos Luján

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Le Ministère des Droits Sociaux, de la Consommation et de l'Agenda 2030 a ouvert un dossier de sanction à une entreprise qui commercialise des billets de transport pour ne pas avoir montré depuis le début du processus d'achat les frais de gestion inclus par la suite dans le montant que le client devait payer. C'est la première action de ce type depuis la réforme qui a renforcé la transparence sur le prix final.

L'information, annoncée ce jeudi par El País et confirmée à EFE par des sources du Ministère, ne permet pas d'identifier la plateforme concernée. Le dossier est en cours de traitement et l'entreprise pourra formuler des observations, de sorte que l'ouverture de la procédure n'équivaut pas à une sanction définitive.

Ce qui change avec les frais de gestion lors de l'achat d'un billet

La réglementation oblige à ce que le montant annoncé au consommateur corresponde au prix définitif et complet qu'il devra supporter, y compris les impôts et les sommes supplémentaires que l'entreprise lui répercutera. Le Ministère avait déjà expliqué que cette obligation vise à éviter que le coût d'un achat apparaisse décomposé à différents moments du processus. 

Les frais de gestion peuvent continuer à exister, mais doivent être intégrés dès le début lorsqu'ils font partie inévitable de l'opération. La réglementation prévoit des concepts liés à des tâches administratives, organisationnelles, d'intermédiation ou de traitement et exige qu'ils répondent à un service effectivement rendu.

La conséquence pratique est qu'une plateforme ne peut pas attirer le client avec un montant inférieur et révéler ensuite un coût obligatoire lorsque celui-ci a déjà avancé jusqu'aux dernières pages. L'acheteur doit disposer des informations nécessaires pour comparer le coût réel de différentes offres avant de décider.

Qu'est-ce que le "drip pricing" ou prix par goteau

Le comportement qui est au centre du dossier est connu sous le nom de "drip pricing" ou "prix par goteau". Il consiste à présenter initialement une offre et à ajouter ensuite des montants inévitables, comme des frais de gestion, de distribution ou de traitement, au fur et à mesure que le processus de contrat avance. 

Ces surtaxes se distinguent des services qui dépendent d'un choix volontaire du client. Si l'acheteur peut décider librement s'il engage une prestation supplémentaire, son montant n'a pas la même considération qu'un coût qu'il doit nécessairement assumer pour compléter l'acquisition du billet.

Le problème du prix par goutte à goutte affecte également la concurrence entre les plateformes. Une entreprise qui cache initialement une partie du coût peut apparaître dans une recherche comme moins chère qu'une autre qui montre dès le premier moment le montant intégral, même si le déboursement final finit par être égal ou supérieur.

La éventuelle amende pourrait atteindre 100.000 euros

L'enquête ouverte ce jeudi n'a pas encore d'amende imposée. Si la procédure conclut en établissant l'infraction enquêtée, les informations connues sur le dossier indiquent que la sanction pourrait atteindre 100.000 euros.

La réglementation sanctionnant permet en outre que, dans certains cas et en fonction de la gravité finalement appréciée, le montant soit lié au bénéfice illicite obtenu. Dans le cas des infractions très graves, un multiple de ce bénéfice peut être utilisé comme référence, ce qui empêche d'anticiper maintenant un montant concret pour l'entreprise enquêtée.

Ce sera la procédure administrative qui déterminera s'il y a eu responsabilité et quelle conséquence en découle. Jusqu'à ce qu'il y ait une résolution, les 100.000 euros représentent un maximum possible associé au cas et non la sanction que la société va nécessairement recevoir.

Comment détecter des frais de gestion cachés

Pour le consommateur, le signal le plus évident apparaît lorsque le montant augmente par un frais obligatoire après avoir sélectionné le produit ou le service. Si ce montant pouvait être connu à l'avance et s'avère indispensable pour compléter la contractualisation, il doit faire partie des informations sur le prix offertes dès le début.

Le nom utilisé pour la surtaxe ne modifie pas non plus cette obligation. Il peut apparaître comme frais d'administration, de distribution, de formalisation ou de traitement, ainsi que sous des dénominations telles que "booking fee" ou "service fee". Ce qui est déterminant, c'est sa nature et si l'entreprise le répercute nécessairement sur l'acheteur.

En cas de détection de différences lors de la contractualisation, il est utile de conserver des captures des différentes écrans et du détail final. Cette documentation permet d'attester quel prix a été montré initialement et à quel moment les coûts supplémentaires sont apparus.

Une pratique qui était déjà sous le regard des associations de consommateurs

Les frais supplémentaires ajoutés lors des achats numériques avaient généré une controverse avant le changement réglementaire. L'Organisation des Consommateurs et Usagers (OCU) a dénoncé en 2024 six entreprises pour des pratiques liées aux frais de gestion après avoir analysé différentes plateformes de vente en ligne. 

Dans cette étude, l'organisation a calculé que les frais facturés par les sites analysés augmentaient en moyenne de 11% le prix initialement annoncé. Parmi les problèmes détectés figuraient leur dissimulation jusqu'au moment du paiement, le prélèvement par entrée plutôt que par opération et l'absence d'une justification précise.

La nouvelle action administrative représente un pas différent : Consommation a lancé pour la première fois une procédure sanctionnant spécifiquement le non-respect de l'obligation renforcée de montrer ces coûts dès le début de la contractualisation.

Consommation n'a pas révélé quelle plateforme elle enquête

Les informations disponibles ne permettent que de préciser que le dossier concerne une entreprise dédiée à la vente de billets de transport. Le nom de la société n'a pas été communiqué, de sorte qu'il n'est pas possible d'attribuer la procédure à une plateforme spécifique sans confirmation officielle.

La procédure déterminera maintenant si la conduite enquêtée constitue effectivement une infraction. L'entreprise aura la possibilité de défendre son action avant que l'Administration n'adopte une résolution définitive.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?