Ainsi restent les lois sur l'immigration : nouveau triage des migrants, 72 heures et asile accéléré.

Ainsi change l'entrée en Espagne : examen initial à la frontière, retours express et asile en temps record

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Le Gouvernement modifie ses lois après la crise migratoire de Ceuta. Mardi dernier, le Conseil des ministres a approuvé deux avant-projets pour adapter la législation espagnole au Pacte européen sur la migration et l'asile : l'un modifie la Loi sur l'immigration et l'autre ouvre la voie à une nouvelle Loi sur l'asile. Les réformes introduisent des changements dans le traitement des personnes qui arrivent irrégulièrement aux frontières extérieures, dans les procédures de protection internationale et dans les mécanismes prévus lorsque une demande est rejetée.

Le nouveau cadre européen est composé de dix textes législatifs adoptés en mai 2024 et applicables depuis le 12 juin 2026. L'adaptation de la réglementation espagnole affecte à la fois les règles sur l'entrée et le retour ainsi que le fonctionnement du système d'asile.

Un nouveau triage pour ceux qui traversent irrégulièrement la frontière

Une des principales nouveautés sera l'incorporation d'une procédure initiale d'examen, appelée triage, pour les personnes étrangères qui traversent les frontières extérieures de l'Union européenne sans remplir les conditions d'entrée.

Ce processus comprendra un examen médical, une évaluation pour détecter d'éventuelles situations de vulnérabilité, l'identification de la personne, la prise de données biométriques et un contrôle de sécurité. Ensuite, il sera déterminé quelle procédure doit être appliquée dans chaque cas.

Lors de la réalisation de cet examen initial, la nouvelle réglementation établit qu'aucune entrée formelle sur le territoire espagnol ne sera autorisée. Le Pacte européen sur la migration et l'asile permet que cette procédure dure jusqu'à sept jours, mais l'avant-projet maintient en Espagne une limite de 72 heures. Ce délai ne pourra être prolongé que par une décision judiciaire et dans des cas individuels justifiés.

Une procédure spécifique pour accélérer les retours

La réforme de la Loi sur l'immigration incorpore également la procédure frontalière de retour prévue dans la réglementation européenne. Son objectif est de gérer le retour des personnes qui sont arrivées irrégulièrement dans le pays et n'ont pas droit à une protection internationale.

Selon le texte approuvé par le Conseil des ministres, cette procédure devra être exécutée dans un délai maximum de 12 semaines.

La réforme régule en outre le droit de séjour en Espagne des personnes qui demandent une protection internationale. Ce droit ne supposera pas l'obtention d'une autorisation de séjour lorsque se présente l'une des circonstances pouvant donner lieu à un refus d'entrée ou à une ordonnance de renvoi.

Que se passera-t-il lorsque une demande de protection sera rejetée

Une des modifications prévues est la possibilité d'incorporer une décision de retour dans la propre résolution qui rejette une demande de protection internationale.

De plus, dans les cas prévus par la réforme de la Loi sur l'Immigration, la personne dont la demande a été rejetée recevra, avec le refus d'entrée, la notification de son obligation de quitter le pays.

Une nouvelle Loi sur l'Asile au lieu de réformer l'actuelle

Le Gouvernement n'a pas choisi de modifier partiellement l'actuelle Loi sur l'Asile, approuvée en 2009. Le Conseil des Ministres a décidé de traiter une nouvelle norme pour adapter le système espagnol au cadre européen et rassembler dans un seul texte la régulation sur la protection internationale. La future Loi sur l'Asile clarifie les différentes phases d'accès à la procédure, depuis la présentation de la demande jusqu'à son enregistrement et sa formalisation, et précise les délais pour réaliser ces démarches.

Parmi les nouveautés figure une nouvelle procédure accélérée qui devra être résolue dans un maximum de trois mois. Le projet de loi incorpore également la procédure de frontière prévue par la réglementation européenne pour certains cas. Dans ces cas, le délai maximum sera de 12 semaines et la personne demandeuse devra rester pendant cette période dans des installations policières à la disposition des autorités, avant que son entrée dans le pays ne soit formellement autorisée.

Plus de garanties pour les personnes vulnérables et les mineurs

La nouvelle régulation prévoit une évaluation individuelle pour déterminer si une personne a besoin de garanties spéciales pendant la procédure ou dans les conditions d'accueil.

Dans le cas des mineurs non accompagnés qui demandent une protection internationale, le projet de loi régule la figure de leur représentant et précise des questions liées à la tutelle, à la recherche de membres de la famille et à la présomption de minorité pendant que l'évaluation correspondante est réalisée.

Il ordonne également avec plus de détails des aspects tels que la scolarisation des mineurs, l'assistance sanitaire, l'autorisation de travailler et les conditions matérielles d'accueil, ainsi que l'attention aux personnes ayant des besoins spéciaux.

Changements dans les recours et dans le traitement des demandes

La future loi développe les concepts de premier pays d'asile, de troisième pays sûr et de pays d'origine sûr, qui peuvent influencer tant l'admission d'une demande que la manière dont elle est traitée. Elle modifie également le régime des recours. Le projet de loi renforce la voie contentieuse-administrative et supprime, de manière générale, le recours administratif préalable.

Le Ministère de l'Intérieur sera configuré comme l'autorité chargée de prendre les décisions dans ces procédures. La nouvelle réglementation prévoit également des mesures sur la confidentialité, la formation du personnel et la modernisation des communications avec les personnes intéressées.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?