UGT dénonce une tentative de manipulation d'Airbus et souligne qu'il n'a signé aucun accord.

UGT dément avoir signé un accord avec Airbus, dénonce une tentative de manipulation et détaille les conditions de la nouvelle proposition de travail.

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Le Syndicat Général des Travailleurs (UGT) a manifesté ce vendredi son "rejet absolu" face au supposé "tentative de manipulation" de la part de la direction d'Airbus, après qu'il ait été considéré comme acquis que la société et les syndicats UGT, ATP, CCOO et SIPA avaient atteint un principe d'entente pour débloquer le conflit de travail en cours.

"UGT a clairement indiqué dans ses interventions que toute proposition qu'elle recevrait serait soumise à débat en assemblée [ce lundi] et à un éventuel référendum ultérieur. Et cela va continuer d'être le cas : UGT N'A PAS SIGNÉ D'ACCORD NI DE PRÉACCORD AVEC L'ENTREPRISE CE MATIN AU MINISTÈRE DE L'INDUSTRIE", a souligné le syndicat dans un communiqué.

La centrale syndicale insiste sur le fait qu'il est indispensable de trouver une "issue digne" aux tensions internes dans la multinationale et souligne que, lors de la réunion d'urgence tenue au Ministère de l'Industrie et du Tourisme avec le directeur général d'Airbus, Guillaume Faury, son rôle s'est limité à recevoir formellement la proposition transmise par l'entreprise.

Lors de la rencontre, le ministre de l'Industrie, Jordi Hereu, a agi en tant que médiateur entre la société et les organisations syndicales. Néanmoins, UGT a reproché "clairement" que le comité de grève n'était pas constitué dans son intégralité, puisque deux des syndicats convocateurs étaient absents de la réunion, bien qu'ATP, CCOO, SIPA et UGT représentent ensemble 88 % du personnel.

À l'issue de la réunion, Hereu a défendu devant les médias que le principe d'entente atteint était "magnifique" car "les travailleurs en sortaient gagnants en termes de conditions salariales et de travail" et, en même temps, cela renforçait "la compétitivité et la viabilité industrielle d'Airbus Espagne".

Dans une note, Airbus a souligné l'"entente" avec les syndicats, qui, avec le soutien du Ministère de l'Industrie, faciliterait "le consensus nécessaire" pour soumettre la nouvelle proposition à consultation du personnel.

Selon la société, l'offre intègre "des améliorations finales et des clarifications spécifiques" et "garantit qu'Airbus en Espagne maintient une position forte et compétitive". Parmi ses éléments centraux, Airbus met en avant l'engagement de payer l'IPC réel et de récupérer 7,95 % de pouvoir d'achat, réparti proportionnellement sur quatre ans, jusqu'en 2029, en maintenant intégralement l'accord actuel de télétravail.

Les révisions salariales annuelles, toutes référencées à l'IPC, seront augmentées d'une hausse supplémentaire de 2 % chaque exercice, sauf en 2029, lorsque l'augmentation sera de 1,95 %. Hereu a évalué que la proposition "prend en compte tous les éléments de la politique du travail, en matière de mobilité ou de flexibilité".

Les parties ont convenu de soumettre l'offre à un référendum contraignant auquel participeront tous les employés d'Airbus en Espagne au cours de ce mois de septembre, afin qu'ils disposent de suffisamment de temps pour analyser le contenu.

Points clés de la nouvelle proposition

Dans le domaine salarial, le document prévoit l'attribution d'un 0,5 % supplémentaire pour les révisions salariales individuelles (RSI) et un autre 0,5 % spécifique destiné à financer les promotions professionnelles internes.

Pour compenser l'effet dit 'Effet Avril', l'entreprise prévoit un paiement unique de 2 000 euros bruts, de caractère non consolidable, qui sera effectif en octobre 2025.

En matière de télétravail, la politique en vigueur est maintenue et le respect des accords individuels, y compris 40 % de temps de travail à distance. Les accords particuliers prévoyant deux jours de travail à distance resteront en vigueur et s'appliqueront également aux nouvelles recrues.

En ce qui concerne les vacances, le schéma actuel est conservé : deux semaines de repos obligatoires au lieu de trois et deux semaines de vacances flexibles au lieu d'une. La rédaction est précisée pour que la planification des périodes de repos soit convenue entre chaque travailleur et son responsable direct, en tenant compte également des besoins de l'entreprise et des circonstances personnelles.

Le texte prévoit également d'identifier les postes pour lesquels une flexibilité volontaire d'entrée et de sortie est techniquement viable, en précisant que cette option ne s'appliquera pas au personnel directement lié aux lignes de production, afin de ne pas compromettre les objectifs industriels.

Concernant le Projet Bromo, il est garanti le maintien des conditions prévues dans la convention collective depuis le premier jour et jusqu'à la négociation d'une nouvelle convention dans l'entreprise résultante, préservant l'ancienneté sans période d'essai et l'accès à l'emploi interne d'Airbus.

De plus, la société a retiré le recours présenté devant la Cour suprême concernant le concept dit de Bradford, convenant de l'élimination totale du retrait du complément, du remboursement des montants en octobre et de la constitution d'un groupe de travail conjoint pour concevoir un nouveau système de contrôle de l'absentéisme.

Dans le cas des usines de Cádiz, la direction s'engage à constituer avant le 1er novembre 2026 un comité spécifique pour analyser en détail les accords opérationnels et planifier les besoins futurs en charge de travail et en investissement dans la province.

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