Le Syndicat des Mécaniciens Ferroviaires a signalé la défaillance du système LZB sur le tronçon de la ligne Madrid-Sevilla comme étant à l’origine du fait que les trains aient dû circuler avec le "système de substitution" et a averti que travailler "en mode dégradé ne peut pas devenir une manière habituelle d’exploitation face aux pannes".
Depuis l’organisation, ils ont souligné qu’"il est encore trop tôt pour déterminer les causes" du sinistre sur la ligne à grande vitesse, dans lequel au moins 68 personnes sont mortes, bien que dans un communiqué diffusé ce mercredi ils lient ce qui s’est passé à l’incident technique qui a affecté "tous les trains qui se trouvaient à l’intérieur de ce tronçon".
"C’est pourquoi on travaillait avec le système de substitution pour poursuivre la circulation dans des conditions dégradées pendant qu’on travaillait à rétablir le système", ont-ils expliqué dans la note. En même temps, ils ont censuré que ce type d’incidents soit enregistré "avec une plus grande fréquence" et ont souligné : "On ne peut pas normaliser cette manière d’opérer".
Le syndicat ajoute que c’est "l’une des circonstances" qui les a conduits à convoquer la grève de ce jeudi "pour le respect des engagements dans le changement structurel de la sécurité ferroviaire".
La prise de position intervient après que ce mercredi un train AVE de Renfe a percuté par l’arrière un convoi d’Iryo arrêté sur la voie à hauteur de Los Yébenes (Toledo), dans ce qui est déjà le deuxième accident ferroviaire avec le plus de victimes mortelles depuis le sinistre d’Angrois.