La présidente de la Junta de Extremadura, María Guardiola, a montré son rejet que l'Exécutif central délègue vers les communautés autonomes les responsabilités qui, à son avis, lui incombent dans la gestion de la crise ouverte à Ceuta.
À travers un message diffusé sur le réseau social X, Guardiola a soutenu que le Gouvernement de Pedro Sánchez "ne peut pas imposer aux communautés autonomes" le "comment faire face à une situation qu'il n'a pas su prévoir".
Dans le même sens, la dirigeante autonome a souligné que "l'Extremadura rejette cette dérive qui ne vise qu'à transférer aux régions les responsabilités qui incombent au Gouvernement", insistant sur le fait que l'Exécutif devrait d'abord assumer son rôle.
Guardiola défend que "avant d'imposer" le Gouvernement devrait gérer. "Et le plus important, agir pour que d'autres vies ne soient pas perdues", a-t-elle ajouté dans sa publication.
De plus, elle a souligné que "Ceuta a tout le droit de recevoir les ressources qui lui incombent à un moment critique et le gouvernement de la Junta de Extremadura le soutient fermement. L'État doit garantir la sécurité et l'intégrité territoriale", réclamant une réponse étatique à la hauteur de la situation.
Dans son message, elle a également insisté sur le fait que "cela ne concerne pas d'affronter des territoires, ni de chercher des fractures pour masquer les problèmes. Cela consiste à assumer la situation avec humanité, sérieux et une voix ferme", appelant à éviter la confrontation entre les régions.
Ces déclarations interviennent après que la Junta de Extremadura a communiqué qu'elle ne participera pas à la Commission Sectorielle de l'Enfance et de l'Adolescence convoquée par le Gouvernement d'Espagne pour la semaine prochaine, où il est prévu de traiter la répartition des mineurs étrangers non accompagnés arrivés ces derniers jours à Ceuta.
Avec cette décision, l'Extremadura s'aligne avec deux autres communautés autonomes, Castilla y León et Aragón, qui ont également annoncé qu'elles n'iront pas à cette commission.